‹ Mémoires de Mathieu MoléChapitre 49 sur 146 · Collection Goibert, t. GGXIU, p · texte numérisé non relu

Collection Goibert, t. GGXIU, p

a MM. les Présidents et Conseillers dénommés en Farrét du Conseil sont partis , ce matin, pour aller trouver Sa Majesté ^ suivant son commandement. Ils ne manqueront pas de rendre compte de ce que Ton peut désirer, et le grefBer de la Cour envoie aussi les feuilles. Je suis*, etc. Du dernier jour de Tan 1631 . »

LETTRE DE MOLi A M. DE LA VILLE- AUX-CLE&CS.

« Monsieur, les vôtres des 24 et 26 m'ont été, ce jourd'hui, rendues seulement, et si je les eusse reçues devant que mon homme fût parti, j'eusse ajouté beaucoup de chose à la défiance que j'ai prise, il y a déjà longtemps, et qu'il me semble qu'il ne me sert guère de déclarer, puisque ceux auxquels je le pourrois dire, faisant plus d'estime de l'amitié de l'un que de l'autre, lui pourroient témoigner mes défiances, desquelles il resteroit offensé et se déclareroit plus ouvertement ennenii de ma petite Fortune. S'il n'y avoit qu'à combattre les personnes et faire recognoitre la vérité entre nous , je me promettrois de ne perdre pas mon avantage ; mais quand , se défiant de sa Force , on se sert du nom du maître et de la puissance de MM. les Ministres, c'est où il faut être plus foible, mais non pas moins innocent , jusques à ce qu'il leur plaise rétablir la confiance et se persuader qu'aux commandements que je recevrai, je ferai toujours ce qui sera en mon possible pour les faire réussir, soit par moi ou par mes amis. Il y aura sujet de plaindre ma condition. Il est ^rai que je me suis contenté, depuis que je suis en ma charge , de mander les résolutions des affaires et

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