CHAPITRE XV
Triomphe oe Fouché. — Saint-Réjant et le petit François. — Adresse de Fouché et le mouton sans le savoir. — Saint- Réjant sa propre victime. — Crime hors de comparaison. — Indignation des départements. — Habileté de Dubois. — Finesse sans fausseté. — Voyage en Bourgogne et unanimité de sentiments pour le premier consul. — Adresses remarquables et spontanées. — L'esprit républicain. — État prospère de la France. — Rétablissement des sœurs de charité. — Les Enfants-Trouvés et les hospices. — La bataille de Hohenlinden et jugement du premier consul. — Le géoéral d'Hautpoul et le général Poule-d'Eau.
Fouché eut à cette époque un moment de grand triomphe, ce fut l'arrestation des auteurs de la machine infernale \ Saint-Réjant, autrement M. le marquis de Cor... et le petit François furent pris et convaincus d'avoir attenté non seulement à la vie du premier consul, mais à la sûreté publique, par leur lâche et criminel attentat. Beaucoup de personnes furent compromises par cette découverte, et beaucoup tenant au parti royaliste. Il y eut surtout des religieuses, parmi lesquelles M""" de Goyon, de Cicé et
* Fouché avait toujours soutenu que le premier consul avait été attaqué plusieurs fois par les enragés, mais que, pour cette dernière entreprise, elle était faite par le parti royaliste. Et il ajoutait toujours : « J'ai d'autres soupçons parce que j'ai d'autres indications. » Et il avait raison.