‹ Mémoires de Mathieu MoléChapitre 127 sur 146 · LETTRE DU ROI ▲ M0L · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI ▲ M0L

« Notre amé et féal, nous vous envoyons nos lettres de commission, du mois de mars dériver, adressante à notre cour d^ Parlement, par lesquelles nous lui avons ordonné de £aire faire une coupe de cent pieds d'arbres dans notre forêt de Coucy , pour servir en notre bâtiment du Louvre'. Et d'autant qu'il nous importe qu'elles soient enregistrées, et que l'exécution en soit promptement faites à ces causes, nous

4 . On lii daDS la Gazette de Tannée 1639 ( p. 264) : « La meilleure nouvelle que je vous puisse donner, est que le Roi est guéri, grâce à Dieu, d'une fièvre intermittente dont il a eu quelques accès et prend maintenant des eaux pour confirmer sa santé. »

2. Collect. Dupuy, t. DCCXCII, lettres cvi, xxxvu, uaar bis, ^

3. Une lettre de M. de Noyers à Mathieu Mole, par laquelle il recommande au Procureur Général de faire vérifier les patentes, le plus tôt possible, se trouve dans la collection Golbert, t. Y, p. 247, avec celle du Roi, qui est à la page 248.

voulons et vous mandons que vous ayez à requërir, consentir et poursuivre renrègistremeni de nosdites lettres , selon leur forme et teneur, sans qu'il y soit apporte aucune longueur ni difficulté y car tel est notre plaisir. Donné à Saint-Germain en Laye, le 10* jour de mai 1639. »

LRITRE DU GABpmAL DE RICHELIEU ▲ U0L6.

Désordres dans Pabbaye de Saint-SaTin. — Le terrice diTÎn n*j tA

plus célébré.

(( Monsieur, M. du Rivau m'ayant fait voir une lettre que M. Tévêque de Poitiers lui a écrit, par laquelle il lui représente les désordres qui sont dans Tabbaye de Saint-Savin , où non-seulement il ne se fait plus aucun service divin depuis dix mois , mais où il n'y a plus de religieux, qui en ont été chassés, au préjudice de plusieurs arrêts du Parlement, je Faiprié de prendre la peine de veus aller communiquer le tout et voir avec vous quels remèdes on peut apporter à ce mal. Je vous conjure de le vouloir écouter fayorablement sur ce sujet ^ et contribuer ce qui dépend de l'autorité de votre charge , pour rétablir toutes choses en ladite abbaye, ainsi qu'elles y doivent être par raison. Ce que me promettant de votre piété et de votre zèle pour l'Église , je ne vous y convierai pas davantage, me contentant de vous assurer que je serai toujours, Monsieur, votre % etc. De Pontoise, ce 26 mai 1639. »

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