‹ Mémoires de M. Dupin (volume 2)Chapitre 78 sur 122 · Chapitre de SairU^Denis. — Mai et juin · texte numérisé non relu

Chapitre de SairU^Denis. — Mai et juin

Ce n'est pas seulement en Espagne qu'il y a des archevêques de Grenade; dans lous les pays de la chrétienté, il y a des prélats dont les homélies baissent sans qu'ils s'en aperçoivent. Alais d'autres le remarquent, et parfois il devient évident qu'un évéque, quelque saint et juste qu'il ait été, est arrivé à ce point de ne

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pouvoir plus exercer ses fonctions d'une manière

convenable.

Cependant, comme le titre et le caractère d'évéque sont indélébiles , n'était-il pas à désirer qu'on trouvât un moyen à la fois civil et canonique d'offrir à ces prélats une retraite en rapport avec leur dignité?

Tel fut l'objet de l'institution du Chapitre impérial de Saint-Denis, fondé par décret du 20 février 1806.

L'Empereur avait le projet de déclarer son grand aumônier chef àe ce Chapitre.

Sous l'ancien régime, la grande aumônerie était une des principales dignités de la Couronne. Elle était ordinairement remplie par un prélat revêtu de la pourpre romaine. Entre autres prérogatives, le grand-aumônier avait tt juridiction sur les aumôneries, hôpitaux, maladreries et autres lieux pitoyables * du royaume. » — Sous ce rapport et d'autres encore, la grande aumônerie était comme une espèce de ministère attaché à la personne des rois.

En investissant de cette dignité le cardinal Fesch son oncle , l'Empereur espérait que les attributions de cette place seraient une force qui ne cesserait pas d'être placée dans sa main. Il ne prévoyait pas qu'à un jour donné, la qualité de membre de la famille impériale disparaîtrait devant celle de prince de l Eglise romaine!

Le cardinal Fesch, grand aumônier, saisit avec empressement l'idée de la création du Chapitre de Saint- Denis, et il ne vit pas sans une sorte d'orgueil que l'Empereur voulût placer cet établissement dans ses attributions.

Chargé de tracer le plan de cet établissement, le car-

* On appelait ainsi les élablissemenls de biefi/aisancc, inspirés pur la pUié et par la charilé.

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