‹ Mémoires de M. DupinChapitre 105 sur 113 · OUVERTCKE DE LA SESSION · texte numérisé non relu

OUVERTCKE DE LA SESSION

eoffline tant d'autres , à son mari , des bomieiirs qn'elle eût partagés, se félicitait d'être maintenue dans lapaisibJe fonissss^e de sa vie privée. Elle m^écri^ait avec raison : « Une affection sincère tient lien de qaalitéi V plus l)rillantesy et le bmi sens cooiseille mi^ix que » l'ambition. » — Quelques extraits (si je me décidais 1 les publier) montreraient quelle maturité, qnel fonds de raison présidaient à ses conseils. — J'employai le reste des vacances à préparer mon discours de rentrée pour la Cour de cassation : j'étais 1^ véritablement sur mon terrain, — simple /ej|rf^to^ Messieurs, tant qu'il vous plaira, lais^nt bien volontiers à d'autres le titre pompeux d'homme dEtcUl

Vers la fin d'octobre, pendsmt que j'étais encope à RafiBgny, j'appris cgàe je venais d'être élu meinlnre de V Académie des sciences morales et politiques,

La rentrée des tribunaux, et presqu'en mêfl»e t^nps la convocation des Chambres , me rappelèrent à Paris.

Ouverture de la session, — Election du Président.

Les Chambres étaient convoquées pour le 19 novembre : elles s'ouvrirent sous les plus malheureux auspices. Le Roi , se rendant an palais de la Chambre des députés, fut l'objet d'un lâche et criminel attentai.

La députation tirée au sort pnir aller au-devant de Sa Majesté se pressait ii son arrivée. J'en faisais partie; et dès que le Roi m'aperçnt , il «ne dit : u Eh bîen> mon cher Dupin , ils ont tiré sur moi. — Non , Sire y repartis-je vivement, c'est sur eux qu'ils ont tiré. »

Et en effets de pareils crinies déshonorent lesfactions qui portent dans leur sein des hommes capaUes d'^mssi exécrables forÊûts. La population de Paris, ia garde nationale , les députés et les pairs s'en montrèrent in-

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