‹ Mémoires de M. Dupin (volume 2)Chapitre 39 sur 122 · MORT DU DUC D ORLEANS · texte numérisé non relu

MORT DU DUC D ORLEANS

fot la réponse de cet excellent patriote , et par-dessus tout de cet homme de bien :

• Parif, 13 Juillet 184S.

i> Mon cher et ancien collègue, je suis extrémen^ent 9 sensible aux regrets que vous voulez bien me (émoi- 9 gner à l'occasion de ma non-réélection. Quant à moi

V personnellement , je ne puis que me féliciter d'être 9 débarrassé d'un si pénible fardeau. Mais, habitué 9 depuis 1815 à combattre auprès de vous les anar-

V chistes, les légitimistes et les ultramontains, je ne » puis m'empécher de regretter de n'être plus utile à 9 mon pays dans les circonstances difficiles qui se 9 préparent. Je vous prie de me conserver votre 9 amitié, dont je sens tout le prix et à laquelle vous 9 m'avez habitué.

» Agréez, mon cher et ancien collègue, mes bien 9 cordiales et sincères salutations. — B" Delessert. n

Mort du duc d'Orléans. — 13 juillet 1842. Ace coup funeste, le Roi put s'écrier comme le héros carthaginois :

Periit, pcriit spes omnis Et fortuna nostri nominis, Asdrubale interempto !

La masse de la Nation partagea ces regrets. Jusque dans les pays transatlantiques, des honneurs funèbres ftirent rendus à la mémoire de cet excellent Prince. — Un frémissement général signala pour l'avenir les craintes des bons citoyens, et réveilla l'espoir des factions.

Je n'étais pas à Paris lors de ce sinistre événement. J'étais encore dans la Nièvre où m'avaient appelé les élections. — Arrivé en toute hâte, je me rendis le IV. i%

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