Voir les Commentairtê dt Biaise de Momlme, t. I, p
2. Il faot lire Ljnard ou Lyenard, lieatenant du capitaine Gavarret {Commentaires, t. I, p. 206, note 2). Monluc cite (t. I, p. 259), outre les capitaines Gasqnet et Lvenard, « le Brenil » et le capitaine Favas.
3. Le s' de Caillac. Voir P. Coarteaoll, Momtue kisioHem, p. 301, note 2.
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lay« sieur de Langej, gouverneur de Turio, d'aller de la bataille à l'avant garde et à Tarriere garde, afin que selon que Tennemy se gouverneroit il fist marcher les nofilres.
L'ordre qu'avoit mis le marquis estoit qu'il faisoit marcher sur nostre main droicte le prince de Saleme * avec dix mille Italiens ; au milieu marchoit Âlisprand de Madruoe', frère du cardinal de Trente, avecques plusieurs autres colonnels et capitaines allemans, et y avoit en leur bataillon dix mille lansquenetz, dont il n'y avoit un seul qui ne fust armé, car le marquis avoit pris toutes les armes qu'il avoit trouvées dedans Milan. Et au droit de noz Gruiens, et à l'autre costé de leurs lansquenets, et à nostre main gauche marchoit dom Raymond de Cardone avecques un bataillon de six mille hommes, moitié vieils soldats espagnols et moitié vieils soldats allemans, tous nourris ensemble à la guerre depuis le voyage de Tunis et d'Arger. Au costé du prince de Saleme et de son bataillon marchoient environ de sept à huict cens chevaux envoyez par le duc de Florence* au secours des Impériaux, conduits par Rodolphe Baglion ^ ; au milieu d'entre les lansque-
1. Femand de San-Severino, dernier prince de Saleme, né le 18 janvier 1507.
2. Alisprando Madnizzo, frère de Christophe Madruzzo, évéque de Trente, cardinal en 1542. Voir Brantôme, Œuvres^ t. I, p. 346-348.
3. Coune l*' de Médicis (1519-1574), fils de Jean des Bandes- Noires et de Maria Salviati, duc de Florence (1537), grand-duc de Toscane (l** septembre 1569).
4. Rodolfo BagUone, fils de Malatesu Baglione, né vers 1518. Voir Louis de Baglion, Pérouse et teê Baglioni, 1909, p. 392- 498; Desjardins, op. cit., t. lil, p. 64-67, 95-96, 98, 100-103.
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nets et Espagnols marchoit le marquis du Guast avecques pareil nombre de cavalerie et à l'autre oosté des Espagnols marchoit le prince de SulmoneS fils du feu vice roy de Naples dom Charles de Lannoy, capitaine gênerai de toute la cavalerie, avecques pareil nombre de cavalerie que les autres. Et estoient lesdites troupes impériales rengées sur le hault', dont nous estions partis le soir précédant, auquel nous avions délibéré de retourner, pour gaigner l'avantage, mais le marquis Tavoit le premier occupé et avoit mis au droit de deux cassines, dont Tune estoit du oosté des Allemans, l'autre au costé des Espagnols, dix pièces d'artillerie d'une part et dix de l'autre, lesquelles estoient en lieu si avantageux que noz gens ne pouvoient marcher à eux que lesdites pièces ne donnassent dedans noz batailles du hault en bas. Ce faict, le marquis avec cinq ou six chevaux se retira sur un petit hault, duquel il voyoit et pouvoit commander à toute son armée, tant à droicte quâ gauche et au milieu ; puis manda au prince de Saleme qu'il n'eust à marcher plus avant que le lieu où il estoit sans son conmiandement ; mais le marquis, estonné de son gros host d'Allemans renversé (comme tantost je diray), n*eut (à mon avis) loisir, ou ne luy souvint de mander au prince de Salerne ce qu'il avoit à faire, parquoy il ne bougea de son lieu, ce qui nous feit grand plaisir, car s'il eust marché au costé des Allemans, il eust bien empesché le bataillon de nos François, pendant qu'ils estoient emliesongnez contre lesdits Allemans.