‹ Mémoires de Madame la duchesse d'Abrantès (volume 2)Chapitre 43 sur 72 · Ô | MÉMOIRES · texte numérisé non relu

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drait trouver M. Clarke, n'importe où il serait, pour lui demander raison de l’impertinence avec laquelle sa lettre était écrite. « Un ton aussi grossier, ajoutait-il, ne sera jamais supporté par un grand-officier de l'empire, par celui que notre maître à tous a daigné choisir pour son premier aide de camp et pour le gouverneur de sa bonne ville de Paris.

« Je le jure SUR L HONNEUR, disait Junot en terminant, cette lettre n’est pas une lettre ministérielle, ni une lettre de bureau, c’est un défi que je vous porte si vous persistez dans votre système d’insolence envers moi, comme, au reste, envers presque tous mes camarades. Choisissez ou la paix ou la guerre. Il faut en finir. »

Clarke répondit, de sa main, une petite lettre fort aimable, car il l'était quand il le voulait, pour affirmer que son désir le plus vif était de vivre en bonne harmonie avec les généraux en chef, mais qu'avec beaucoup d’entre eux la chose était impossible. Je sais bien qu'il pouvait n'avoir pas tout à fait tort. |

Et pour faire juger de l'impression qu'avait produite la voix du maître, je mets ici une lettre écrite trois jours après.

« Paris, . $ novembre 1807.

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