MALADIE ET MORT DE PËRIËR
acceptant ces fonctions gratuites , ils les négligent ou les remplissent avec intelligence rt exactitude. Or il est de fait que, surtout depuis que Tépidémie exige le plus d^assiduité, ces messieurs n^ont pas manqué à une seule séance du conseil, qu'ils ont en outre été chargés de diverses inspections et visites dans les hôpitaux, qu'ils s'en sont acquittés avec zèle et dévouement, et qu'ils ont consacré à cette mission de bienfaisance et de charité autant de temps an moins qu aurait pu le faire un oisif.
M. Dupin, qui, dans ses attributions a spécialement la surveil* lance de l'hôpital Saint-Louis, a fait aujourd'hui, accompagné de M. Jourdan ^, sa première visite dans cette maison. (Cette visite a duré plus de trois heures.) En parcourant les salles occupées par les cholériques ( il y en avait alors plus de huit cents ! ) , et en remarquant le dévouement des élèves, ce magistrat les a félicités de commencer ainsi leur carrière, et leur a dit : Ceci vous comptera poHr une campagne , et ce ne sera pas la moins glorieuse. Il est impossible en effet de seconder mieux que ne l'ont fait les élèves l'expérience et le dévouement des habiles professeurs qui dirigent Phôpital Saint-Louis, w (Constitutionnel du 19 avril 1832.)
Maladie et mort de Casimir Périer.
(Mai 1832.)
Le passage de Casimir Périer aux aifaires a été certainement d'une immense utilité au Rot et au pays. II a prouvé au dedans et au dehors que le gouvernement né de la révolution de Juillet avait des conditions de vie; que la monarchie constitutionnelle pouvait, sans sortir des voies légales, imposer aux factions, assurer le
*■ M. Jourdan était alors administrateur général des hospices. J'étais aussi accompagné de mon compatriote le docteur Boudard, Tun des membres de la commission de médecins envoyés à Varsovie au-devant du choléra , pour étudier le caractère et la marche de cette épidémie. On l'a récompensé du dévouement qu'il a montré dans ceUe mission , par la croix de chevalier de la Légion d^honneur assurément bien méritée.