‹ Mémoires de Madame la duchesse d'Abrantès (volume 5)Chapitre 23 sur 52 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Nuit de Noël. — Sermon. — L'abbé Fournier à Charenton. — • Députations envoyées à l'empereur. — Il serait mort martyr.

— Nouveau régime calmant. — Couvent des capucins. — L'abbé Fournier nommé aumônier de l'empereur. — Caractère. — M. de Boulogne. — L'abbé Dernier. — L'empereur Napoléon i ..rnommé Tliéodose-le-Grand, Charlemagne, etc. — Par qui. — Son opinion sur le clergé en général. — L'évcque de Montpellier chez le préfet de police. — L'oubli des principes. — Christophe, roi d'Haïti. — L'oint d'huile de cacao.

— Duc de Marmelade, etc. — Dessalines. — Parodie. — Retour aux affaires de l'Europe. — Lettre du duc de Bassano à M. de Kruismarck. — Traité entre la France et la Prusse.

— Junot reçoit de l'empereur la direction des troupes d'Italie.

— Traité entre la Suéde et la Russie. — La Norwège. — h madolle. — Suchet, duc d' ALbuféra. — Nouveaux combats en Espagne. — Prochain départ de Napoléon. — Douces émotiOIl^. — Jeux et sommeil du royal enfant. — Réfutation d'une calomnie. — Dénombrement. — État des corps d'armée qui pénétrèrent en Russie. — Autre état de la cavalerie. — Moi relations avec la Russie. — Cérémonie religieuse à Moscoo, Image miraculeuse de saint Serge. — Le tsar. — RéuniilQ aux eaux d'Aix en Savoie.

Ce que j'ai dit dans les chapitres précédents du comte Dubois me rappelle une histoire assez drôle, dont le commencement remonte plus haut dans le passé, mais dont le dénouement a précisément eu lieu à l'époque où nous sommes.

On fit un jour un rapport au préfet de police sur in

fait qui avait eu lieu à Saint-Gormain-rAuxerrois, un jour ou plutôt une nuit de Noël. C'était un discours prononcé en chaire par un jeune prêtre rempli de talents, et ce discours, ou ce sermon, comme on voudra l'appeler, avait produit une vive sensation. L'empereur n'aimait pas cette sorte de bruit. Il fut irrité et ordonna les peines les plus sévères. Le discours était des plus vifs et ne concluait rien moins qu'à la révol'.e. Le préfet de police qui connaissait les téies auxquelles il avait affaire, prit le parti d'agir avec une vigueur dont la nuance était assez originale. L';ih!)é Foiirnier, c'était le nom du jeune prêtre, fut arrêté d:ins le jour même et mis en prison. Mais où croyez-vous qu'il fut conduit? A Charenton! Il avait été arrêté comme fou!

A peine l'arrestation fut-elle connue que toutes les personnes qui s'intéressaient à l'abbé Fournier — et elles étaient nombreuses — formèrent un chœur de plain tes capables de rendre sourd Dieu lui-môme. L'empereur fut assailli de demandes de toutes parts, et par tout le monde. Enfin, l'abbé Fournier produisait à lui seul plus de scandale que tout le clergé persécuté n'en aurait certainement amené. Une députation fut trouver le préfet.

— De quoi vous plaignez-vous? répondit-il. De ce que j'ai fait arrêter l'abbé Fournier? Mais, messieurs, pouvais-je ne pas le faire? Comment voulez-vous qu'on laisse prêcher l'insurrection aux portes des Tuileries, sans mettre ordre à de pareils abus? Vous vous plaignez encore qu'il soit à Charenion? Aimeriezvous mieux qu'il passât à une cour d'assises? Mais à l'heure qu'il est, il serait déjà jugé, condamné, parce qu'il est coupable, et fusillé, ce qui, pour un abbé,

VOUS en conviendrez, n'est pas une belle ni une convenable mort.

— Monsieur, répondit un ecclésiastique de beaucoup de talents, mais très exalté dans sa manière de voir, M. l'abbé Fournier serait mort pour son Dieu et pour son roi! Il serait mort martyr, et pour de si grandes causes tous les trépas sont beaux.

— Parfaitement dit, monsieur l'abbé, répondit le comte Dubois en clignant un peu de l'œil gauche, merveilleusement répondu. Mais croyez-vous donc que l'abbé Fournier ne sera pas très joyeux en apprenant qu'il en est quitte pour avoir la réputation d'un fou? Nous le tiendrons là en lieu sâr, seulement pour lui imposer pendant quelques mois un régime calmant, et puis nous lui ouvrirons les portes. Ne pensezvous pas qu'alors il sera sage?

La députation s'en alla comme elle était venue et M. l'abbé Fournier demeura plusieurs mois à Charenton — je crois même à Bicétre. Pendant ce temps l'empereur était continuellement tourmenté pour lui donner sa liberté. Comme il ne voulait pas le laisser sortir de prison, il le fit partir pour Mantoue, où il fut recommandé au père gardien d'un couvent de capucins pour être sous sa surveillance immédiate et sous sa responsabilité. Quelques années plus tard le cardinal Fesch, allant à Rome, demanda à l'empereur de lui accorder une légère grâce. L'empereur sourit, en pensant que c'était probablement quelque tableau du palais Quirinal ou de la villa Borghèse. Mais pas du tout, c'était la liberté de Vahhé Fournier.

— Ah çà! dit l'empereur, qu'est-ce que c'est donc que cet abbé Fournier? En vérité il fait à lui seul plus de bruit que l'élection de dix députés. Mais que

voulez-vous en faire? demanda Napoléon à son oncle.

— Mon Dieu! dit le bon cardinal, je veux seulement lui faire revoir le ciel et les champs, au pauvre jeune homme! Quant au mal qu'il peut faire, fen réponds. Sire. L'abbé Fournier ne quittera pas ma maison et vous me connaissez assez pour être certain que ce n'est pas de chez moi que sortira le vent qui fera venir la tempête autour de vous.

— A cette condition, je lui donne la liberté, dit l'empereur. J'espère qu'il vous en aura de la reconnaissance.

Le cardinal, en arrivant à Mantoue, s'en fut aussitôt au couvent des capucins et délivra le pauvre prisonnier en lui disant à quelles conditions il avait obtenu sa liberté.

— Je me suis engagé en votre nom, monsieur l'abbé, lui dit-il, et il faut me confirmer dans la persuasion où je suis, que vous êtes résolu à vous bien conduire. Cette condition est de rigueur, comme vous pouvez le penser, dès que vous faites partie de la grande-aumônerie. Mais aussi, cette condition fidèlement observée, vous pouvez compter que vous n'aurez jamais de plus chaud protecteur que moi.

L'abbé Fournier est tout à la fois un homme de cœur, d'esprit, et d'une grande piété. Il comprit tout ce que lui dit le cardinal et le comprit bien, parce qu'il l'entendit avec sa raison et avec son âme. Il partit pour Rome avec le cardinal Fesch, devint son secrétaire intime et plus tard M. l'abbé Fournier fut nommé aumônier de l'empereur. C'était, je le répète, un homme non seulement de beaucoup d'esprit, mais d'un esprit remarquable. Il sortait de la ligne dans laquelle on trouvait à cette époque tant de prêtres

intolérants, apportant eux-mêmes un obstacle puissant au maintien de la religion catholique en France, parce qu'ils y rapportaient, après quinze ans d'une entière liberté dans l'exercice de la religion , un despotisme intolérant, preuve d'un esprit étroit, et malheureusement commun parmi le clergé qui se répandait alors en France. Plusieurs ecclésiastiques oubliaient que Napoléon avait rouvert les églises, rappelé les prêtres, fait un nouveau traité d'alliance avec la cour de Rome et qu'enfin tout ce qui était chrétien en France lui devait reconnaissance. Mais les hommes habiles le comprirent. M. labbé de Boulogne fut même un peu trop loin dans ses prédications. Le cardinal Maury , M. de Frayssinous , M. Feutrier et M. l'abbé Guillon, une foule d'autres enfin que je pourrais nommer se groupèrent autour de l'empereur et l'appelèrent de tous les noms que les livres saints donnent au Cyrus qui fut bon pour le peuple de Dieu. M. de Boulogne, M. Dernier, jadis le soldat le plus déterminé de la sainte milice de la royale Vendée, l'abbé Bernier, nommé à l'évèché d'Orléans, avait bien compris la position de tous, avec l'esprjt et à l'avantage de chacun. Peut-être même lui comme beaucoup d'autres ont-ils été trop loin; M. l'abbé de Boulogne disait alors en chaire :

— Taule 'puissance vient de Dieu. Quiconque résiste à la puissance, résiste donc à Dieu même!

Plusieurs prédicateurs célèbres n'ont-ils pas donné à l'empereur les noms de Théodose-le-Grand , de Charlemagne, de Marcien! Et ceux qui parlaient ainsi étaient les plus habiles. Je ne parle pas du cardinal Maury, parce que l'on pourrait m'objecter que, sa conscieDce politique ayant cédé , il pouvait aussi

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bien sacrifier ses opinions relii^ieuses. Qnoi qu'il en soit, à l'époque dont je parie, les ecclesi;isii(|nos avaient pris la route qui leur avait été ouverte et frayée par Napoléon. Il voulait des préires, mais il ne voulait pas de clergé. Il ne voulait pas que les prêtres prétendissent exercer sur les peuples une iwf(?//e ecclésiastique; bien plus, il n'entendait nullementque des sermons renfermassent comme exemples des erreurs aussi absurdes que celles que M. de Boulogne avait introduites dans son sermon et que j'ai citées plus haut, bien qu'elles fussent en apparence à l'avantage de la puissance.

J'ai entendu souvent l'empereur se plaindre de ce que jamais le clergé de France — comme au reste celui de tous les pays — ne voulait abandonner sa prétention d exercer une action directe dans lesaffaires humaines, et à faire servir l'Évangile pour établir des dogmes politiques. Un sacerdoce tout mondain ne peut s'allier avec les maximes purement évangéliques. Aussi, l'envahissement de tout pouvoir, vuilà ce que prêchent les ecclésiasti(jues nourris de ces préjugés qui conduisent à l'idiotisme par la superstition. C'est ainsi que l'Espagne fut si longtemps dans les ténèbres, qu'elle eut tant de peine à produire des hommes supérieurs au jour du danger, parce que jusqu'alors le savoir, la philosophie, les agréments de la vie sociale lui avaient été refusés. Il fallut que la nation vraiment grande combattit ses propres entraves, les détruisît, et ce ne fut qu'à l'aide de cette force d'àme qui, s'unissantau bon sens et à la réfl'vit'n, constitue ce qu'on appelle le caractère et produit eulin l'homme vraiment supérieur.

Lorsque le concordat de 1803 parut en France,

nous fûmes inondés de cette foule de prêtres de tout âge qui, ayant vieilli, ou bien qui, ayant éié él»'vés au milieu des niallieurs publics de l'Éiat et l'Église, ressentaient si profondément les blessures produites par eux, que nulle indulgence ne les accompagnait dans leur mission sainte. C'est ainsi que M. l'abbé Fournier avait prêché avec cette intolérance, cette volonté de domination qui était la passion dominante du clergé fugitif rentré dans sa patrie \ Cette sorte de fanatisme, au fond, n'avait rien de bien profondément enraciné, parce que la conviction n'y était pas, surtout chez les hommes supérieurs. L'abbé Fournier avait de l'esprit, il comprit ce qu'il avait à faire, et il le comprit même en bon ecclésiastique. Il prêcha et prêcha convenablement. Il le fît même si bien qu'un jour, l'empereur ayant à nommer au siège de Montpellier, ce fut l'abbé Fournier qu'il y envoya, celui-là même qu'il avait mis chez les capucins de Mantoue parce qu'on le jugeait fou.

M Dubois était un jour chez lui lorsqu'on lui annonça M^ Vévêque de Montpellier !

Il connaissait celui que l'empereur avait choisi et le nom que prononçait l'huissier de son cabinet le fît sourire. Mais il s'empressa d'aller au-devant du nouveau prélat, qui, de son côté, l'aborda en souriant :

— Monsieur le comte, lui dit- il en lui prenant la main, je viens pour vous remercier ! vous voyez que je suis tout à fait dans les principes évangéliques, l'oubli des injures ! Mais au fait, toute plaisanterie cessante, je vous dois une éternelle reconnaissance, car enfîn, si je n'avais pas été arrêté comme fou et enfermé

1 Ce qu'on appelait La petite Eglise.

dans un lieu qui a failli me faire perdre en effet la raison, on n'aurait pas deniandé pour moi d'être transféré à Mantoue, le cardinal Fesch ne se serait pas intéressé à ma situation, il n'aurait pas demandé à me voir, il ne m'aurait pas emmené à Rome et je ne serais pas aujourd'hui évèque de Montpellier et le plus dévoué de vos serviteurs.

C'est une drôle d'histoire, n'est-ce pas, que celle de l'abbé Fournier? Il est toujours en Languedoc, occupantle siège de Narbonne, qui, je crois, est réuni à celui de Montpellier V Je trouve que c'est une attitude fort comique, surtout pour un prélat, que de le voir se rendre chez le lieutenant général de police pour le remercier de l'avoir fait enfermer comme fou!...

Pendant ce temps le pape était toujours prisonnier à Savone. Il ne vint habiter Fontainebleau qu'après le départ de l'empereur. Pendant ce temps il se passait des scènes étranges dans l'autre partie du globe. Hem'i Christophe était nommé roi d'Haïti! Un capucin, nommé Corneille Brell, le sacrait avec l'huile de cacao et, pour cette importante et solennelle fonction, il était créé grand-aumônier et duc de Lance. Déjà, en 1804, ce même capucin avait sacré l'empereur Dessalines. Les grands-officiers de la couronne s'appelaient duc de Marmelade, comte de LimoJiade, etc. Quant à la Constitution du royaume d'Haïti, elle est calquée sur la Constitution française de 1804. Cette parodie d'un grand empire et d'un grand homme, faite à la fois dans une province, pour ainsi dire, et par un esclave qui n'a pas même la grande âme de

• Autrefois l'archevêché de Narbonne comprenait Montpellier, et, je crois, deux autres évéchés. On le rétablit à la Restauration.

Spartacns, eh bien, cette parodie a pourtant donné lieu à de sottes et ridicules plaisanteries. Cette circonstance, toute naturelle en elle-même dès que l'Ile de Saint-Domingue est livrée à l'anarchie la plus complète, n'avait même rien de piquant. Christophe n'était que le singe noir des Antilles. C'est sans doute une singulière comédie, mais qui n'a aucun rapport scénique avec le drame qui se jouait alors en Europe.

La partie française de Saint-Domingue se trouvait, par le nouvel arrangement de choses, divisée en deux États, à l'époque de la mort du monstre d=^s Antilles, de Dessalines. Les mulâtres, ainsi que je l'ai expliqué dans son temps, voulurent changer la nature du gi)Uvernement de Saint-Domingue et établir un gouvernement républicain avec un président électif C'est alors que Christophe fut élu comme président de la République d'Haïti, pour quatre années seulement et que Péthion, un autre mulâtre, le mit hors la loi! Et puis voilà que maintenant Christophe met une couronne sur sa tête laineuse et joue aussi avec des sceptres, des couronnes et des hommes ! C'est une triste chose que l'histoire du monde!

Tandis que les cérémonies du sacre de Christophe occupaient les noirs des Antilles, notre vieille Europe était menacée jusque dans ses gothiques fondations. Les empires s'ébranlaient et se menaçaient d'une destruction mutuelle. La France se préparait à la lutte en guerrière conquérante. Quant à la Russie, dont les intentions hostiles ne pouvaient plus enfin se cacher, non seulement elle acceptait le combat, mais elle semblait le provoquer et vouloir donner le signal. Les autres puissances étaient toujours craintives, car, au premier mouvement, les douleurs de leurs blés-

m MEMOIRES

sures, fraîches encore, leur rappelaient que Napoléon punit sévèremenl le parjure. Sei-vfuii son p;iys qui fut toujDUi'S en première ligne dans son cœur, le duc de Bassano avait employé toute Tannée qui venait de s'écouler à gagner des auxiliaires, c'est-à-dire à les amener à faire des promesses plus positives qu'évasives, ce qui jusqu'à présent avait été leur jeu. L'Autriche, quoique alliée, semblait avoir delà répugnance à poursuivre son frère de Russie. La Prusse se montrait encore plus rétive, et M. de Krusmarck, alors chargé de ses intérêts, paraissait ne vouloir rien accorder. M. de Krusmarck était un homme de mérite et d'une volonté très arrêtée. Cependant rien n'était plus important que de s'assurer de la Prusse, il fallait qu'elle fût pour nous, ou bien qu'elle fût détruite. Le moment approchait où le parti devenait extrême. Le duc de Bassano écrivit à M. de Krusmarck :

« Mon cher baron,

« Le moment de prononcer sur le sort de la Prusse est enfin venu. Je ne puis vous cacher que cette question est pour elle une question de vie ou de MORT. A Tilsitt, l'empereur, vous le savez, avait déjà des intentions bien sévères. Ces intentions sont toujours les mêmes, et ne peuvent être contenues que dans le cas où la Prusse serait notre alliée, et notre alliée fidèle. Les moments sont chers et la circonstance des plus graves, songez-y bien, etc., etc. »

M. de Krusmank comprit enfin que la Prusse était perdue, si l'empereur Napoléon prenait seulement le toit d'une de ses chaumières, et le 24 de février ua traité oiTensif et défensif fut signé à Paris eotre la

F">nce et le cahinet de Berlin Qnnnt à l'Antrirhe, ellt Hait notre alliée naturelle, mais comme elle était bien ^ 'us encore notre ennemie naluteUe, on sait ce qu'il a*, vint de cette alliance contre laquelle l'empereur s'appuyait avec une si prolonde sécurité. Puis le Danemark, la Confédération du Rhin, tout était pour nous au moment où le premier clairon sonna le chant du départ.

Junot avait pris des bains de Barèges, et il ne se ressentait plus de ses douleurs rhumatismales. U avait sollicité avec ardeur, de l'empereur^ un commandement, quel qu'il fût, pourvu qu'il fît la guerre. L'empereur lui en donna un très mnerriifique. Il l'envoya à Milan pour prendre la direeiion des troupes d'Iialie et pour les conduire vers le Nord. Junot fut comblé de joie et partit de Paris au moment où l'on allait signer le traité de paix offensif et dr'feusifâVGC l'Autriche^. Elle donnait un secours de ireiiie mille hommes et soixante pièces de canon. C'était le prince deSchwnrtzenberg qui devait coramanJer les troupes autrichiennes.

Dans le même moment, la Suède signait aussi son traité avec la Russie ^ 1 Un ancien maréchal de France allait pointer le canon sur ^es compatriotes, sur ses frères d'armes, sur l'homme enfin dont on a dit si longtemps quil était jaloux ! Eh bien, il vend son bras pour une province ! La Norwège est promise à la Suède, et tout aussitôt la Suède arbore l'étendard

• J'ai le brouillon de sa lettre, et c'est une pièce qui rnonlre ml)ien il aiinail et la France et Vempureur.

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