Mondovi, »ar le eours supérieur du Tanaro
Itt MhlOmiS Dl MARTIN DI7 RILLAT. fg^pt. 1537
grande perte et dommage des assaillans. Le marquis du Guast, cogiioissant que par cesl endroit il perdoit ses hommes sans espérance de rien conquérir, la nuict sequente laissant des pièces pour battre à laditte brèche pour empescher de la rcmparer, meit uoe autre bande d'artillerie pour battre Tencoingneure du costé de Montdevis, laquelle ayant battue, noz gens venans à la deffence de la brèche estoient veuz par le flanc, de sorte qu'il n'y avoit ordre de se tenir sur le rempart, et ce par faulte que de bonne heure ledit Gesar ou ses ingénieux n'avoient faict un cavallier à laditte encongneure pour couvrir ledit flanc et servir de traverse, parquoy ledit Gesar, considérant qu'il n'y avoit plus de moyen de tenir, parlamenta, et par la composition fut conduit en s<>ureté avec tous les soldats, bagues sauves, jusqu'au lieu où estoit le seigneur de Humieres et le camp du Roy.
Siège de Pignerol. — Après la prise de Quieras, le marquis dressa son chemin pour aller assiéger Pigne> roi, espérant que, s'il la pouvoit mettre entre ses mains et fortifiant le pas de Suse, il mettroit Turin en impossibilité d'estre secouru et par ce moyen leveroit 1 occasion aux François de plus passer en Italie. Estant sur son chemin de Pignerol, passant près Savillan, envoya sommer le capitaine Jean de Turin de remettre la place entre ses mains, lequel luy feit responae d'avoir promis de la garder au nom du Roy, et que là où il auroit pnns les autres places de Piémont venant à luy il seroil très bien recueilly. Le marquis, cogno»sant que de s'amuser là ce seroit temps perdu et que prenant Pignerol, Savillan ne se pouvoit garder, pour n*avoir moyen d'estre envitaillée, passant outre, suivit son chemin de Pignerol, duquel lieu le seigneur de
Sept. 1&37] Bvmkia lptre. m
Humieret ae retira à Sesaoe, ayant laissé le oomlf Prandsque de Pootreme, lieutenant du Roy, avec cinq mille hommes de pied italiens. Ladilte ville de Pigoerd est une grande ville vague, laquelle pour l'es- Irangelé de l'assiette estant en montagnes et vallées, avoil erté auparavant estimée n*y avoir moyen de la fortifier; loutesfois, le comte Guy de Hangon, par Tadvis de plusieurs fortilicateurs et mesme d*un BoulloMMS nommé Uieronytne Marin ^ y a voit si bien faicl travailler qu*y arrivant le marquis tfX)uva par l'advis de ses capitaines qu*il n'estoit raisonnable de l'assaillir par force. Par quoy deiit>era de TalTamer, et pour oeat effset se logea en Tabbaye qui est sur le chemin de la Perouze et le reste de son armée tout à Tentour de b ville, de sorte qu'il esloit malaisé ou bien impossible d*y entrer vivres; vray est qu'ordinairement ceux de dedans faisoient de belles saillies sur le camp impérial, ne se laissant en repos jour ne nuict.
Condamnation de Hans Ludovic, — Vous avez ouy cy devant comme nostre armée estant si belle et gaillarde estoit devenue inutile par les mulinemens des lansquenets et la faulte d'obéissance; et le principal
L autheur desdittes rebellions estoit le capitaine Hans
Ludovic de Landeberg, l'un des principaux colonnels du duc de Wittemberg. Iceluy Ludovic entre autres
I choses a voit outragé le seigneur de Borran, commis-
saire ordinaire de la guerre, pour avoit Taict son office et mesme avoit mis la main sur l'cspée contre le seigneur de Humieres, lieutenant gênerai pour le Roy,
1. liieronimo Mariiio oa Marini, originaire de là&ara, pré» SusQolo, dans le Modenais. Il devait se diitinguer plus tard à Perpignan (1542] et à Saint-Dizier (1544). Voir A. Roaet et P. Lembey, ie Siège de Saini-DUier en /ô44, in-8*.
m irtMOIlUES DB UhWnJi DL' BBLUY. (8epl.H)Ct. 1537
dont on n*avoit sceu avoir la raison, pour estre trop bien accompagné; mais en ce temps que les ennemis arrivèrent devant Pignerol, ledit Ludovic fut arresté prisonnier à Lyon, où, après son procès faict, eut la teste couppée sur un eschaffault au lieu de la Grenette^
Passage de numseigneur le Dauphin en Piémont. — Le Roy, lequel on toute diligence faisoit marcher son armée, arriva à Lyon environ le sixiesme jour d'octobre', et estant adverty que le mar(|uis du Guast, sentant Tarmée du Roy se préparer pour passer en Piémont, avoit faict retirer tous les vivres de la plaine dedans les places fortes et ce qu'il n'avoit peu retirer Tavoit faict gaster, espérant par ce moyen empescfaer le passage du Roy pour la faulte de vivres, et avoit envoyé César de Naples pour avecques dix mille hommes foKifier et garder le pas de Suze, lequel y faisoit toute extrême diligence; le Roy, pour remédier à ce que son armée n*eust faulte de vivres, feit assembler tous les mullets, mulies, asnes, jumens et autres bestes de charge de tous les païs de Dauphiné, d'Auvergne, Forest, Beaujollois, Dombes, Lyonnois et Provence et d'une partie de Languedoc pour porter farines et autres vivres en telle abondance que cela peult suffire pour son armée. Et estant delit>eré luy mesmc en sa personne de passer en Italie et ne voulant laisser son royaume despourveu durant son absence, depescba monseigneur Charles, duc d'Orléans, son fils puisoé, son lieutenant gênerai en Picardie, Normandie, Paris
t. Le 15 septembre 1537.
3. François I*' éuh déjà à Lyon le 2 octobre. Lettre à La Rochepot (Bibl. nat., ms. fr. 3035, fol. 67).
Oet. 1&3T1 HlTTltlfl LIVIII. 4f&
et laie de France et autres pals circonvoisins ; et pour la jeunesse dudit prince, qui n*avoit encores grande experienoe du maniement des afbires, tuy l)ailla pour racoompagner et conseiller le cardinal du Bellay ; en Bourgongoe el Champagne renvoya le duc de Guise ; en Guienne et Languedoc le roy Henry de Navarre; en Bretagne le seigneur de Chasteaubriant.
Le Roy, après avoir pourveu aux ctioses cy dessus déclarées, ordonna monseigneur le Dauphin pour mareiier devant avec Tamiée et avec luy le grand maistre de Montmorency, par le conseil duquel toutes choses se faisoient, et pour maistre d'artillerie le seigneur de Buric, ayant quatre enseignes de gens de pied soubs sa charge, et au seigneur de Montejean donna chaire de dix mille hommes de pied françois. Et parce que le seigneur d'Annebault, qui avoit esté prins prisonnier devant Terouenne, estant gênerai de la cavallerie légère, n'estoit encores retourné de prison, donna sa chaîne de gênerai en son absence au seigneur César Fregose; et devoit y arriver jusques à quatorze cens hommes d'armes et quatoi-ze mille Suisses, dont il avoit envoyé faire levée pour, passans à Genève el à Chambery, se venir joindre à nostre armée à Grenoble et aux environs. Et délibéra de faire séjour audit lieu de Lyon quelques jours après le parlement de mondit seigneur le Dauphin pour faire acheminer les compagnies qui n'estoient encores arrivées, venant de Picardie, Normandie, Bretaigne, Champagne et autres pais loingtains.
Ekiviron le dixiesme jour d'octobre, partit mondit seigneur le Dauphin de Lyon, prenant le chemin de Grenoble et d'Ambrun, et arrivé qu'il fut à Briançon,
4(6 MtMOmiS Dl MARTIN DU BELLAY. (Od. 1537
trmiva ledit seigneur de Humieres et de Maugeroii*, lieutenant du Roy en Dauphiné en Tab^ionce de monsieur de Sainci Paul, avec deux ou trois mille légionnaires du paVs de Dauphiné et les reliques de Tarmée du seigneur de Humieres, sçavoir est les bandes qui estoient sorties d*Albe et de Quieras par composition, ainsi qu*avez entendu ; lesquelles estans joinctes avec le régiment d'environ viii mille lansquenets du comte Guillaume, marcha jusques à Ours, attendant le reste de son armée. Estant arrivé audit lieu d'Ours (qui est à quatre lieues de Briançon et à quatre de Suze, auquel lieu se dévoient rendre les gens de cheval qui arrivèrent de jour à autre à la file), monsieur le grand maistre de Montmorency, avecques l'advis des capitaines, entreprint d'aller à Ëssilles avecques une partie de l'armée, laissant le reste à Ours avec monseigneur le Dauphin, pour recognoistre la contenance de l'ennemy et tenter fortune, s'il y auroit moyen de foro^ le pas de Suze, pour selon ce qu'il cognoistroit en advertir mondit seigneur le Dauphin pour le suivre. Auquel lieu estant arrivé, marcha avec quelque cavallerie d'escorte pour luy mesme visiter la fortification du passage, laquelle estoit à un mille deçà Suze, à un destroict de la descente de la montagne venant de Ghaumont^ à Suze, lequel Ghaumont est le dernier village séparant le Dauphiné du marquisat de Suze. Estant arrivé sur un hault duquel il |H>uvoit considérer laditte fortification, oogneut que sur deux petites
1. Guy de Maugtron, sieur de Maugiron et d'AnipuU, gvitilhorome de la chambre, lieutenant au gouveriMmeot de Dta> phiné, mort en 1554. '^ ^ '
2. Chioraonte, sur la Doria Riparia, i mottlé ebenin enU^ Exilie* et Suae.
Oct. I&S71 Hurnftm Lini. 197
roontagmt tenans let deux coslez dudit destroict les ennemis airoieot faict deux bastions et entre les deux une grande et profonde trencbée bien remparée, de aorte que les hommes y estoient à couvert, et bien flanquée desdits deux bastions; mais il cogneut que gaigoant deux autres montagnes plus eminentes que celles où estoient les fortifications des ennemis, à coups d*arquelMise on leur pourroit commander et leur faire abandonner leurs fortifications.
Forcement du pa» de Suze eotUre Ceiar de Naples. — Ayant recogneu ce qu*il a voit désir deveoir, se retira à Saailles et adveriit monseigneur le Dauphin qu*il «Mt à marcher jusques audit lieu de Essilles, pour le soustenir, parce qu'il estoit délibéré de partir devant le jour pour tenter s*il pourroit forcer le pas. A Theure qu'il avoit délibéré, il partit, ayant en sa compagnie les bandes du comte Guillaume et mille ou douze cens soldats françois, de ceux qui estoient retournez de Piémont, et deux ou trois mille légionnaires de Dauphiné, parce que le reste de Tarmée, tant de pied que de cheval, n*estoit ancores arrivé, ce qu'il ne voulut attendre, craignant que temporisant, l'ennemy eust plus grand moyen de se fortifier. De gens de cheval n'avoit qu'environ quatre vingts ou cent chevaux légers soubs la chaire de monsieur de Brissac, y estant en personne pour les conduire, et quelques gentils hommes qui avoient prins les devans, ayans laisse derrière leur equippage. Avec ceste trouppe, mondit seigneur le grand maistre arriva au lieu de Qiaumont, où il ordonna de la forme de marcher, qui fut telle : à sa main droitte tenant le pendant de la montagne ordonna de marcher le comte Guillaume de Fustemberg avecques ses bandes, luy commandant de des-
4S8 MÉMOIMS DE MABTIN DU BELLAY. [Ocl. f5S7
bander mille ou douze cent arquebusiers, pour gaigner le dessus du bastion qu'avoient faict les ennemis sur sa main droitte» sur sa main gauche ordonna le capitaine Artiguedieu et le capitaine Hat, avec autres capitaines françois et gascons, et luy marcha par le milieu avec le reste des hommes qu*il avoit. Le capitaine Artiguedieu, et autres françois et gascons estans mieux en gambes que les lansquenets, gaignerent le dessus du bastion de main gauche, lequel commundoit au passage plus que Tautre, pour estre plus prochain, de sorte que dudit bastion on tiroit de poincte en blanc à coups d'arquebuse dedans le passage, et le forcèrent devant que les lansquenets arrivassent au leur. Les ennemis se voyans commandez de hault à bas, et que le capitaine Gavaret^ lieutenant de T Artiguedieu, avoit desja à la faveur de nostre an|uebuserie gaigné le bastion et taillé en pièces ceux qui ne 8*e8toient peu sauver à la fuitte, abandonnèrent le passage et se meirent à vau de roupte, les({uels mondit seigneur le grand maistre ayant à sa queue monseigneur le Dauphin pour le soustenir, suivit de si près qu'ils n'eurent loisir de s'arrester à Suze, où fut prins la pluspart de leur bagage et furent suivis jus<]ues à deux mille par delà. Vous pouvez estimer le traittement qu'eurent ceux qui demourerent sur la queue, car ceux qui fuyent trouvent tousjours qui les chasse ; et si nous eussions eu deux cens hommes d'armes, ou quatre ou cinq cens chevaux légers pour les amuser à l'escarmouche, attendant l'arrivée de noz lansquenets, j'estime que de dix mille hommes quMlspouvoicnt estre, peu se fussent sauvez pour dire des nouvelles aux autres.
1. Alexandre de Gavarret, capitaine de gent de pied. Voir Bibl. nat., m*, fr. 25791, fol. 388, 444.
Oci. 15S7] BumÉMI UVll. 429
MooMÎgncur le Dauphin et monsieur le grand BMiStre ayans ooostre Tesperance de plusieurs forcé on pas si malaisé, si bien pourveu d'hommes et si bien fortifié, pour estre leurs gens travaillez, conclurent de se loger pour oeste nuict en un lieu qui est mi chemin de Suze et du Bossolin, à Tentrée du val, et fut advisé par monseigneur le Dauphin avecques le cooaeil de monsieur le grand maistre et autres capitaines, de temporiser un jour, attendant rartillerie, gendarmerie, chevaux légers et gens de pied, qui veooieot à la Hle, parce que dedans le chasteau de Sme estoient demourez deux cens Espagnols qu'on ne vouloit laisser derrière, craignant qu'ils ne donnassent empeschement à noz vivres.
Prise du chasteau de Vtllane. — Le Roy, qui desja estoit party de Grenoble, désirant luy mesme se trouver au combat, marcha jusques à Ambrun ; le marquis du Guast, lequel tenoit Pignerol assiégé en grande nécessité de vivres, adverty de la deflfaicte de César de Naples, leva son siège et se retira à Rivole avec toutes ses forces, pensant audit lieu nous faire teste. Le seigneur de Burie, lequel avoit charge de l'artille- He, estant arrivé à Suze avecques son equippage, après ravoir planté devant ledit chasteau de Suze et tiré une volée de deux canons, ceux de dedans se rendirent à M discrétion, qui fut telle qu'on les envoya sans armes et en chemise. Monseigneur le Dauphin, estant Tartillerie arrivée et le reste de son armée, hors mis les Suisses qui venoient à la tile, desquels estoit le capitaine gênerai le comte de Tende, marcha à S. Antoine* et de là à Villane, espérant y trouver le marquis du
1. San-Antoaino, sur U Doria Riparia, à 10 kil. en amont d'ATÎfliana.
490 MÉMOIRES DE MARTIN Ot BELLAY. (Oct 1&37
Guasl pour le combatre, lequel estoit logé à Rivole; mtis ledil marquis, sçacliant nostre armée avoir dressé son chemin droict à luy, ne voulut attendre le hazart et se retira vers Montcatier, où au bout du ponl de deçà il se logea. Parquoy monseigneur le Dauphin et monsieur le grand maistre ne voulurent passer outre Villane que premièrement ils n'eussent mis en leur obéissance le chastcau dudit lieu, afin de faire le chemin libre. Ledit chasteau est assis sur la poincte d'une montagne, cliose qui donnoit grande espérance à ceux de dedans que ne pourrions loger nostre artillerie eo lieu dont on les sceust battre. Mais, monsieur le grand maistre, après avoir bien revisité les environs, trouva une autre petite montagne quasi esgalle à celle du chasteau, du costé qui lire à S. Michel : vray est qu'il y avoit loing et qu'il est malaisé d'y monter PaKillerie n'a beufs n'a chevaux, toutefois avec des cordages et avecques l'ayde tant des Suisses que des lansquenets, à force de bras il feit guinder deux canons; puis envoya sommer ceux du chasteau, qui pouvoient estre deux cens Espagnols, lesquels ayans faict refus de rendre la place, en toute diligence feit tirer l'artillerie, laquelle en peu d'heure feit brèche, parce que la place n'estoit remparée et n'avoient les assiégez moyen de lu remparer, pour n'avoir dedans laditte place fumiers ne terre, à raison qu'elle est sise sur une roche. Les ennemis, ne voyans moyen de se couvrir, demandèrent à parlamenter, mais ce fut trop tard, car cependant les gens de pied françois les voyans estonnez à l'opposite de la brèche, montèrent oontremont le rocher et avec eschelles entrèrent dedans et taillereol en pièces ce qui se trouva, hors mis le capitaine et l'enseigne qui furent prins en vie, lesquels monsieur
Oct. I&S7] HUmiMB LIVRE. 431
le grand niaistre fist pendre et estrangler, pour donner exemple aux autres de n*eflre si téméraires d'attendre dedans une inescliante pbœ une armée iriiiçoite dfioefidant en sa première fureur.
Aprèfl que le cbasieau Tut entre noi mains et qu'on eut pourveu à la garde d'iœluy, la veille de Toussaincta marcha nostre armée à RWole, auquel lieu nous séjouriiawnis deux jours et logeatmea où le camp impérial avoit campé les jours precedans; lequel sentant que roonseigMiir le Dauphin marchoit en telle diligence, Tavoit abandonné et s*esloit retiré à Montcalier, CMMnme cy devant est dit, et fut le deslogemenl dea ennemis si soudain qu'ils n'eurent loisir de gaster les vivres qui estoient dedans et laissèrent tous leurs malades à nostre miséricorde. Audit lieu de Ri vole s^asaembla te reste de nostre armée, hors mis quatre ou dnq mille Suisses qui n'estoient enoores arrivez; ce nonobstant fut mis en delil>eration des capitaines sçavoir le chemin qu'on devoit tenir, ou de suivre Tennemy, ou de prendre le chemin de Vulpian, Ghevas et Vercel, ausquels lieux se pourroit faire quelque bonne exécution, trouvant les places despourveues, lesquelles malaisément l'ennemy pouvoit secourir, estans ses forces de l'autre costé. Enfin fut conclu d'aller loger à Grouillas ^ qui esloit lieu à profK)6 pour prendre l'un et l'autre chemin, et est petite ville à iij mille de Turin et trois de Montcalier, où s'estoit retiré le camp impérial, parce qu'estant audit lieu de Grouillas, on auroit moyen de faire conduire des bleda dedans Turin des petits forts des environs, ausquels on avoit grande abondance, et là faire la munition de