Mémoires, t. H, p
INTRODUCTION. ra
Parlement de Paris (1526-1536)*, René fût vicaire général de son frère Jean, évêque de Paris; en cette qualité, il eut quelques démêlés avec la Sorbonne au sujet de la poursuite des hérétiques et notamment lors de l'affaire du recteur Cop (novembre 1533)*. Abbé de Saint-Main, du Gué-de-FAunay et évêque de Grasse (1532), il fut, en 1535, remplacé dans ce siège par Benoît Tagliacarne (Theocrenus) et il obtint celui du Mans : il y demeura jusqu'à sa mort, menant une existence pieuse, modeste et sage. Ce fut un homme heureux : il administra son diocèse, cultiva son jardin et ne négligea pas les lettres; il eut pour secrétaire Jacques Peletier, du Mans, et tonsura Ronsard 8 .
A sa mort (1546), l'évêché du Mans passa à son frère Jean, dont la carrière ecclésiastique et politique fut particulièrement brillante 4 . Évêque de Bayonne en 1526, de Paris
1. Il succéda à Nicole Brachet le 14 avril 1526 et fut reçu le 14 août suivant; il fat remplacé par Jacques Desligneris, reçu le 20 mars 1536. Catalogue des actes de François /•', t. V, n° 18576, et t. VH, n» 26072.
2. Weiss-Boorrilly, Jean du Bellay , les protestants et la Sorbonne, p. 20-21, 34-35, 52-63.
3. Sur René du Bellay, voir Gallia Christiana, XIV, col. 414 ; Trincant, Histoire généalogique, ms. 537, fol. 168 et suiv.; abbé Blanchard, Bulletin de la Société archéologique du Vendâmois, 1897, p. 187-200; B. Hauréau, Histoire littéraire du Maine, 2« éd., t. IV, p. 164-168; abbé L. Froger, l'Itinéraire- de René du Bellay, évêque du Mans, dans \& Revue historique et archéologique du Maine, 1908; Clément Jugé, Jacques Peletier du Mans (1517-1582), 1907, p. 22-23, 34-35.
4. Sur Jean du Bellay, voir, outre Y Histoire manuscrite de Trincant, Gallia Christiana, I, col. 1320; II, col. 539, 848; VH, col. 160-163; B. Hauréau, op. cit., t. IV, p. 106-156; marquis de la Jonquière, le Cardinal du Bellay, 1887; abbé Blanchard, Bulletin de la Société archéologique du Vendâmois, 1896, p. 203-231 ; Léon Séché, le Cardinal du Bellay au Maine, de sa naissance à sa mort,