‹ Mémoires de M. DupinChapitre 75 sur 113 · DU ROI LOUIS-PHILIPPE · texte numérisé non relu

DU ROI LOUIS-PHILIPPE

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un terme à ces débats, et pour que le sentiment de la Chambre ne fut pas équivoque, M. Ganneron proposa un ordre du jour motivé , qui fut amendé par M. Guizot et voté dans les termes suivants :

ce La Chambre, satisfaite des explications données par MM. les ministres sur les affaires extérieures , en se confiant dans leur sollicitude pour la dignité de la France , passe à l'ordre du jour. ?>

Il y avait 357 votants. — Cet ordre du jour fut adopté par 221 boules blanches (sensation) contre 136 boules noires.

Le lendemain du jour où ce discours fut prononcé , le Roi se hâta de m'écrire : « Vous êtes toujours un bon et excellent ami , et je veux vous dire combien je Fapprécie en vous remerciant de tout mon cœur de ce que vous avez dit hier pour moi. — Paris, ce jeudi 22 septembre 1831, à 9 h. d. m. r>

A côté de cette lettre du Roi, on peut lire dans les Annexes la lettre que m'écrivit, le 25 septembre, un ouvrier de Bordeaux. Malgré son incorrection, elle montre quel effet mon discours avait produit sur la classe ouvrière , dans les départements aussi bien qu'à Paris.

On y trouvera aussi l'autographe de la note que me fit passer Montalivet pendant que j'étais à la tribune, sur les faits controversés avec Laffitte.

Enfin, en recourant à V Histoire de dix ans, de Louis Blanc , on y verra qu'il ne nie pas qu'a cette époque le parti dont Lqfayette sefaiscdt Vorgane, voulait faire

des CONDITIONS AU Roi.

tk.

372 MINISTÈRE DE C. PÈRIER.

Défense de la gendarmerie.

(28 septembre 1831.)

Les partis violents ont toujours manifesté une grande antipathie pour la gendarmerie. A bas les gendarmes ! est un cri qui retentissait toujours du sein des émeutes. Et souvent dans les Chambres on voyait certains membres de l'extrême gauche grimacer, gesticuler, murmurer, chaque fois que l'on parlait de l'action des parquets, des commissaires de police et des gendarmes qui leur prêtent main forte.

A la tribune, lorsqu'on y rendait compte des troubles du dehors , les orateurs qui se constituaient les organes de ces antipathies, n'osaient pas les manifester crûment ; mais ils en parlaient toujours de manière à exprimer, sinon un blâme à découvert, du moins une insinuation pour faire naître un doute et le laisser planer sur la conduite de l'autorité. Que de fois, sans en donner la preuve, on a accusé le pouvoir d'avoir jorovoqué les émeutes qu'il avait réprimées, et d'avoir créé les périls auxquels ces émeutes l'avaient exposé ! Dans toutes les occasions , j'ai toujours pris la défense de l'autorité et des agents de la force publique : spécialement , j'ai toujours regardé comme un devoir de défendre la gendarmerie contre les attaques si injustement dirigées contre elle.

Ainsi, à la séance du 28 septembre 1831, répondant à M. Legendre qui , après avoir attaqué le corps de la gendarmerie , avait ensuite essayé de s'en excuser à demi , je dis à la Chambre :

Messieurs, il ne suffirait pas de dire à titre d*explication , qu^on n'a pas entendu adresser à la gendarmerie un blâme ou une insulte. On doit aller plus loin , et il faut reconnaître franchement

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