‹ Mémoires de M. DupinChapitre 94 sur 113 · SECTION QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SECTION QUATRIÈME

Crise ministérielle après la mort de C. Périer.

A rinstant même où Périer fut atteint par la maladie, son ministère fut ébranlé.

Après sa mort, il y avait encore des ministres, mais il n'y avait réellement plus de ministère.

On essaya de réparer la brèche : oa ne put y parve*

«se GRISE UmiSTÉRIRLLK

fiir; et toutes les tentatives faites ai €nml et nudj. reprises en septembre^ doivent être considérées cemme une seule et même crise , qui ne s'est terminée que par la constitution définitive du ministère du II octabre.

J'ai été mêlé à tout cela plus que je n'aurais voulu, c'a été une de mes douleurs; et le récit de tootes ce» évolutions, ou mon ambition n'est venue contrarier celle de personne , est assez difficile à tracer :

... Longœ ambages, $ed summa sequar fastigia rermm.

Avant tout je dois dire quelques mots d'une question fort grave qui a dominé au fond de toute cette affaire; je veux parler de la manière dont le Roi eoteo* dait ce qu*on a nommé ta Présidence du conseil.

De la présidence du conseil

Sous le ministère du 11 août, comme sous le roinislère Laffitte, le Roi était le véritable et le seul président du conseil. Il posait, discutait, et souvent résolvait les questions mises en délibération. Les convocations^ se faisaient par son ordre et eo son nom. Jamais une seule séance n'a eu lieu hors de sa présence. Sa grande expérience , fort supérieure sur beaucoup de points à celle des divers membres de ces deux cabinets, le grand intérêt qu'il avait aux affaires de l'Etat, dans lesquelles toute son existence et celle de sa famille étaient engagées, expliquaient l'influence, et pour mieux dire, la baute pression qu'il exerçait sur le conseil. Mais cette manière de procéder n'était point normale et i» devait pas durer. — Cela peut être ainsi et doit pardtre logique sous un gouvernement absolu oîi le chef est seid en évidence , et où les ministres ne simt que les exé-

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