Ibid., 1. 1, p
INTRODUCTION. xin
Bellay avec Adrien de Hangest prolongea quelque peu son séjour à la cour bourguignonne : il eut l'occasion d'entendre le sieur de Chievres expliquer comment il avait compris l'éducation du jeune prince dont il était le gouverneur 1 . Nous ignorons à quelle date précise Martin rentra en France : il est possible qu'il revint à temps pour prendre part à la campagne de Marignan et qu'en décembre 1515 il suivit à Venise le duc de Vendôme; en tout cas, ce qu'il en dit, comme date et comme impression, est suffisamment précis pour permettre d'7 voir un souvenir personnel 2 .
En 1518, nous le trouvons à Londres, où il est venu dans la suite de Guillaume Gouffier, sieur de Bonivet (septembre-octobre). Il y fit un séjour d'environ six semaines et put voir enfermé dans la tour de Londres William de la Pôle, le plus jeune représentant d'une famille qui avait conspiré d'enlever le trône d'Angleterre aux Lancastre 3 . L'année suivante, il assista sans doute à l'entrevue du Camp du drap d'or, qu'il paraît bien décrire en témoin oculaire (juin 1519) 4 .
En 1521, la guerre commence entre François I er et Charles d'Autriche, devenu, depuis l'élection du 28 juin 1519, l'empereur Charles-Quint. Martin du Bellay, sous les ordres du duc de Bourbon-Vendôme, sert en Picardie. Il assiste avec son frère Guillaume aux opérations devant Valenciennes et Hesdin 5 . Au début de 1522, il est en garnison à Doullens avec le sieur d'Estrées : au passage de l'Authie, dans le choc avec les lansquenets qui ont pillé
i. Mémoires, t. 1, p. 57-59.