XIV INTRODUCTION
Bernaville, il a son cheval tué sous lui (15 mars) ; il défend ensuite Doullens contre les attaques du comte de Buren (fin mars) 1 . Peu après, apprenant que Henry VIII prépare à Douvres une armée d'invasion et qu'à la veille d'opérer une descente à Calais il se dispose à envoyer un héraut défier le roi de France, le duc de Vendôme dépêche « en poste » Martin du Bellay, qui vient trouver François I w à Lyon (mai) 2 . Les Anglais échouèrent dans leur entreprise sur la Picardie. Dans la campagne d'automne, Martin se distingua au passage de l'Écluse, en Artois (sur la Sensée), où il réussit à dégager le jeune François de Lorraine, frère d'Antoine, le duc de Lorraine, et de Claude, le futur duc de Guise 3 . L'année suivante, il coopère au ravitaillement de Thérouanne 4 . Pas plus que le duc de Bourbon-Vendôme, Martin du Bellay ne suivra le roi de France lorsque, à l'automne de 1524, les Français franchiront les Alpes à la poursuite des Impériaux et descendront assiéger Pavie. Le duc avait été laissé dans le royaume comme lieutenant général du roi en Picardie et Ile-de-France. Martin du Bellay se trouva aux affaires de Rincq et de Hesdin (février 1525), où fut tué Antoine de Créqui, sieur de Pont-Remy 5 . Six ans plus tard, en septembre 1531, la fille du valeureux gentilhomme picard, Anne de Créqui, devenait la belle-sœur de Martin par son mariage avec Guillaume du Bellay.