ARMOIRIES. -^ SCEAU DE L'ÉTAT
vait prévenu Mauguin avait manqué, grâce aux précautions de la police^ celle du 14 février 1831, dirigée contre mon domicile, faillit réussir.
Tous ces fails vont successivement se dérouler.
Armoiries. — Sceau de l'Etat.
(13 août 1830.)
Il fallait changer le sceau de l'Etat. Les trois lis qui ornaient Técusson de la branche aînée ne pouvaient pas continuer à former les armoiries de la nouvelle dynastie, qui n'en était pas l'héritière. — Les armes d'Orléans avec le lambel, signe de la branche cadette, étaient les armes personnelles de cette branche et ne pouvaient pas d'emblée revêtir un caractère de natio^ nalité. D'ailleurs, le peuple avait déclaré la guerre apx fleurs de lis partout où il en apercevait. Les fournis* seurs de la couronne avaient été contraints de déposer leurs écussoQS. Au Palais-Royal , le champ de fleurs de lis qui décore le fond du grand escalier fut masqué pendant plusieurs jours. Les députés avaient refusé de reprendre leurs costqmes, parce que des lis se trouvaient entrelacés dans les broderies. On ne s'était pas risqué à en parsemer les draperies du trône dans la séance royale du 9 août. Plus tard on se crut obligé d'arracher les lis qui étaient sur les meubles dp palais des Tuileries, à l'exemple de la branche aînée, qui en avait fait disparaître les aigles et les abeilles.
Il n'y avait donc pas possibilité de faire des armes d'Orléans les armes de France. Le Roi , cependant, avait d'abord prétendu que cela pouvait être, et yne première ordonnance du 13 diOni^ contresignée Dupont
de VEure, l'avait décidé ainsi ^ — J'étais d'avis que, pour les conserver au moins dans sa famille, le Roi, par une ordonnance spéciale, attribuât ces armoiries à son fils le duc de Chartres, devenu duc d'Orléans. On pourvut à tout cela de la manière suivante :
Une ordonnance rendue dans ce même Conseil , le 14 août 1830, décida que « les sceaux et cachets des autorités judiciaires* et administratives et des officiers publics porteraient à l'avenir pour toute légende , dans l'intérieur du médaillon , le titre du corps , du fonctionnaire ou de l'officier public, sur les actes desquels ils devaient être apposés. »
Une autre ordonnance fut rendue pour déterminer les noms et titres des princes et princesses de la famille royale : elle parut d'abord dans le Moniteur du 14 août, mais avec quelques inexactitudes , qui obligèrent à la reproduire dans le numéro du 15 avec le préambule suivant :
« En imprimant au Moniteur du 14 Tordonnance de S. M. relative aux noms et titres des princes et princesses de la famille royale, il s* est glissé des erreurs que nous nous empressons de rectifier, en reproduisant ici le texte de cette ordonnance :
tt Louis-Philippe, roi des Français.
» A tons présents et à venir, salut.
n Notre avènement à la couronne ayant rendu nécessaire de n déterminer les noms et les titres que devront porter à Fave- » nir les princes et princesses nos enfants, ainsi que notre bienn aimée sœur;
* Voici le texte de cette ordonnance : « Les anciens sceaux de l'État sont supprimés. A i* avenir le sceau de TÉtat représentera les armes d^ Orléans surmontées de la couronne fermée, avec le sceptre et la main de justice en sautoir, et des drapeaux tricolores derrière l'écusson, et pour exergue : Louis-Philippe l*' roi des Français. »