‹ Mémoires de Madame la duchesse d'Abrantès (volume 2)Chapitre 22 sur 72 · ER PE CR · texte numérisé non relu

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« J'ai appris avec bien de la peine, mon cher Junot, la perte que vous avez faite de votre mère. Je conçois le chagrin que cela a dû vous causer. Mais vous êtes mari et père, et vous trouverez dans ces deux titres de puissantes consolations. L'empereur se porte bien et 1l est de bonne humeur. Tout va bien. Mais la Pologne est un bien triste pays. Que ne donnerais-je pas pour me retrouver à Paris au milieu de cette bonne ville, qui est le seul lieu habitable ! Mais je ne pense pas que nous y retournions de sitôt. Vous savez que Breslau est pris. Il y avait huit mille hommes de garnison. L'empereur est très content de Vandamme. Quant à nous, nous sommes en cantonne-

ment, et nous attendons un peu de beau temps. « Adieu, mon cher Junot, ne m'oubliez pas et croyez à route mon amitié pour vous.

« Mes respects à M”° Junot.

e Le prince de NEUFCHATEL. »

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