‹ Mémoires de M. Dupin (volume 2)Chapitre 75 sur 122 · HONNEUR KT PROBITÉ DE LARMÉE · texte numérisé non relu

HONNEUR KT PROBITÉ DE LARMÉE

Pairs elle-même 9 qui se croit offensée par l'orateur, ne l'écouterait pas avec plus de patience et de bienveillance que vous ne faites. (Très-bien I très-bien I ) Sans qu'il ait la qualité d'accusé, il se défend. La défense est sacrée, elle doit être libre, elle ne doitpo^ être inierrompue.

9 Je réclame toute l'énergie de M. le Président pour maintenir le droit de l'orateur. »

Honneur et probité de P armée.

(Séance du 7 juillet 1847.)

A cette époque où des reproches de corruption, fort exagérés par la malveillance, éclataient sur plusieurs points, et où l'on concluait très-injustement du particulier au général , on avait allégué dans la Chambre des faits assez graves relativement à l'affaire Bénier (administration de la guerre). Un député militaire crut faire merveille en disant : <c Je vais citer un trait de » probité d'un officier de mon arme ! »

Je demandai la parole.

M, Dupin : u Messieurs, un sentiment pénible s*est emparé de nous lorsque, sur les premières paroles de Torateur, on a vu quUl se proposait comme un devoir, de faire valoir un acte de probité d*un officier de notre armée! Alors, il faut le dire, un mouvement génércuit s'est produit dans cetle assemblée : Thonneur français, T honneur de Tarmée n^a pas besoin d'être justiGé par des exemples (Très-bien!), qui ne pourraient être allégués que si c'était une exception. Messieurs, cela serait désolant; mais heureusement l'honneur, c'est le droit commun de l'armée! (Oui! oui!)

» On parle des circonstances dans lesquelles nous nous trouvons! Oui, Messieurs, nous assistons à un douloureux spectacle, à un spectacle affligeant, mais à un spectacle qui finira peut-être par être instructif.

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