‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 144 sur 200 · Rue, cant. de l'arr. d'Abberille (Somme · texte numérisé non relu

Rue, cant. de l'arr. d'Abberille (Somme

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pied et quatre mille légionnaires, environ mille ou douze cens hommes d'armes et sept ou huict cens chevaux légers.

Arrivé ledict Langey au camp, exposa audict mareschai du Biez, en la présence de tous les capitaines, tels que le seigneur de la Hoche du Maine, le seigneur de la Guiche, le seigneur d'Eslrée, le seigneur de Villebon, le seigneur de Heilly, le seigneur de Brissac, gênerai de la cavalerie légère, le comte Rein Grave* et plusieurs autres capitaines, la chaîne qu'il avoit du Roy ; mais ledict mareschal déclara en ladicte compagnie qu'il avoit advertissemenl que Tennemy s'assembloit à Calais pour venir secourir Boulongne par terre, laquelle (à ce qu'il disoit) il tenoit pour affamée, et qu'à ceste occasion il esloit délibéré de passer la rivière et abandonner le fort, laissant seulement trois ou quatre mille hommes dedans, et aller loger sur le Mont Lambert', pour eslre en teste à l'ennemy et luy donner la bataille s'il venoit pour secourir ladicte ville. Plusieurs des capitaines ne tmuverent qu'il (ust vraysembable que l'Anglois vousist bazarder une bataille par terre, attendu qu'il n'estoit si fort que nous, pour venir renvitailler sa ville, laquelle tous les jours à nostre veue et sans danger il refreschissoit par mer, et qu'en un navire seul on peut porter plus de vivres qu*en mille chariots. A ceste occasion ne pouvoient trouver bon qu'on abandonnast ledict fort pour passer

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