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2ia MâKOCRES DB IL «UQUBT.
». justice naturelle pour établir aux dépens de h Fhttmanité les^ kds de loir égoisoie et de leur }) perversité.
» Les répuhlicaiiiia sont ceux qid Teiil»it couji quérir pour tous les droits de tous.
» Les hommes du gdaveniemeat sont ceux qui ix veulent conserver pour eux les droits de tous.
u Les républicains soot œux qui se dévouent i) eux-mêmes au bien général.
» Les hommes du gouvernement sont ceux qui )r dévockent le bien général à eux-mêmes.
» Les répubticaÎDS sont guidés par la nnoralitë;
ji Les hommes du gouvernement par rëgoïsme.
» Nous appelons à nous tous les hommes, quels » qu'ils soient, car tous sont capables de oom- )) prendre le dévouement et la vertu, tandfe que » le gouvernement ne peut s'entourer que des » hommes dont il protège l'i nsolen t bien-èCre, c'est- » àrdire la. très-faible minorité. Maintenant voyez » à qui sont les chances de succès: à la république, » union de tous les dévouemens^ ou au gouveroe- » ment,^ union de tous les égoïsmes ; à nous , qui, » vaincu¢ fois, retrouverions toujours en dous- » mêmes- notre centre d'action et nos principes im- » périssables, ou asux hommes du gouvernement, » qui, vaincusiuie seule fois, ne conserveraient plus » rien de ce tien factice qm les unit et qv^on seel » coup de hache peut briser? Dites-le, à qui sont
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» les chances de FaTenir? Elles sont à nouK, à nous » seuls.
hi Ainsi. donc^ que nos camarades tombent an » milieu de la carrière sous les balles de l'arislo-* » cralie ou sous les souffrances du cachot, nous ne >j les pleurerons pas, car leur pensée reste parmi » nous; nous ne les pleurerons pas, car leur sang » nous a tracé la route que bientôt nous devons » suivre, et leur souvenir marchera devant nous » dans le désert des révolutions, comme le feu » sacré qui, à la parole de Dieu, précéda son peu- » pie délivré.
» Les larmes ne sont pas pour nous. Elles sont » pour nos ennemis, car après la mort il ne » subsistera plus rien d'eux qu'un souvenir de » malédiction. Bientôt le bras du souverain s'appe- » santira terrible sur leur front ; alors qu'ils n'es- )) pèrent ni grâce ni pardon. Quand le peuple >' frappe, il n'est ni timide ni généreux, parce » qu'il frappe, non pas dans son intérêt, mais dans >» celui de l'étemelle morale, et qu'il sait bien que » personne n'a le droit de faire grâce en son nom.
» Salut et fraternité. »
Mes remarques ne pourraient qu'affaiblir l'im* pression produite par la lecture de ce document. Je l'offre comme un modèle du genre déclamatoire, du pathos à l'usage de nos grands réforma-
teursy et je laisse à d'autres le soin de concilier les principes de la justice et de la vertu, dont on a tant prodigué le nom, avec les œuvres sanglantes aux« quelles on excitait le peuple.