TENTATIVES DE RECONSTIT. DU MINISTÈRE
Le 5 y les fenéraiUes du général Lamarqoe ayant fourni une oceask»i naturelle de rassemblement , les républicains firent une sédition en règle : elle continua le 6. La garde nationale et la troope firent leur de¥oir; le Roi se montra énergiquement : les factieux eurent le dessous.
Hais tout n'était pas fini. — Le 7, une ordonnance mit Paris en état de siège. On en profita pour opérer le désarmement des insurgés et de leurs adhérents, faire un certain nombre d'arrestations, et traduire les prévenus devant les conseils de guerre.
On arrêta même plusieurs députés : des mandats furent lancés contre Cabet, Laboissière et Garnier-Pagès. Berryer fut arrêté à Angers.
Le 10 juin, le garde des sceaux, qui savait que j'étais parti malade, m'écrivit pour me demander de désigner un de mes avocats généraux pour porter la parole dans une affaire relative à l'état de siège , que le pourvoi d'un des accusés avait déférée à la cour de cassation. Je lui indiquai M. l'avocat général Voysin de Gartempe, qui se mit aussitôt à étudier la question et à préparer son réquisitoire.
Le 1 1 juin > il y eut une revue générale de la garde nationale et des troupes de la garnison : le Roi parcourut à pied tous les rangs , fut admijcablement ao cueilli ; sa présence excita un enthousiasme universel Il excellait à se produire ainsi et k distribuer chemin faisant les paroles les plus chaleureuse» et les plus communicatives.
Mais si le Roi personnellement gagnait à cela dans l'opinion y il n'en était pas de même de ses ministres, qu'on accusait de n'avoir pas su prévenir tous ces con-