XLIV INTRODUCTION
L'Empereur Voulant prendre sa revanche sur le roi de France, la guerre commença donc et fut marquée par la tentative de Charles-Quint sur Metz, que François de Guise défendit victorieusement. « Echouant à Metz, l'Empereur porta l'attaque au nord, où il se trouvoit tout près de ses magasins de Bruxelles. » Une nouvelle campagne d'Artois s'ouvrait. Martin du Bellay se retrouvait là sur un théâtre qui lui était familier. D'Auxy-le-Château, où se concentrèrent les troupes françaises, Martin fut chargé de pourvoir au ravitaillement et à la défense de Thérouanne et de Hesdin 1 . Ces deux places furent bientôt assiégées par les Impériaux. Toutes deux, à un mois de distance, durent capituler : Thérouanne le 20 juin, Hesdin le 17 juillet. Dans Hesdin fut fait prisonnier le duc de Bouillon, dont précisément Martin était le lieutenant en Normandie. A la fin de juillet, Montmorency réunit un fort contingent au camp de Hem, près d'Amiens. Les opérations débutèrent par quelques succès : « l'estraicte > de Doullens (13 août) et la retraite de l'ennemi sur Bapaume et Cambrai. Les Français franchirent l'Escaut à Crèvecœur (12 septembre); le 16, ils arrivèrent devant le camp impérial, près de Cateau-Cambrésis. Mais la suite fut lamentable; le 17 septembre, un conseil de guerre tenu à Solesmes décida la retraite, et quatre jours après, à Fonsomme, cette armée, sur laquelle on avait fondé tant d'es-
cbnquerir est la femelle et le conserver c'est le masle. Asseurez vous, monsieur mon oncle, que je vouidroys avoir cest heur de povoir estre avec vous deux ou troys jours, car il en fauldroit bien aultant davant que nous eussions tout dit. Si ne laisseroy je pour cela en toutes les messes que je diroy de vous avoir en» mon mémento... » Bulletin historique et archéologique du Comité des travaux historiques, 1895, p. 31.