I . Véttréë du tloi à If ancy, capitale dé la Lbrhdne
DE MATHIEU MOLE. (1634.) tÔ8
jets Soulagés du faix qu'ils ont trop longtetnpd porté. C'est le sujet, aire, de la déclaration publiée, par laquelle Votre Majesté fait voir quelles ont été ses pensées, quels mouvements en son esprit poui^ la décharge de son peuple : car fie pouvant croire qtle Monsieur refuse cette grâce offerte si publiqiiemeiSt et confirmée par tant d'assurances, et le tenant par effet, comme il est pour vœu et en espérance, cette loi est publiée , qui tirera mille nouvelles grâces du ciel sur votre personne et sur votre État. C'étoit là dernière couronne due à tant d'actions généreuses qui se sont passées en diverses années , n'étant pas assez d'avoir rendu , par la force de vos armes et la terreur de votre nom, les étrangers aussi obéissants que vos propres sujets , si Votre Majesté ne remettolt en ordre tous les ordres de la France, et c'est donc maintenant que nous dirons hautement, etc., et puisque votre règne nous promet toutes les bénédicdictions, etc., et souhaiter..., etc. (sic). »
M. le Garde des Sceaux est ensuite monté au Roi, et
Sa Majesté a fait approcher en même temps MM. les
Princes du sang et MM. les Cardinaux, desquels il a
pris avis. M. le Garde des Sceaux est passé, devant
que de descendre, à MM. les Présidents, aux ducs et
maréchaux de France, et puis a repassé devant le Roi j
est descendu et a pris avis de MM. les Présidents, dés
conseillers d'État, etc. Il est remonté trouver le Roi
et puis est descendu, et, étant assis, il a prononcé que :
fe Roi tenant son lit de justice, a ordonné et ordonne
que, sur le repli, il sera mis que ces lettres patentes
Ont été lues, publiées et registrées, ce requérant son
l^rocureur Général , et qu'à sa diligence copies semât
envoyées aux bailliages et sénéchaussées pour aussi y être lues. Ce fait, chacun s est retiré*.
^Diverses personnes écrivirent dans les provinces au sujet du discours de M. le cardinal de Richelieu, entre autres M. Cohon , évêque de Nimes, à Mgr de Lyon, ainsi qu'il suit' : « Monseigneur, tous les courriers qui