Collection Colbert, t. CXXXIX , p
Indépendamment des récits que l'on Tient de lire , relafib i l'année 4637, on peut aussi extraire des notes de Mole les renseignements suivants : le nettoiement des rues de Paris avait de nouveau particulièrement attiré l'attention du Parlement pendiat l'année 1637, et, le 9 décembre, le Procureur Général informait la Cour que malgré l'élection des bourgeois de la ville pour surveiller ce service, la levée de certaines t&xes et les marahés oondoi avec des voituriers , la ville était encore encombrée de boue etki habitants incommodés : ce qui pouvait causer de grands maux. Le Parlement rendit alors un arrêt condamnant à de fortes amendes ceux qui avaient passé des marchés avec la ville et qin ne les exécutaient pas. On manda également les trésoriers de France, au sujet du pavé de la ville, parce que le Roi était tenu de l'entretenir dans de certains endroits, le Prévôt dans d'autres, et les bourgeois devant leurs portes. Il fut alors reconnu que le Roi devait paver la place du Louvre, la rue Meuve--Saint-Honoré| h Palais , la Bastille , l'Arsenal , le haut pavé de la place Maubert| du cimetière Saint- Jean , de toutes les halles (excepté la me de la Fromagerie ), les places publiques, les banlieues, le Pont-Neuf cl la Monnaie ; mais que les grandes eroîsées, depuis la porte Saint*
DE MATHIEn MOLE. (1637.) 3Ç9
LETTRE DE HGLÈ A H. DUPUT.
Adret de Rome. — Droit annuel. — NouTeaux conseillerB. — M. Colombie. ^ Les jardins de Champlâtreux.
(t Monsieur, j'ai reçu le paquet et le mémoire pour re par moi seulement, avec la clef incluse. Ce dessin s'exécutera à la fin, quoique juscjues ici on le tienne ssez entier en ses opinions. Toutes les faces de cette (Ëdre et les causes pour la presser maintenant se iront à la première vuece On fait mouvoir toute sorte de ressorts pour oblier le Pape à ne s'éloigner pas de l'ordre accoutumé ; e ne sont que remises de la part de M. le Nonce, lais nulle satisfaction de Rome, c^ Quant à Lusenet, il importe de sçavoir quel il est
[artin jusqu'à celle de Saint-Jacques , et depuis celle de Saintonoré jusqu'à Saint-Antoine, ainsi que le haut du pavé des quab, aient à la charge du prévôt de Paris. Toutefois, les trésoriers et
Prévôt déclarèrent que les fonds affectés à ce service étaient inifBsants et épuisés depuis longtemps. Aussi Tintervention du rocureur Général resta-t-elle sans effet, comme on le voit par un >uve1 arrêt du Parlement, du 4 mars 1638, par lequel il demande ne assemblée composée de plusieurs membres du Parlement pour ^libérer sur ce qu'il y avait à faire au sujet du mauvais état des les de la ville; il y eut encore, le 16 août de cette dernière inée, une nouvelle délibération qui n'eut pas de plus utiles réiluts.
La correspondance de Mole prouve également qu'il ne fut pas loins fréquemment consulté par le Roi, sur les affaires ordinaires u royaume. Ainsi, nous citerons les lettres suivantes : Le i*'mars 537, le Roi lui écrivait pour prier Mole d'accompagner le Parlclent qui devait se rendre auprès de lui, à l'occasion d'un édit que ;tte Cour refusait d'enregistrer (coll. Golbert, V, p. 234). — Le 3 avril, Louis XIII, reconnaissant que les troubles qui avaient eu eu dans les galeries du Palais étaient de très-périlleuse conséquence/ li recommandait de poursuivre rigoureusement les coupables (t.V,
S9ft iMBMOltilâ
et qui le peut rendre si hardi^ après une telle action. Si vous en apprenez quelque chose vous m*en donnerez part.
a Pour le droit annuel augmenté \ c'est un sujet poudr ta Saint-Martin; on mêlera les nouveaux conseillers avec cette affaire*.
(c M. de Colombie se porte de mieux en mieux; on travaille à ce jardin neuf de fhûts ( à Champlàtreux) pour vous en offrir Tan prochain. Vous assurant que je serai toute ma vie , etc.
« MardU maim*. »
p. 835 ). — Le 26 mai, le Roi après avoir déclaré « qa*il ne se niéloit point de la justice et la laissoit laire à Mole, ainsi qo*il sçavok fort bien s'en acquitter, » recommandait au Procureur Général un de ses clievau-légers qui avait besoin d'être économisé en sa bourse, afin de se pouvoir mettre en équipage en la saison où Fod était (t. V, p. ^ZUbis). Bientôt après, le 7 juin , Louis Xm lui recommandait de nouveau M. de Vins , qui poursuivait aussi une affaire au Parlement (t. V, p. 236). — Le 16 août, le monarque écrivait à MoIé à l'occasion de l'abolition accordée au comte de Soissons (t. V, p. 236 bis)^ et enfin, le 15 novembre, en faveur d'une personne qui désirait obtenir une charge de lieutenanl dvil à Paris (t. V, p. 237).
1. Cet impôt variait souvent et était augmenté selon les besoins du trésor ou les charges de l'État. Supprimé en 1617, puis rétabK encore, il n'est pas étonnant qu'il ait reparu en cette année pendant laquelle de nouveaux offices avaient aussi été créés , afiA de pourvoir aux nécessités de l'État (voy. le Mercure français^ t. XXII, p. 68). Il fut également question, en 1639, d'augmenter ce droit, mais le Parlement, par arrêt du 4 avril , fit prier le cardinal de Richelieu de s'entremettre auprès du Roi pour que le droit annuel fût donné aux conditions anciennes et que Sa Migesté edt aussi agréable le retour des conseillers absents.