Les valets du Bernin. Ils étaient au nombre de trois
4. Tous ces propos du maréchal de Gramont, de Monsieur, du comte du Sault et autres sur Bernin, qui figurent ici pour la première fois dans les Mémoire» de Perrault, sont également rapportés dans le Journal de Chantelou
MEMOIRES DE MA VIE Si
ralités en s'en allant, qu'il avoit donné une pièce de trente sols à une vieille femme qui l'avoit servi pendant tout le temps qu'il avoit demeuré à Paris. 11 ajoutoit que cette bonne femme lui ayant rejeté sa pièce de trente, le cavalier l'avoit ramassée. Je ne voudrois pas assurer que cette histoire fût véritable. Il disoit qu'il ne pouvoit souffrir les présomptueux ni encenser leurs ouvrages. Les gens du cavalier firent une grande vilenie ; je crois que ce fut sans sa participation . Le cavalier avoit demandé aux officiers de la garde-robe un des plus beaux rabats qu'eût le Roi pour le copier dans son buste. Lorsque ces officiers le redemandèrent, les gens du cavalier ne voulurent point le rendre. Le Roi en entendit parler et ne voulut pas qu'on continuât à le redemander, et ils l'emportèrent.
Le cavalier Bernin témoigne n être pas content du présent quon lui avoit fait. — Le comte du Sault dit que le cavalier n'étoit pas content du présent que l'on lui avoit fait, M. Colbert avoua que le cavalier ne lui en avoit pas paru fort touché. Monsieur ayant dit la même chose que le comte du Sault, M. de Chantelou voulut le désabuser, mais Monsieur lui répondit : « Le Roi le croit ainsi pourtant. » Et M. l'abbé de Montagu, qui avoit été présent quand le Roi s'en expliqua, confirma ce que Monsieur avoit dit. M. de Chantelou manda au cavalier qu'il écrivît à M. de Lionne et le priât de bien vouloir désabuser le Roi. Il le fit et le Roi répondit qu'il savoit la chose d'un lieu à n'en pas douter.
Le Roi vient au Louvre pour résoudre la continuation du bâtiment sur le dessein du cavalier Bernin. — Quand il fut question de bâtir sur les fondations du cavalier
(p. a58 et 269), hormis l'histoire de la perte du rabat de dentelle. D'après Chantelou (p. 164), Bernin demanda, le 17 septembre, des collets du roi et il en garda un (p. 167), qu'il exécuta (p. 176).
8i CHARLES PERRAULT
Bernin, M. Golbert, quicommençoit à se dégoûter de son dessein, à quoi mes observations n'avoient pas peu servi, il voulut que le Roi, qui étoit à Saint-Germain, vînt voir à Paris le modèle du dessein1 du cavalier, qu'on avoit achevé avec beaucoup de soins et de dépense, et que Sa Majesté en résolût l'exécution en présence de toute sa cour, afin d'être disculpé envers le public, si le dessein venait à être généralement désaprouvé. La veille du jour qui fut pris pour prendre cette résolution, je mis sur la table de M. Colbert un mémoire qui contenoit les raisons qu'il y avoit de ne le pas exécuter. M. Golbert, l'ayant lu, me fit appeller pour l'éclaircir sur tous les articles de mon mémoire. Il entra tellement dans tous les inconvéniens que j'y avois marqués, qu'il eut peur que le Roi n'arrivât au Louvre devant lui, et ne prît en présence de toute sa cour la résolution d'exécuter ce dessein avant qu'il arrivât. Il fit mettre promptement les chevaux au carosse, et commanda au cocher d'aller au Louvre le plus vite qu'il pourroit. Le cocher, qui crut qu'il vouloit aller aux Thuilleries, qu'on appelloit aussi quelquefois le Louvre, quand le roi y logeoit, prit le chemin des Thuilleries. M. Colbert, s'en étant aperçu, sortit presque tout le corps hors la portière, et tout en colère lui cria : « C'est au vieux Louvre que je veux aller » ; car il craignoit fort d'arriver trop tard. Il parut avoir beaucoup de joie quand il apprit que le Roi n'étoit pas encore arrivé.
M. Colbert à qui f avois donné un mémoire des incongruités du dessein du cavalier parle tout bas au Roi qui ne résolut rien. — Dès que Sa Majesté parut, il alla au-devant et lui parla tout bas un temps considérable. Il lui représenta apparemment les principaux inconvéniens qu'il y
i . On peut voir dans le livre d'architecture nommé le Grand Marot le projet du cavalier Bernin, qui y est gravé tout entier (Note de Patte).
avoit à suivre le dessein du cavalier, car, après que le Roi eut rejoint les seigneurs de sa cour et les courtisans qui s'étoient un peu éloignés pendant qu'ilparloità M. Colbert, il leur demanda ce qu'il leur sembloit du dessein du cavalier, dont le modèle, et en grand et en petit, étoit devant leurs yeux, sans donner aucune marque de ce qu'il en pensoit, ce qui les embarrassa beaucoup, car on sçait qu'ils ne sont presque tous auprès du Roi que pour être de son avis, et que pour en exagérer la sagesse à l'envi l'un de l'autre. Comme ils avoient peur de n'entrer pas dans le sentiment du Roi, c'étoit un plaisir de voir l'adresse avec laquelle ils parloient sans prendre ni le pour ni le contre : cependant, comme le cavalier ne s'étoit pas fait aimer, ils penchoient plus vers la critique que vers la louange.
Le Roi ne se déclara point, et, après une conversation vague et indéterminée qu'il eut avec les seigneurs qui le suivoient sur les modèles et en grand et en petit du cavalier, il s'en alla sans rien résoudre, et chacun le suivit sans dire un seul mot. Ce silence me parut aussi étonnant que chose que j'eusse vue encore.
Mémoire donné à M. Colbert qui faisoit voir que le dessein du cavalier alloit à abattre tout le Louvre. — M. Colbert étoit assurément embarassé de ce qu'il avoit à faire.
Cependant lui ayant représenté qu'il n'avoit rien promis au cavalier Bernin qu'en cas qu'il n'abbatît rien de ce que les rois prédécesseurs avoient fait construire et que ç'avoit été toujours là la condition essentielle et fondamentale ; et qu'au préjudice de cette condition le cavalier Bernin abbatoit le Louvre entièrement en deux manières : l'une en abbatant effectivement les quatre dômes des milieux, lesquels ne pouvoient subsister en exécutant son dessein, et l'autre, en couvrant les murs
des faces des quatre côtés du Louvre et en refondant toute l'architecture dont ils sont ornés : car, ôter les colonnes, les corniches et tous les ornemens d'un édifice, ce n'est pas moins l'abbatre que c'est ruiner un tableau que de peindre un autre sujet sur la même toile. Ce mémoire étoit fort pressant et fort décisif. M. Colbert me fit appeler et me demanda si j'étois bien sûr de tout ce quej'avois mis dans mon mémoire. «Monsieur, luidis-je, les choses sont tellement de la manière que je les ai représentées que le seigneur Mathias en demeure d'accord. — Cela n'est pas possible, me répondit-il ; faitesle venir, donnez-lui votre mémoire et qu'il mette en marge ses réponses. »
Le signor Mathias, élève du cavalier Bernin, en demeure d'accord. — Je le fis venir dans mon cabinet, et avec un crayon qu'il avoit il approuva tous les articles de mon mémoire. Je le menai ensuite dans le cabinet de M. Colbert, à qui il présenta ce même mémoire apostille de sa main sur tous les articles. M. Colbert l'ayant lu, se promena assez longtemps dans son cabinet sans parler, ce qui me fit plus de peur que toutes les paroles que je lui ai jamais ouï dire. Enfin il parla de la sorte : « Le cavalier s'est cru un grand personnage et nous a pris pour de grands sots ; mais il s'est trompé également et en l'un et en l'autre. Monsieur, continua-t-il en parlant au seigneur Mathias, songez à vous en retourner ; je suis content de vous, et je donnerai ordre que vous le soyez aussi. Cependant, monsieur, comme vous voyiez bien qu'il alloit à abbatre le Louvre, contre les conditions sous lesquelles il a toujours dû travailler et sous lesquelles il est venu en France, comment ne lui avez-vous point représenté qu'il ne les observoit pas ? — Je le lui ai représenté plusieurs fois, répondit le seigneur Mathias, mais il m'a toujours répondu que ce n'étoit pas à moi à raisonner
là-dessus, et qu'il ne m'avoit amené que pour dessiner et exécuter ses pensées1.
Le sienor Mathias s en retourne à Rome. — Le signor o
Mathias fut bien payé et partit promptement2, sans que depuis on ait ouï parler ni de lui ni du cavalier Bernin, touchant le bâtiment du Louvre.
Statue équestre du Roi faite par le cavalier Bernin et envoyée à Versailles. — Il est vrai que le cavalier entreprit de faire une figure équestre pour le Roi, qui, selon les promesses qu'il en faisoit, devoit être la plus belle chose du monde. La figure a coûté des sommes immenses, et, lorsqu'elle a été rendue à Versailles avec des peines et des machines extraordinaires, elle a été trouvée si détestable que le roi la fit déplacer du lieu où l'on l'avoit posée et en a fait ôter la tête, qui avoit été faite à intention de lui ressembler, et M. Girardon y a mis une tête modellée sur l'antique. On n'a jamais pu sçavoir pourquoi il avoit si mal réussi dans cet ouvrage : les uns ont dit que l'âge l'avoit beaucoup afïoibli, d'autres ont voulu que le chagrin de voir son dessein rebuté lui avoit fait prendre cette vengeance 3.
M. Colbert présente au Roi deux desseins pour la façade du Louvre, l'un de M. Le Vau, l'autre de M. Perrault, le médecin. — Quoique M. Colbert goûtât fort le dessein
i. Dans les lettres de Rossi dont M. Mirot a fait usage il n'y a rien sur ce colloque avec Colbert.
2. Mathias de Rossi partit pour l'Italie à la fin de mai 1667. Il reçut 9000 livres pour ses appointements, du 28 mai 1666 au 21 mai 1667 {Comptes des bâtiments du roi, publiés par J.-J. Guiffrey, t. I, col. i58), et, pour son retour à Rome, une indemnité de 70,000 livres {Ibid., col. 226).
3. Sur la statue dont il est ici question et dont il a déjà été parlé, on peut consulter un article d'Anatole de Montaiglon : Le Louis XIV du cavalier Bernin, dans la Revue universelle des arts, t. VIII (i858), p. 5o5-5i4; et aussi les pages que M. Léon Mirot a consacrées à sa commande, à son exécution, à son transport et à ses avatars dans le travail déjà cité (Le Bernin en France, dans Mémoires de la Société de l'histoire de Paris, t. XXXI, p. 276-288). L'œuvre du Bernin était, en effet, de mauvais goût et le roi en fut si peu satisfait, qu'il avait tout d'abord donné l'ordre de la briser.
de mon frère, il ne laissa pas d'en taire faire un à M. Le Van. Après quoi il les présenta tous deux au Roi pour choisir celui qui lui agréeroit le plus. J'étois présent lorsque ces deux desseins furent présentés. G'étoit dans le petit cabinet du Roi, à Saint Germain ; il n'y avoit que Sa Majesté, son capitaine des gardes, M. Golbert et moi. Le Roi les regarda tous deux fort attentivement, ensuite de quoi il demanda à M. Golbert lequel des deux il trouvoit le plus beau et le plus digne d'être exécuté. M. Golbert dit que, s'il en étoit le maître, il choisiroit celui qui n'avoit point de galerie (on ne donnoit pas encore le nom de péristile à ces rangs de colonnes qui, posés le long d'un bâtiment, forment une espèce de galerie couverte qui communique à toutes les pièces des appartenons). Ce dessein étoit celui de M. Le Vau, ce qui m'étonna fort. Mais il ne se fut pas plutôt déclaré pour ce dessein que le Roi dit : « Et moi je choisis l'autre, qui me semble plus beau et plus majestueux. » Je vis que M. Golbert avoit agi en habile courtisan, qui vouloit donner tout l'honneur du choix à son maître. Peut-être étoit-ce un jeu joué entre le Roi et lui. Quoi qu'il en soit, la chose se passa de cette manière.
Le Roi choisit le dessein de M. Perrault, le médecin. — Quelque connoissance qu'eût M. Golbert de la capacité de mon frère dans l'architecture, je m'aperçus qu'il hésitoit à faire exécuter son dessein, et qu'il lui sembloit étrange de préférer les pensées d'un médecin, en fait d'architecture, aux desseins du plus célèbre des architectes. L'envie des maîtres du métier, à Paris, ne manqua pas de s'élever contre cette résolution et à faire de méchantes plaisanteries, en disant que l'architecture devoit être bien malade, puisqu'on la mettoit entre les mains des médecins.
Etablissement d'un conseil des bâtimens. — Je donnai
un mémoire à M. Colbert où je lui proposai de faire un conseil des bàtimens, composé de M. Le Vau, premier architecte, qui avoit près de trente années d'expérience, de M. Le Brun, qui possédoit tous les beaux arts et qui n'ignoroit pas les principes de l'architecture, et de mon frère, qui avoit fait le dessein et qui assurément avoit beaucoup de génie et de capacité ; qu'il étoit impossible que voulant bien être à la tête de ce conseil, toutes choses ne réussissent au-delà même de ses espérances. J'eus l'honneur d'être le secrétaire de ce conseil, et je tins un registre où j'écrivois toutes les résolutions que l'on y prenoit. Il s'assembloit deux fois la semaine. Ce registre que j'ai rendu avec tous les autres papiers des bàtimens, est plein de choses très-curieuses et qui seroient trèsutiles à ceux qui aiment l'architecture : car mon frère, étant presque toujours contredit par M. Le Vau et par M. Le Brun, étoit obligé de faire à tous moments des dissertations, ou plutôt des leçons d'architecture, qu'il rapportoit par écrit dans l'assemblée suivante. J'en ai les originaux que je garde avec plaisir. Il est vrai que M. Le Vau et M. Le Brun ne pouvoient approuver le dessein de mon frère, disant toujours qu'il n'étoit beau qu'en peinture, et qu'assurément on s'en trouveroit mal dans l'exécution, à cause de la trop grande profondeur du péristile, qui étoit de douze pieds, et que les architraves, qui poussoient au vuide, jetteroient tout à bas; mais on y a si bien pourvu que rien au monde n'est plus solide. Il n'y a rien de si hardi ni de si beau dans tous les ouvrages de l'antiquité.
Ce conseil des bâtiments et la retenue que nous avions, mon frère et moi, depublier qu'il étoit l'auteur du dessein que l'on exécutoit, donna la hardiesse au sieur Dorbay1,
1 . On trouve dans la bibliothèque du roi une gravure du dessein que M. Le Vau présenta en concurrence avec celui de M. Claude Perrault. Il est d'une
élève tle M. Le Vau, de dire que son maître en étoit l'auteur ; calomnie terrible, car c'étoit lui qui avoit mis au net celui de M. Le Vau qui fut présenté au Roi, et auquel celui de mon frère fut préféré.
Il ne tint pas à moi ni à mon frère que M. Le Vau n'eût l'honneur d'avoir inventé le dessein qui a été exécuté. Je proposai plus de dix fois au sieur Dorbay de faire un péristile à la façade principale du Louvre, je lui en dessinai le plan et l'élévation ; mais jamais il n'y voulut mordre ni en parler à son maître, car, et je le dis en vérité, mon frère et moi avions un tel amour pour la paix et pour la concorde, qu'il n'y avoit rien que nous n'eussions fait pour maintenir l'ordre naturel, qui veut que ce soit le premier architecte des bâtiments du roi qui donne les desseins de ce qui se bâtit pour le prince, particulièrement dans une rencontre de cette nature.
composition très différente, et surtout n'a point de péristile. Ceux qui, d'après les ennemis de la réputation de M. Perrault, ont répété que le péristile du Louvre, l'Observatoire, l'Arc de triomphe, sont composés par M. Le Vau, ont fait voir qu'ils se connoissoient bien peu au génie et aux talens des artistes puisqu'ils ne s'apercevoient pas de l'énorme différence qu'il y a entre le goût de ces deux architectes par la comparaison de leurs ouvrages. Si quelqu'un venoit nous dire qu'un tableau du Bourdon est de Rubens, qu'une figure du Puget est de Coisevox, qn'une simphonie de Campra est de Lulli, il ne trouveroit assurément aucune créance, parce que chaque auteur a une manière caractéristique qui est telle que les ouvrages de l'un ne peuvent être attribués à 1 autre sans blesser le jugement de ceux qui ont du goût et des connoissances dans les arts. De même aussi, dans l'architecture, la manière de M. de Brosses n'est point celle de M. Mansard, de M. Le Mercier, ni de M. François Blondel, etc. Si la composition du péristile du Louvre, de l'Observatoire et de 1 Arc de triomphe, est de M. Le Vau, il faut aussi que tous les ouvrages connus pour être véritablement de lui, tels que le château de Vaux-le-Vicomte, les deux grauds corps de bâtimens de Vincennes qui sont du côté du parc, les hôtels de Lionne et du président Lambert, à Paris, enfin le collège des Quatre Nations, soient composés dans le même esprit, dans le même caractère d'architecture que les trois premiers; mais c'est tout le contraire : il scroit même difficile de trouver deux manières de traiter l'architecture plus opposées. Autant M. Le Vau est lourd dans ses proportions générales et mesquin dans ses profils, autant M. Perrault est élégant, noble, pur dans les détails comme dans l'ordonnance de ses édifices. Ce dernier s étoit frayé une route dans l'architecture qu'il ne tenoit que de son génie, et que M. Le Vau ne connut jamais (note de Patte).
On fait un modèle en petit de la façade du Louvre avec le même nombre de pierres qu'en devoit avoir le bâtiment. — Pour lever toutes les inquiétudes que M. Golbert pouvoit avoir sur la construction de cet édifice, je lui proposai de trouver bon qu'on fît un petit modèle du péristile avec de petites pierres de taille de môme figure et en même nombre que l'ouvrage en grand se devoit faire. Quand il fut achevé et retenu par de petites barres de fer, grosses proportionnellement à celles qu'on employeroit dans l'ouvrage effectif, M. Golbert demeura tellement convaincu de la fermeté et de la solidité de tout l'ouvrage, où le fer ne porte rien et ne fait que retenir la poussée des architraves, en quoi il a une si grande force qu'il n'y a point de pesanteur, quelle qu'elle puisse être, qui puisse la rompre, ne faisant que river et ne portant rien. Il fut encore pratiqué un vuide entre le plafond du péristile et la couverture de dessus, où plusieurs hommes peuvent aller et travailler sans peine à remédier aux inconvéiiiens qui pourroient survenir dans la suite des temps. Le tout a été si bien construit que rien ne s'est démenti et il y a apparence que la durée de cet édifice ne finira jamais. Le détail de cette construction est dans le premier volume des desseins d'architecture de mon frère qui est parmi mes livres.