Voir Bourrilly, Guillaume du Bellay
m INTRODUCTION.
suivante, une première mission fort courte (mars-avril 1529) en Angleterre lui permit d'entrer en relations avec le cardinal Wolsey et de reconnaître les ressorts de la politique anglaise. Deux considérations dominaient Henry VIII : sa cupidité et une passion violente pour Anne Boleyn, celle-ci l'emportant sur celle-là. Pour épouser la favorite, le roi désirait à tout prix se débarrasser de sa femme Catherine d'Aragon, tante de l'empereur Charles-Quint. Il fallait faire prononcer la nullité de ce mariage conclu grâce à une dispense qu'avait accordée Jules II. Dès lors, la question du divorce de Henry VIII prend la première place dans les rapports franco-anglais. Guillaume du Bellay en profite pour gagner la confiance du souverain anglais et de son ministre : il en obtient d'importantes concessions pécuniaires sur les clauses du traité de Cambrai (août-septembre 1529; janvier-mars 1530). En retour, il se consacre entièrement à l'affaire du divorce : il utilise son crédit dans les universités consultées sur la légalité de la dispense pontificale, à Angers, à Poitiers; en Sorbonne surtout, il intrigue, il menace. Il fait marcher Jean, l'évêque, et même Martin, l'homme d'armes : les trois frères, chacun selon ses moyens et à sa place, agissent de concert, et finalement Henry VIII obtient une réponse conforme à ses désirs. U en sut un gré particulier aux deux diplomates : Guillaume put en faire l'épreuve dans les quelques missions dont il fut encore chargé en Angleterre (en août-septembre 1532, en février 1533, en octobredécembre 1534).
Le divorce entraîna la rupture de Henry VIII avec la papauté : Guillaume du Bellay se trouve ainsi avoir travaillé à l'entrée de l'Angleterre dans les voies de la Réforme. Ses missions en Allemagne le mirent plus particulièrement