ADRESSE
les candidats à la présidence, après Royer-CoHard et Laffitte, et immédiatement avant Girod de VAm.
Celai-cî l'avait emporté avec Tappuî dn ministère; — mais j'avais été élu vice-président.
J'étais donc plus ibrt vis-à^-vis des partis , et pins en état de prêter un concours efficace an Roi et à ses ministres. — J'allais réellement remplir pro viriH parte les fondions à^oratewr du gouvernement, en tant, bien entendu, que cela s'accorderait avec mes opinions.
Discussion de t Adresse.
(16 août isai.)
La discussion allait s'ouvrir sur l'Adresse, et à cette occasion toirtes les questions politiques se trouver à l'ordre du jour. L'opposition n'avait garde d^ manquer.
A cette époque, la guerre était imminente en Belgique ; l'insurrection de Pologne était au milieu de se$ plus ardentes péripéties; l'esprit insurrectionnel dé l'Italie avait éclaté à Modène, à Bologne, etc.
Il fallait animer ces trois foyers de propagande par le vent révolutionnaire de Paris. — Les Sociétés populaires de France avaient promis leur concours aux sociétés secrètes à l'étranger : elles voulaient tenir parole. — Les journaux des divers partis apportaient le contingent de leors déclamations quotidiennes.
Agitation an debors ; — agitation au dedans; — feu partout I
J'état» prêt snr tonfes ces qnestions , qui couvaient et brûlaient déjà depuis longtemps; je pris donc, sur la demande de PÉrier, une part très-acthre à la disrcus- «ion de FA<lresse :
Le 10 août , en répondant à Mauguîn (Pînterpella-
teur habituel) sur sa demande à fin de communication de pièces diplomatiques :
Le 12, sur le paragraphe relatif aux républicains, contre l'amendement d'Odilon Barrot;
Le 13, deux fois, au sujet d'un amendement proposé par M. de Cormenin ;
Le 15, contre l'amendement du général LafayeMe relatif à la reconnaissance immédiate de la Pologne ;
Et le même jour encore, contre un amendement de Lamarque relatif à l'évacuation de l'Italie.
Ce jour-là , il y eut une séance des plus violentes , dans laquelle le président Girod de l'Ain ne put pas obtenir le silence et maintenir la parole à C. Périer, qui s'épuisait en vains efforts à la tribune ; vaincu par le tumulte, il fut obligé d'abord de se couvrir, ensuite de lever la séance au milieu d'un désordre épouvantable. . Enfin , le lendemain 16 août, l'Adresse fut votée par une majorité de 282 voix contre 73 ; le nombre des votants était de 355.