Le Roi ajouu qu'il ne voulait la solde <iue pour deux i
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et bouI^ois^ Et le lendemaiiiy chacun des Présidents ayant fait rapport en sa Chambre, tous Messieurs des Enquêtes et quelques-uns de la Grand*Chambre décla-* rèrent que cette résolution ne se pouvoit prendre que les Chambres assemblées , et qu'en attendant il étoit a propos de députer de chacune Chambre et de la Srand'Chambre même.
Le lendemain, les députés s'étant trouvés en la salle le Saint-Louis, demandèrent instamment à M. le Eh-emier Président , qui y étoit , rassemblée ; ce qui bt enfin accordé. Et étant assemblés , il fut résolu , l'iMi commun consentement, que puisque le Roi juftbit qu'il étoit nécessaire de le secourir, qu'il fidloit ai accorder secours de deux mille hommes ; et que
f . Richelieu dit que Ton convoqua aussi ches le Roi les sept orps des marchands et artisans de Paris , qui firent offre à Sa fajesté de leurs personnes et de leurs biens. {Mémoires^ t. IX, ». 224 .) L'éditeur Petitot ajoute « que ce fut le syndic des saveiers qui montra le plus de zèle , et que le Roi l'embrassa. » Ibidem , p. 222.) Mais la Gazette de Renaudot rend compte tout utrement de la réception faite par le Roi aux corps des métiers. 'oi<n un extrait de sa relation : « l<e 5 août, le Roi se rendit au ouvre, dans la grande galerie dite des Rois, parce que tant Sa lajesté que tous ses prédécesseurs, qui ont régi cette monarchie» sont représentés, et autour d'eux tous les hommes illustres qui Dt fleuri sous leurs règnes. Le Roi se tenoit à l'un des bouts, rès du balcon qui regarde la rivière. Tous les corps des métiers inrcnt' saluer Sa Majesté et lui faire offre de leurs personnes et îens.... Ils se présentèrent à genoux aux pieds de Sa Majesté, qui rur fit à tous rhonneur de les saluer et leur témoigner combien [le avoit agréable leur bonne volonté , dont ils donnèrent toutes ;s preuves imaginables, plusieurs d'eux baisant la terre et embrasmt les pieds de Sa Majesté.... Les Parisiens, au partir de là, fenirent l'air de tant d'acclamations de joie et de tant de cris redoublés de Fivc le Roi! qu'il y a fort longtemps qu'il s'en est point »uï de plus grands. » (P. 474.)
Ton iroil à Tiostant trouver le Roi pour lui en douner parole; ce qui a ^té exécuté. Le Roi témoigna être trè&-satisfait y et depuis a été procédé à la taxe de chacun, pour porter la somme de Tarmement de deui mille hommes, comme il se voit par Tétat ci-^rès, qui a été baillé à Saintot,
Deux ou trois jours après , Messieurs étant aasem* blés, on proposa de délibérer de ce qui étoit nécessaire pour la sûreté de la ville ^ ce que voulant empêcher, M. le Premier Président tira de long jusques à près de dix heures^ et Topinion commencée fut remise au lendemain.
Ce que le Roi ayant sçu , (ut trouvé très-mauvais, puisqu'il étoit présent et qu il donnoit les ordres né* cessaires. Et je reçus commandement de dire à M. le Premier Président qu'il eût à avertir pour se trouver au Louvre à trois heures.
Nous étant assemblés en la Grand'Chambre , on partit pour se rendre près du Roi, qui , étant au lit un peu indisposé, se leva aussitôt auprès des fenêtres de sa chambre, et témoigna sa colère de ce qu*on voo* loit toujours se mêler d'affaires d'État; il dit aussi qu'il montreroit bien qu'il étoit le maître ; qu'il étoit satisfait de la compagnie , mais qu'il y en avoit deux ou trois qui faisoient semblant d'être ses serviteurs » mais que leur conduite étoit espagnole. Qu'il défen* doit de passer outre à la délibération commencée, et que si on le faisoit, il sçauroit bien faire cognottre sa puissance ; qu'il vouloil être ol)éi et que l'on n'y manquât pas.
M. le président de Mesmes, qui avoit ouvert la proposition , prit la parole pour exprimer son esprit et
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ses paroles , afin que si elles avoient été dites autrement, qu'il plût à Sa Majesté de n'y ^Jouter foi. M. le CardÎBal prit ensuite la parole et léiiioi|;Ba cpie 00 n'étoit assez de bien parler, mats de bien faire : (jfxe c'étoit l'effet que Ton attendoit*, etc.
Voici le rote des ta^es impoiseed par MM. les députés, pour satis&ire à la pro«iesse feite au Roi d^ deux mille hommes pour so» armée de Picardie'.
Deux cent quatre conseillers , dont les Présidents des Enquêtes et Requêtes font, chacun un. ....
Présidents des Enquêtes et Requêtes , treize
Présidents au mortier, au nombre de sept,
chacun 675 livres, en tout 4725
MM. les gens du Roi , trois, chacun 675
MM. les honoraires, huit 1800
Greffiers en chef, compris celui des Requêtes»
quatre, chacun 900
rtotaires et secrétaires de la Cour, un 225
Premier huissier et receveur des amendes, un. 225
Substituts, deux, chacun . 450
Payeurs, deux, chacun 450
Huissiers de la Grand'Chambre, trois 900
Clercs des greffes du Parlement , trois 900
i . Collection Coîbert, t. CCXII , p. 303. Les chiffres des preuières sommes manquent dans le manuscrit.
2. Richelieu raconte dans ses Mémoires, p. 223-25, tous les ordres extraordinaires, poUticpies et militaires, qui furent donnés du 4 au i2 août, pour se procurer des hommes et de l'argent. Ces mesures répandirent une véritable terreur dans Paris, que Ton ^ïToyait déjà menacé d'un siège ou d'une invasion espagnole.