‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 86 sur 200 · Basiogne (l^xembourg belge · texte numérisé non relu

Basiogne (l^xembourg belge

8«pi. 1&43] Dixiftm Livm. lU

ThionvilleS petite ville forte sur la rivière de Mozelle, quatre lieues au dessoubs de Mets, leur proposant d'aller ataaillir la dicte ville, ce dont les capitaines ne furent d'advis, alle^ans qu'il y avoit danger que s'allant attaquer audit Thionville (estant l'h^rver à dos) on n'eust ce pendant le moyen d'envitailler Luxembourg, si le Roy avoit délibéré de la garder ; mais il fut conclu qu'il seroit envoyé devers ledict seigneur un gentilhomme, lequel luy remonstreroit les choses que l'on cognoissoit sur le lieu, c'estoit que malaisément on pou voit fortifier Luxembourg, à cause de l'assiette et des montagnes qui regardent la basse ville, et qu'il ne se trouvoit autre expédient que de retrencher la haute ville d'avec la basse, chose qui seroit longue et de grande despense. Et ores qu'elle seroit fortifiée, si esloit il mal aisé de Tenvitailler, pareillement estant envitaillée pour cinq ou six mois, que toutesfois il falloit dresser une armée bonne et gaillarde, pour la renvitailler, s'il y avoit continuation de guerre, qui ne seroit sans grands fraiz et onéreuse despense, d'autant que Tennemy, ayant l'Allemagne à son cul, pouvoit en peu de temps, voyant la dicte ville diminuée de vivres, jetter vingt mille Allemans devant, qui ne luy oousteroient qu'un escu pour homme ; quant au Roy, partant seulement de sa frontière, luy falloit, pour le moins, sept journées de camp, l'aller et retour compris, car il y en avoit de Stenay jusques à Luxem- IxNirg trois journées et autant de retour, et une pour descliarger. Et, pour conclusion, il sembloit à la plus saine part des capitaines que le meilleur et plus expe-

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