Carignano. sur le Pà, à 10 kil. en amont de Moncalieri
Not. fSST) HUmÈMI LIVM. m
jour tous les soldats que roonseigneur le Dtuphin •voit laissé à la garde de la rivière furent dedans la ville, sans faire tort aux citadins, ce qu'incontinaiit ledit seigneur de Laogey fist sçavoir à mons(>igneur le Dauphin et à moodit seigneur le grand maistre. Lesquels ajaos œsi advertissement firent passer leur armée à Garigoao b rivière cl allèrent camper à ViU ledestellon', esperaos eocores trouver le marquis du Qoasi à Quiers, mais il o*y estoit plus, car dès qu*il fut arrivé il s*en alb à Ast, laissant quatre mille hommes dedans Quiers et pour chef dom Antoine d*Arragoo, son beau frère. Parquoy noz gens coururent de toutes parts sans trouver personne qui les oontredist et prindreot Poirin, Rive de Quiers', Villeneusve d'Ast', Montafye^, Antignan^ et tous les petits forts jusques aux portes d'Ast, de Quieras, d*Albe et de Fossan; et par tous les petits forts meireot gens pour les garder, parce que tous les bleds du pals estoient retirez dedans lesdits forts, qui fut un grand soulagement pour envitailler nostre camp et ooi places. Aussi monsieur le grand maistre envoya le présidant Poyet et autres munitionnaires à Montcalier pour faire mener les bleds y estans à Turin, tant par eau que par terre, de sorte qu'en peu de jours il y eut bleds et vins pour un an; cependant y avoit ordinairement escarmouches devant Quiers et estoit nostre camp à Villedestellon, car le Roy avoit mandé