Là Chaussée (Marne), cant. et arr. de ViU^-le-François
2. François Errault, s' de Chemans, second fils d'Antoine Brrault et de Roberte Boaillé-Bourgneuf, né à Cheman» (Anjou) en 1500, conseiller au Parlement de Paris (1532), président an Parlement de Turin (1540), chancelier de France, 12 juin 1543 (F. Vindry, tes Parlementairet /hwfaà au XVf siècle, t. I, p. 366). Il ne participa qu'à la première conférence, celle do 29 août, c«r 11 mourut à Châlons le 3 tepterobre suirant.
3. Pierre Rémond ou Raymond, avocat du roi au Parlement de Paria (5 janvier 1535), premier président au Parlement de
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premier président de Rouen, et le seigneur de TAubespine*, conseiller du Roy et secrétaire d*estat et des finances. L'amiral d*Annebault et les deputei de TEmpereur, ayans par quelques jours communiqué ensemble, entrèrent en quelques articles de traitiez, mais ils ne feirent aucune conclusion ; et s'en retourna ledit Amiral au camp et feit entendre au Roy Testât de sa negotiation, pour sur iceluy sçavoir sa volonté.
Ce temps pendant, TEmpereur vint loger à Thin TEvesque', deux lieues près de Challons; puis passant entre Challons et Nostre Dame de TEspine', vint camper près de la rivière de Marne, une lieue au dessous de Challons et deux lieues près de nostre camp, et estoit ladite rivière entre deux. Passant l'armée impériale par devant Challons, ceux de laditte ville oognoissans que l'Empereur passoit outre sans les vouloir attaquer, la jeunesse de monseigneur de Nevers sortit à l'escarmouche pour recognoistre l'ennemy et
Rouen (décembre 1543), président au Parlement de Paris (18 avrU 1545).
1. Claude de TAubespine, secrétaire des finances. Il avait été envoyé en Angleterre en juillet 1542 (CattUogue dc$ actes , t. IV, n* 12626). — Les instructions de ces ambassadeurs sont anx archives du ministère des Affaires étrangères, Angleterre, 2, fol. 125 et soiv. Les négociations durèrent du 9 au 25 septembre. Cf. Ribier, Lettres et mémoires d'Estat, t. I, p. 575.
2. Thin-l'Évéque. Il n'existe plus de localité de ce nom; Paillard et Hérelle {op. cit., p. 290, note 3) supposent une erreur de copie ou de lecture pour château^ les évèques de ChAlons ajant leur cbiteau dans les environs de Sarry (Marne). Charles- Qoint et l'armée impériale j séjournèrent du 31 août au 2 septembre.
3. Lépine, an nord-est de ChAlons, sur la Vesle, cant. de Marson, arr. de Chllona (Marne).
tM MÉMOniBS DE MAMOtaO IBLLAT. [Sept. IM4
rompre leurs lances pour Tamoar de leurs daines, et avec eux les chevaux légers, de sorte que l'escarmouche se dressa forte et roide, et se feirent de belles charges, prinses et recousses tant d*un costé que d'autre ; mais en fin arrivant la force du camp de Teonemy, noz gens furent contrains de tenir bridée II y mourut de gens de bien et d'une part et d'autre, et entre autres des nostres le seigneur des Bordes' et le jeune Genlis, tous deux de la maison de monseigneur d'Orléans, et furent tuez de coups de pistoles, qui sont petites arcbouzes qui n'ont qu'environ un pied de canon, et tire l'on avecques une main, domiant le feu avec le rouet.
Prise du comte Guillaume. — Estant l'Empereur campé au lieu que je viens de dire, le comte Guillaume de Fustemberg (qui cstoit l'un des principaux qui avoient persuadé à l'Empereur de prendre ce chemin, parce qu'il le cognoissoit pour avoir esté sept ou huict ans au service du Roy, et, venant d'Allemagne pour ledit service, prenoit tousjours son chemin le long d'icclle rivière de Marne) partit environ minuict du camp impérial, seulement accompagné d'un guide, f)our aller recognoistre un gué de ladite rivière, où autresfois il avoit passé, espérant par là faire passer l'Enipcreur et son armée. Arrivé qu'il fut audit gué, laissa son guide sur le bord de l'eau pour luy mesmes souder le gué, lequel il trouva fort aisé et le paan ; mais quelques gentilshommes de la maison du Hoy et
1. L'escarmottcbe se produisit probftblement le 2 septembre. Voir Paillard et Hérelle. op. eif., p. 299*300.
2. Philippe de U PUtière, •' des Bordes, mtâtn d'hôtel ordinaire du Roi.
8«pt. 1544) DIXlftMl UVms. MT
une partie de la compagnie de monsieur l'Amiral, au»queU il toucboit oeste nuict de faire la garde, eataoa leurs seoUnelles prochaines de là (car elles estoient le long de Teau) desoouvrtrent ledit comte Guillaume, et sans Ikire alarme se jetterent entre la rivière et luy, teUemenl que se cuidant retirer au passage, il fut prins saoa rontance ; puis estant amené au camp, lut reco> goen et eoToyé en la Bastille de Paris, et depuis paya trente mille escus pour sa rançon ^
Chemin de ^Empereur. — L*£mpereur voyant son armée se ruiner par famine, à cause de toutes parts les vivres luy estoient coupez, tant devant, derrière, que par les costez, délibéra de faire sa retraitte par Soissons. Mais secrettement par un moyne espagnol de la maison de Gousments', lequel avoit esté finstrument du confesseur de TEmpereur, pour mettre les traictez en avant, feit baster de remettre sus les prop<M de la paix, feignant toutesfois qu'elle ne venoit de luy. Et ce pendant pour trouver moyen de vivre, suyvit tousjours la rivière, estant en bazard d'une grande ruine, sans qu'il fut adverty que monseigneur le Daupbin avoit envoyé à Espernay un capitaine de gens de pied, pour faire retirer les vivres qui estoient audict lieu et rompre le pont qui estoit sur la rivière, et ce qui ne se pourroit sauver, tant de bleds, vins qu'autres vivres, le jetter en la rivière aval l'eaue et le gaster. Mais il y feit mal son devoir, de sorte qu'il fut surprins de l'Empereur, lequel trouva le pont qui n'estoit rompu et grande abondance de vivres,
1. Sur la prise de GuilUame de Furstemberg, voir Paillard et Hérelle, op. eU., p. 324-327.