Bevu» dt ta Rtnaissane*^ t. Il, p
i, Kpitom* de l'antiquiU des Gaules et de France, par feu p^essire Guillaume du Bellay, seigneur de Lançey, chevalier de tordre du Roy et son lieutenant gênerai en Piedmont. Avec ce un prologue ou prefam tus toute son Histoire^ et U catalogue des livres olUgueM en mt hprm de tmttiquité des Gaules et de France. Plus sont adjousties MM oraÙM «1 iÊUS epistres, faietes en latin par ledict autkeur et per /«y metmet (roAiites de latin en françoys^ Pari», ViDœnt Sérient*, 4556. Le privilège est da 25 décembre 1555. — L'ÉpitooM* eomprvnd quatre livres : c'est la moitié de la première Ogdoade servant d'iotrodaetioa ; le Prologue est celui qoi sera reproduit à noavsaa dans les Mémoires: l'oraiaon fut prononoée oa écrite à propos des sKkiree de Hongrie i la diète de Haiifbonne, 153? ; !«« deus épIlrsSf ruoe aot^diesnt écrite par un MK:r«>tAiro. l'autre par Praoçoi* I», ont trait aux aflUree d'Allemagne (1536).
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Prtnçois I*'f Cela nous paraît donteaz. Noos croirions plutôt qu'il eD était arriTé Mokmeotà l'époque dont Guillaume traitait en détail dans les « deux lirres » d-deasus indiqués et qui forment les livres V, VI et VII. Le quatrième lirre, en effet, se termine par des phrases qui répètent presque textuellement celles de l'ATertissement au lecteur de l'Épi* looe*. Biais, ea plus. Martin y exprime Tespoir de pouvoir « suivre au plus près de la vérité ce qui est advenu jusqnes au trespas du feu roy François >. Ce serait donc après 1555, dans le courant de 1556 probablement, en tout cas avant 1558, que les Mémoires auraient été achevés. Cet achèvement aurait précédé de fort peu la mort de l'auteur, qui eut tout juste le temps de mettre à son oeuvre la dernière nuiin. Nous savons quelle était l'intention de Martin du Bellay. Quelle est au juste sa part dans l'œuvre commune? Tout d'abord, il (iaut laisser de côté les livres V, VI et VII, qui ont été entièrement rédigés par Guillaume du Bellay : ce sont propTsment les « deux livres » dont la publication était promise dans VEpitome. C'est pour les présenta dignement que Martin entreprit de raconter les événements qui avaient précédé depuis 1513, et ceux qui suivirent jusqu'en 1547, soit les livres I à IV et VIII à X. Mais dans ces livres tout est-il de Martin du Bellay? Oui, à l'en croire. En fait, la part de Guillaume est plus considérable que Martin ne voudrait nous le persuader. Nous en avons la preuve pour le livre IV. Les deux premiers tiers environ ne sont que la reproduction d'une ébauche déjà assez poussée, dont une copie nous a été conservée et qui est de Guillaume -. Martin
t. JTAiMvm, i. U, p. SOO.
1. ArcbtTet du miolnère de* Affùres étraagèreit, Mémoiru «t document. 752, fol. 279-348, ac mm9irt$, t. U, p. i22-226.
IX INTRODIDOTIO!'!.
l'ait ooDtfloté de la transcrire à pea près telle quelle, sans ibIbm prendre la peine, sauf peut-être sur un point', d'effectuer les recboncbes que Guillaume avait recommandéas en marge. Du reste, ce qui a trait aux afiaires d'Allemagne est tormé, pour la majeure partie, de discours composés par Guillaume^. Martin s'est borné à bire dans un dossier dé^ constitué les raccords indispensables et à piquer quelqiMs souvenirs personnels. De même au livre I, pour les débuts du règne et la campagne militaire du Nord en 1521, il est certain que Martin a utilisé les fragments de la première Ogdoade latine laissée par son frère, soit qu'il ait lui-mâme directement travaillé sur le texte latin, soit qu'il se soit aenri d'une traduction ou d'un résumé préparé par Guillaume. Les ressemblances dans l'allure générale du récit et dans les d^ils sont trop nombreuses et trop précises pour laiaaer sur ce point le moindre doute^. Au livre III, dans le récit du renvoi de l'ambassadeur impérial Granvelle, Martin reproduit littéralement un procès-verbal officiel et plus loin le texte de la capitulation signée par le marquis de Saluoee et le prince d'Orange^. Cette façon de procéder familière à Guillaume, mais nullement dans les habitudes de
1. Pour le récit de l'afTsira de c Téouyer Merveilles • {Mimoiru^ X. II, p. 206-225), MarUn du Bellay reproduit des pièces que le canevas prescrit de rechercher; mais il se peut fort bien quUl ait utilisé tout simplement un dossier déjà préparé par Guillaume.
2. Mémoiru^ L II, p. 231 •2S4. Les deux « oraisons • sont p. 248- 260, 261-282.
3. V.-L. Boarrilly, FtagnuriU de la première ogdoêdi loltns, IntroduoiioD, p. zuj*uv; Mhtioirtit L I, p. 62, n. 6; p. 70, n. 2 ; p. 107 et sniv.; p. 115, n. 1 ; p. 118, n. 2; p. 120 ei suiv.; p. 123, n. l;p. 124, n. 3 et 5; p. 131. n. 3; p. 132, n. 5; p. 133, n. 3; p. 148, n. 1.