‹ Mémoires de Martin et Guillaume du Bellay;Chapitre 94 sur 200 · Premont, cant. de Bohain, arr. de Saint-Quentin (Aisne · texte numérisé non relu

Premont, cant. de Bohain, arr. de Saint-Quentin (Aisne

3. Saint-Souplet en Cambraiaii, cant. du Cateau, arr. de Cambrai (Nord). François 1** s'jr trouvait le 28 octobre.

4. Saint-Martin-la-Rtvière, cant. de Wassigny, arr. de Vervins (Aisne).

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artillerie, chose qui leur augmenta le cueur et eurent grande reajouis&anoe pour Tasseurance qu'ils eurent du •eoours.

Le Roy, estant campé audit lieu de Sainct Souples, assembla les capitaines pour consulter le chemin qu'il devoit prendre; aucuns furent d'advis qu'il devoit aller loger à Gatillon, lieu avantageux, pour estred'un oosté couvert de la rivière de Sembre et de l'autre costé d'un ruisseau marescageux, de sorte qu'il n'y avoit qu'une avenue, laquelle se pou voit en moins de vingt quatre heures Irencher, parquoy se leveroit le moyen à l'ennemy de nous assaillir. Semblablement nox vivres pourroient venir de Guyse et Bohaio sans eslre en sa mercy. Et là estans logez, on pourroit en un jour refaire les ponts sur la chaussée dudit Gatillon, parce qu'elle y estoit bonne et ferme. Outre plus, si l'ennemy, qui avoit son armée séparée en deux, ne la remeltoit ensemble , nous pourrions passer la rivière et combattre ce qui estoit delà l'eau, du costé de Longfavery; et si l'ennemy pour reunir ses forces faisoil repMser vers la forest de Mormault ceux qui estoient audit Longfavery, nous y pourrions aller loger et refreschir Landrecy d'hommes, de pionniers, de vivres et autres choses nécessaires tout à nostre loisir, et de là nous retirer par Gartagny, ayans secouru la ville. Gar si l'Empereur nous vouloil venir combatre, il falloit qu'il allast passer la rivière à Marolles, deux lieues au dessoubs; ou bien si nous eslans logez audit Gatillon, il passoit les forces qu'il avoit devers Mormault pour les joindre à celles du Longfavery, nous pouvions semblablement aller au lieu d'où il partoil, car nous uvions le passage de la

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rivière pour faire l'un ou l'autre. Geste opinion ne fut la plus forte, ains encore que le logis du Gâteau Cambrczis soit assez malaisé pour loger une armée, fut il conclu d'y aller loger, qui e&toit la teste droict à l'ennemy, et qu'il estoit plus honorable de l'aller cliercher que de tourner autour du pot, et pour visiter ce logis du Gâteau furent ordonnez monsieur de Sainct Pol, Tamiral d'Annebault, le marcsclial du Biez cl quelques autres.

Autres noeirent en avant que, puisqu'il estoit ainsi résolu de prendre ce logis, ils cstoient d'advis que pendant que le Roy feroit teste à l'Empereur, on envoyast à Guise et à Vervin quelque homme cognoissant le pals, lequel feit assembler tout le bestial gras qui se trouveroit le long de la rivière de Gère * et du pais de Laonnois, avec toutes les farines qu'on pourroit trouver et soudainement lever tous les clievaux de labeur qu'on trouveroit, tant audit païs de Laonnois que Soissonnois, pour tout assemblé le faire conduire à b Gapellc et porter à dos de chevaux lesdites farines, ne faisant chacun sac fort pesant, afin que le païsan peust aller sur sa beste et sur le sac pour faire plus grande diligence, et que ce temps pendant que le Roy tiendroit TEmpereur amusé pour le combat, on mist lesdites farines, boeufs et moutons dedans Landrecy. Geste opinion fut approuvée, pour la conduite de laquelle fut ordonné le sieur de Laogey, avec pouvoir d'eslre obey comme la personne du Roy par le pals susdit; et fut mandé à sa compagnie, laquelle venoit de Luxembourg, et à celle dupnooe de Mclphe, Àceile du comte de Brienoe

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