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florissante ; d'au ires maisons de charité , fondées sur le même modèle , ont étendu le même bienfait. La statue de Tabbé de l'Epée n'est nulle part ; il y a peu de temps même on ne savait où était sa tombe. Le zèle religieux de quelques-uns des enfants de son institut , de ceux qui lui doivent leur place dans la société intelligente, est parvenu à découvrir que les restes de cet homme vénérable avaient été déposés dans un des caveaux de l'église Saint-Roch , à Paris. La date officielle de cette inhumation (24 décembre 1789) et d'autres circonstances authentiques ont fait retrouver les ossements à la place indiquée. De là est venue la pensée de les honorer par un témoignage national du respect profond de la France pour la science, la vertu, la religion, activement consacrées au soulagement des misères humaines.
Un comité s'est formé dans l'espérance que des offres lui viendraient de toutes parts pour élever aux restes mortels de l'abbé de l'Kpée un Monvment , modeste comme sa vie , monument qui serait placé dans l'église même oii il avait été enseveli , et où. la reconnaissance et le respect publics viendraient chercher son image.
La Commission était composée de MM. Dupin , président de la Chambre, président \ Cbapuys-Montlaville, député, secrétaire; Villemain , de Schonen, de Gérando, pairs de France; l'abbé Olivier, curé de Saint- Roch ; Cave , chef de division au ministère de l'intérieur ; Montglave , secrétaire de l'Institut historique ; Nestor d'Andert , Ferdinand Bcrthier , Forestier , Lenoir.
Les efforts de cette Commission ont été couronnés de succès; et, à l'aide de souscriptions particulières