‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay; (volume 3)Chapitre 145 sur 223 · Il est à noter que tout ce paragraphe manque dans le · texte numérisé non relu

Il est à noter que tout ce paragraphe manque dans le

Mai 1522] DEUXIÈME LIVRE. 235

Estant le seigneur de Pontdormy arrivé à la porte de Cremonne (comme je vien de dire), y trouva le seigneur Federic de Bozzolo et le seigneur Jean, que j'ay nagueres dit s'y estre retirez après la perte de Laudes ; puis envoya loger la gendarmerie dedans la ville et luy tout à cheval attendit mondit seigneur le mareschal, qui arriva deux heures après. Le lendemain furent distribuez les quartiers et fut ordonné à un chacun ce qu'il avoit à garder, car ils estoient bien asseurez qu'ils ne feroient long séjour sans estre assiégez. Le seigneur Jean feit telle diligence qu'en quatre jours il eut une trouppe de quinze ou seize cens hommes ; le seigneur Federic s'en alla en ses pais, pour aussi faire levée de gens, et cinq ou six jours après les ennemis se vindrent camper près la ville. A leur arrivée, le seigneur Jean se mutina, demandant estre payé, et gaigna l'une des portes de devers le camp de l'ennemy, menassant de la luy bailler s'il* n'avoit paiement; parquoy on fut contraint d'emprunter de tous costez pour luy fournir son paiement. Pendant ce temps, le marquis de Pesquaire fut envoyé à Pissequeton, qui est l'une des plus fortes places d'Italie sur la rivière d'Adde, laquelle, pour l'estonnement de ceux qui la gardoient pour le Roy, luy fut rendue.

Capitulation sur Cremonne, — Nos gens, ayans

manuscrit. — Une première commission, nommée le 11 mars 1523, après une longue enquête, rendit en effet le 27 janvier 1525 un jugement qui, en somme, innocentait Semblançay. Une nouvelle commission, nommée le 26 mai 1527, le condamna à mort, le 9 août suivant, et Semblançay fut pendu le surlendemain.

Page 1