LOUIS-PHILIPPE
Par le Roi : Martin du Nord.
Le Conseil d'Etat , en ae bornant à une déclaration d'abus, avait certainement usé d'une grande indulgence; il aurait pu aller plus loin!... Cominent a-t-on reconnu celle mansuétude? — Par de nouvelles bravades contre l'autorité souveraine. Le parti qui avait suggéré le mandement n'avait garde d'acquiescer à la chose jugée; il a fait dire par le prélat a qu'une cause jugée par le Consul d'Etat rC était pas une cawejinie ! »
En ce qui louche le Manuel, la 3' édition, qui parut à la fin d'avril, fut aussitôt enlevée...
Pendant ce temps-là, nos ultramontains poussaient leur pointe à Rome, et avaient demandé qu'on mtt le Manuel à l'index. Ils l'obtinrent sans difficulté. Le décret de la Congrégation est daté, à Rome, du 3 avril. II a été publié a Paris, dans l'Univers religieux^ le 22; et il y a cela de particulier, qu'on l'avait affiché à Rome le 10, jour de l'audience donnée par le saintrpère à
M. Rossi, ambassadeur de France, qui y avait été envoyé pour négocier le rappel des jésuites, et qui devait réussir I
Cette nouvelle voie de fait ne fit que bâter le débit de la 3* édition, et rendit nécessaire d'en publier une quatrième, qui contient, avec l'ordonnance qui supprime le mandement, l'excellent rapport de M. Vivien. — J^ai rappelé, en tête de cette 4^ édition, les autorités qui établissent que les décrets de la Congrégation inquisitoriale de l'Index, comme émanés d'un tribunal étranger, ne sont pas reconnus en Ffance, et n'y ont aucune espèce d^autorité. — Je ne suis pas justiciable de l'inquisiticm romaine, tandis que AI. de Bonald était sujet du roi de France, et justiciable du Conseil d'État.
Incompatibilité entre le titre de Député et certaines
Jonctions publiques.
(Séance du 10 mars 1845.)
M. de Rémusat avait fait une proposition tendante à faire déclarer le titre de Député incompatible avec certaines fonctions publiques.
M. Guizot, ministre des affaires étrangères, avait déclaré qu'il combattrait là proposition par tous les moyens possibles, et que cependant il ne s^ opposait pas à la prise en considération.
M. Dxipin : u Je demande la parole pour présenter une obser* ' vatiôn. (Sensation.)
M, te Président : » Vous avei la parole.
M. Dupin : » (Ecoutez! écoutez!) Messieurs, le Ministre vient de nous expliquer pourquoi cette fois il changeait d'attitude en présence de la proposition ; je dois vous dire aussi pourquoi , moi, je me trouve disposé k la prendre en considération. — Dans les précédentes sessions , vous vous rappelez que j'uî été plusieurs fois Fadversaire des propositions de ce genre. Ainsi, quand