‹ Mémoires de M. DupinChapitre 38 sur 113 · II · texte numérisé non relu

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ïiO GOUVERNEMEMt CONSTITUTIONNEL.

ilôus faife franchir toutes les barrières. (Une foule de voix : Oui, Oui, bravd! ) Né ferons-noils donfe pas mentir ce proverbe : que tes èottiseà des pères sont perdues pour les enfants f Serons-nous doildamnés à passer enéorë par lës métiies fàutë^ pour drritrer àtit mêmes résultats? Ithiterods-nous TAssettiblée constituante, qui ne sut pas achever son propre ouvrage ?...

tt Ne soyons ingrats envers personne, et reconnaissofas que si la liberté a été vailiainmetit défendue dans le combat pat* une héroïque population, elle n*a pas été moins bien servie par les hommes qui songeaient aux moyens d*aSsurer les résultats de la Victoire. Nous n'étions pas la Ghâtiibre , nous n'étions eticore que quelques députés isolés, mais librement élus, mais réunis par Tamour de la patrie. Réservant le droit de nos collègues pour Fépoque où la ChaUibre serait assemblée, iious avotis pourvu à tout ce qu'exigeaient les circonstdUces ; plus tard nos Collègues ont approuvé et ratifié nos actes, et la voix des départements n'a pas tardé de se joindre à Id nôtre.

f> En présence d'un si glorieux résultat, soyons jUstës envers tout le monde. Non, la force rHa pas tout fait! Si trois immortelles journées ont sufQ pour remporter la victoire, n'oublions pas qu'on le doit à l'opinion publique dès longtemps formée. Elle l'a été par ces écrivains courageux qui n'ont cessé de défendre les droits du pays ; par ces orateurs qui, soit au barreau , soit à la tribune, ont pendant quin2e ans lutté contre les itijustices ou les dé-» ceplions du pouvoir et préparé celte utiailimité de résistatice qui a fait crouler la tyrannie. ( Bravo ! bravo ! )

» Achevons donc notre ouvrage. Écoutons la voix de la rai^on^ de cette raison qui ne craint pas de se dépopulariser un inêtant dans l'intérêt même du peuple (Très-bien! très-bien! )J coiitinuons de remplir notre maildat avec conscience , sagesse et 1ertneté, et puisque les trésors de la liberté nous sont ouverts. Sachons y puiser toute celle qui nous est nécessaire; niais sans aller au delà, de peur de compromettre la liberté elle-même. Nous avons reconnu que des lois étaient indispensables ; occupons'-nous sans relâche du soin d'en doter le pays, et si quelques clameurs se sont élevées autour de nous, la France entière et la postérité nous vengeront. (Bravo! bravo!)

Le Constitutionnel du 31 ajoute : a Cette improvisation est suivie des marques de la plus grande sensation dans toutes les

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