DEBATTAIT DANS SA CAMISOLE DE FORCE
Ce même journal a rendu compte des obsèques de Casimir Périer dans son numéro du 20 mai à peu près en ces termes : « Le public a proGté du » premier jour de beau temps pour se livrer au M plaisir de la promenade ; il y avait foule de pro- » meneurs et d'équipages sur les boulevarts; mais » du deuil, de la douleiu*, pas. On avait cependant » convoqué le ban et l'arrière-ban du juste-milieu,
soi KÉMOIEES DB M. 6ISQUIT.
M sans pouvoir réunir en tout plus de quinze cents » hommes ^ m
L'artide se terminait ainsi : « Il n'a manqué à >i M. Gisquet^ pour parodier les enterremens de » Foy, de Manuel, etc., que de faii*e porter le oer- » cueil par une douzaine de sergens de ville. »
Une lettre faisait suite à cet article dans la même feuille; je la cite textuellement :
« A M. le rédacteur de la Tribune.
» A la nouvelle de la mort du président du oonn seil, les détenus politiques soussignés, carlistes » et républicains, ont unanimement résolu qu'une n illumination générale aurait lieu ce soir à Texte- » rieur de leur humide cabanon.
Signé : Le baron de ScHAUEirBOUEG , heariquinquiste.
EoGERy ToUTAINy LeMESLE, îd,
Pelvilain, républicain et patriote.
Considère, Degaune, id.
» Prison de la Force, le 17 mai 1S32. »
Ce langage, ces actes de réjouissance, ont quelque chose de féroce qui soulève le cœur. Les hom^ mes qui s'abandonnent à ces transports de haine dégradent et perdent la cause qu'ils prétendent servir. On ne puise jamais une force durable dans une fièvre frénétique.
* On comptait dans le cortège fVinèbre plus de trente mille gardes aationain, et plus de cânqaaiite mille citojenf de toutes classes.