‹ Mémoires de Martin et Guillaume Du Bellay (volume 4)Chapitre 39 sur 258 · XLVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLVI INTRODUCTION

l'hiver une enquête sur les réserves de blé que possédaient les places normandes 1 . Il pourvoyait aux fortifications des principaux points : les îles Chausey, Cherbourg, le château de Caen, le Havre, Vatteline, Dieppe 2 . On le voit en relations étroites avec un des plus fameux corsaires du temps, François Le Clerc, dit Jambe de bois 3 . Les rapports franco-anglais s'aigrissent de plus en plus durant l'été de 1554. L'échec de la médiation anglaise aux conférences de Marcq (mai- juin 1555) paraît rendre probable une entrée en scène des Anglais aux côtés des Flamands. Tous les gentilshommes normands qui demeurent à une demie lieue du rivage sont mis à la disposition de l'amiral Gaspard de Goligny 4 . Martin s'occupe du rassemblement d'une importante flotte à Dieppe, qui réussit à disloquer, près de Douvres, une flotte flamande (août 1555). Dans la crainte d'un retour offensif de l'ennemi, et pour mieux surveiller le littoral du pays de Caux, Martin se fixe dans son fief d'Yvetot et pousse activement les fortifications 5 .

La trêve de Vaucelles (5 février 1556) n'interrompit pas longtemps les hostilités. Dès les premiers jours de 1557, en efiet, elles reprennent partout en Flandre, en Italie, sur terre comme sur mer, avec les Impériaux comme avec les Anglais. La mobilisation générale des forces hispano-anglaises et le défi de Marie Tudor (9 juin 1557) mettent la côte normande en danger. Au milieu de juin, l'amiral anglais paraît devant

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