‹ Mémoires de M. Dupin (volume 2)Chapitre 88 sur 122 · FAITS GÉNÉRAUX. 37J · texte numérisé non relu

FAITS GÉNÉRAUX. 37J

député, récemment élu et dont la parole à son début s'était produite avec esprit et avec bonheur, M. de Castellane , parlant des dispositions de la fraction la plus jeune du parti conservateur, dit qu'elle entrait daiis la vie politique a avec la fidélité des anciens combattants^ n mais sans les passions des anciennes luttes w .

» Cette partie de la majorité souhaitait de plus en plus que le ministère se plaçât à la tête de ce progrès. . . r> — Cette nuance se fit sentir dans quelques scrutins» Ainsi, quand la nomination de M. Hébert au ministère de la justice eut rendu vacante Tune des vice-présidences de l'assemblée , cette section des jeunes conservateurs assura la nomination de \l. Léon de Maleville, qui, après trois tours de scrutin, fut nommé par 179 voix, contre 178 données à M. Duprat, candidat du ministère, mais, il faut le dire aussi, un des membres les plus nuls et les plus encroûtés du vieux parti conservateur.

tt L'opposition profita habilement des avantages que lui offraient ces tiraillements. Elle se prépara à exploiter par r agitation politique (mot nouveau introduit dans nos affaires) le trouble et le découragement des esprits produit par l'inaction du ministère, -n

En Angleterre, M. Hunt avait provoqué des réunions publiques, des assemblées en plein air, des meetings y à Westminster, à Spithfield, à Manchester. — C'est en présence de ces milliers d'auditeurs qu'il prêchait la réforme universelle, au risque d'une dispersion opérée par la force et qui fut quelquefois sanglante. Chez nous^ les promoteurs de l'agitation procédèrent par des banquets.

LepremierbanquetpolitiquceutlieuIe9juil]etl847. Dans ce banquet, réuni au Château- Rouge , et où plus de douze cents convives, tous électeurs -de Paris ^

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