MA NOUVELLE POSITION
A cela vinrent se joindre les troubles soulevés par la démonstration imprudente des carlistes à Saint-Germain l'Auxerrois, dont les factieux s'autorisèrent pour commettre les plus graves excès dans la déplorable journée du 14 février.
Tel est le triste programme des événements qui vont se dérouler sous le nouveau ministère y et auxquels il me faudra prendre part.
Ma nouvelle position — vis-à-vis du Roi — et du ministère.
Le 2 novembre y au moment même où le Roi venait de constituer le nouveau ministère , il eut la bonté de m'écrire : « Je ne veux pas sortir du Conseil , après avoir signé Tordonnance qui le reconstitue sans vous, sans vous exprimer de nouveau combien je vous y regrette et combien vous pouvez toujours compter sur mon amitié. Ce mardi, 2 novembre 1830, à deux heures du soir. »
Je répondis aussitôt : — w Sire, Votre Majesté met le comble à ses bontés pour moi en m'exprimant des regrets que j'éprouve moi-même , en pensant que je vous verrai moins souvent et de plus loin. Mais il y avait nécessité politique, soit au dedans même du Conseil , à cause du défaut de cohérence de ses membres, soit au dehors, pour causes que vous savez mieux que moi. — Dans la Chambre , je n'en défendrai pas moins la personne de Votre Majesté en toutes choses , et votre gouvernement dans tout ce qui ne choquera pas mes convictions : — autrement , ce ne serait plus vous servir comme vous voulez l'être et comme je l'entends mop-méme. — J'ai l'honneur, etc.,