‹ Mémoires de M. Dupin (volume 2)Chapitre 80 sur 122 · CHAPITRE DE SAINT^DEIVIS · texte numérisé non relu

CHAPITRE DE SAINT^DEIVIS

COp(e|ilèrent de répondre à celte leiire, qui leur fut fransoHse par le grand aumônier (M. de Talleyrand^ Périgord), — ^ que, a suivant les règles canoniques, rérecUon d'un chapitre est du ressort de Tautorité eeqlésiastique ; » r^ que la juridiction qii'ils> eieroont provisoirement pendant la vacance du siège u n'a point le degré d'aulorilé nécessaire pour un iicte spiriluel aussi grave; « -^^et qu'il est par conséquent à désirer que les ecclésiastiques desUnés à célébrer les offices d^ Saint-Penis <( attendent , pour prendre le litre de Chapitre, que les formes canoniques nécessaires c)ioot ^(^ remplies. »

Nonobstant cette réponse, le grand aumoniep, de «m côté, écrivit aux grands vicaires capitulaires, que l'îptention du Roi n'avait pas été de leur demander de procéder à Térectioa du Chapitre 9 et que Sa Majesté avait seulement voulq ie§ informer qu'elle avait voulu pnir le Chapitre à sa pb^pel)^ royale, pour être, oomnie partie d-icelle, spumif^ ^u grafid auiilfinier; qu*étant pb^rgé , comme prjipioier du Chapitre, d'etéeuter Topi)pQnance du 23 décembre , U av^it voulu l^ur eipliqner les intentipqs de Sa Majesté. \\ (joutait à la fin de sa lettre : u Le Roi se propose d'ailleurs de recoiirir à Rome pour obtenir les concessions que les souverains ppntifes n'opt jamais nianqué d'accorder ppur pps sortes d^ fondations, qui tournent k Tavantage de TÉglise. d

Bientôt pn acte plus important suivit. AI. le grand aumônier, sans attendre l'effet de ce recours à Rome, rendit de son chef une ordonnance par laquelle, après un long préambule, il dit : «Nous avons éri^é, constitué et établi la réunion des évêques et autres personnes di| second ordre..., ainsi que tqutes celles attachées au service de ladite réunion, en çfi(^pilrejih l'instar

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des anciennes saintes chapelles; les autorisant à s'assembler capitulairement , faire célébrer Toffice canonial *, dans l'église de l'ancienne abbaye de Saint-Denis, etc. » — Le conflit allait éclater; mais M. deTalleyrand, grand aumônier 9 ayant été peu de temps après nommé archevêque de Paris, cette réunion de pouvoirs dans la même main parut désintéresser tout le monde.

Mais à sa mort, en 1821, la difficulté ne tarda pas à renaître, lorsque d'une part M. de Croï fut nommé grand aumônier, et de l'autre M. de Quélen Archevêque de Paris.

Ce fier Breton ^ n'était pas d'humeur à laisser diminuer son autorité. Le 10 décembre 1821, pour couper court aux entreprises du grand aumônier, le nouvel Archevêque de Paris rendit une ordonnance « sur l'exercice de la juridiction ecclésiastique dans son diocèse, n — Il y déclare, V qu'il ne reconnaît dans la province ecclésiastique de Paris d'autre juridiction diocésaine et métropolitaine que la sienne ; 2^ qu'il ne reconnaît aucune délégation , désignation ou commission de personnes ecclésiastiques pour en exercer les actes. — En conséquence, l'Archevêque de Paris dé-

' Cet article n^a pas pa recevoir son exécution. Jamais les vieux évéques, accoutumés au commandement et à la vie séculière, n*ont voulu se laisser clottrer, et s^assujcttir à la résidence de Tabbaye de Saint-Denis. Ils touchaient leurs pensions de retraite, et, oonmie les anciens chanoines de la Sainte^^Chapelle, célébrés par Boileau :

Ilf laifsti«nt en leur lien

Aoi chaotrei du bas chœur le toio de looer Diea<

^ Cest de M. de Quélen que le comte Mole a dit y dans son discours de réception à TAcadémie, où il remplaçait le noble prélat : a Après lui , les dignités ecclésiastiques ne seront plus portées » de la même manière, etc. »

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