LounoArin, canl. de Cadenet, arr. dTApt (Vancliue
Août IS3«) SKPTf*llI UVM. m
scr, ib le tieodroient presU de venir par autre chenuD endorre et surprendre nosdities gens. Ledict aeigoettr Jean Pauie ayant eu advis de oeste leur entreprise, le fett assavoir aux seigneurs de la Fayette et de Curton, qui se joiguirent avec luy, et outre le nombre qu'ils voulurent prendre des gens de clieval de leurs compagnies, luy amenèrent deux cens bons arc|uebusiers. Avec oeste trouppe, ils dealogerent de GavaillonS garnis d'eaehelles faictes à la haste, lesquelles, après avoir gamy de tous oosiez les advenues de peur de surprise et inconvénient, ils dressèrent contre les murailles, donnèrent un si furieux assault qu'ayant tué tous ceux qui plus vaillamment leur résistèrent, ils prindrent le chasteau de force et tous les autres amenèrent prisonniers avec eux sans trouver aucune rencontre ny encombrier, combien que le seigneur dom Ferrand de Gonzague leur eust couppé le chemin avec bien douze cens chevaux et seze enseignes de gens de pied ; mais par noz gens de cheval, qui a voient esté mis sur les advenues, avoient esté pris quatre des avant coureurs dudit Gonzague, et par eux avoit esté sceu le chemin qu'il tenoit et en quelle part il attendoit les nostres, parquoy ils se retirèrent par autre chemin.
Es mesmes jours coururent les ennemis à Gênas*, villette distante de leur camp environ de huict mille et deux de Gavaillon. L^it seigneur Jean Paule, adverij (>ar ses espies, y alla incontinant en courage de les y rencontrer, mais il trouva que ja ils estoient partis, et à oeste cause, se mettant à chemin de sa retraitte, envoya seulement douze chevaux des siens poup rebourser le chemin jusqu'à Salon de Grau qui ren*