LE CHOLERA A PARIS. ^U
sur ]a tranquillité publique j par use série de faits qu'il sufiSt d'énoncer : — Révolte des chiffonniers contre les mesures de nettoiement ; — attroupements; — bruits d'empoisonnement ; — assassinats dont ils sont le prétexte ; — le gouvernement s'efforce d'y porter remède j — le prince royal va visiter les hôpitaux ; — l'ordre se rétablit ; — abondantes souscriptions du Roi et de tous les citoyens • — beaucoup de personnes quittent Paris ; — les délibérations de la Chambre sont moins chargées d'amendements et de discours ; — le peuple place un drapeau noir aux mains de Henri IV sur le pont Neuf; — on ouvre de nouveaux hôpitaux.
Le 6 avril je fus nommé , par ordonnaoce dn Roi , membre du conseil général des hospices , en même temps que M. B. Delessert, qui était comme moi député et vice-président de la Chambre. — C'était au plus fort du choléra.
Un journal de l'opposition ayant critiqué ces nominations^ parce qu'elles s'ajoutaient à d'autres fonctions, le Constitutionnel du 19 avril lui fit une réponse péremptoire, en montrant comment les titulaires de cette mission de charité en remplissaient les devoirs. Voici cet article :
— Un journal trouve mauvais qu^on ait nommé membres du conseil général des hospices, MM. B. Delessert et Dupin atné; non pas qu^il les regarde comme incapables ou indignes de eat emploi purement gratuit ; il convient au contraire qu'il eût été diffêcik de trouver des noms plus himorabUs; mais ajoiUe-t-il, il eût été difficile aussi de trouver des hommes plus occupés*
A cela il s'y a ^u'on mot à répondre : c*est d'abord que oes
neminations n'ont lieu que siur aoe présentation de candidats «
éks an scrutin par le conseil général lui-même. Or MhlL B. Deles*
sert et Dupin ont été présentés en première ligne et à ronaniaiité.
Ensuite, la seule question à examiner, c'est ée savoir ai» ea