‹ Mémoires de Mathieu MoléChapitre 65 sur 146 · LETTRE DU ROI A HOLÉ · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI A HOLÉ

Les religieux de Saint-Quentin et l'éréqne de Noyon.

« Monsieur Mole , les chanoines tet chapitre de Saint-Quentin m'ont^fait entendre que le sieur évéque de Noyon leur auroit intenté procès, au préjudice de^ concordats passés par ses devanciers avec ledit chapitre, et des droits, privilèges et exemptions à eux octroyés par mes prédécesseurs Rois. A quoi ayant Iç principal intérêt, comme fondateur et coUateur de tous. les bénéfices de leur église, je me crois obligé à les protéger dans la jouissance de leurs droits, desquels , désirant que vous preniez un soin particulier, par le devoir de voire charge et la recommandation que je vous fais par la présente en leur faveur, je me veux promettre qu'il ne se passera rien à leur préjudice et m'en repose sur votre soin et affection accoutumés. Priant Dieu vous avoir. Monsieur Mole, en sa sainte garde. Écrit à Saint-Germain en Laye, ce 20** jour de février 1 634 V »

(V^ix (1620), puis de Lyon, ensuite cardinal en 1629» et grauid aumônier en 1632.

i. GoUectiou Colbert, t. GCXII, p. 300.

i. Collection Colbert, t. Y, p. 9S2.

LETTRES DU CARDmAL DE RICHELIEU A MOLE. Le Cardinal s^occupe de l'affaire qui intéresse Mole.

a Monsieur, j'ai reçu les papiers * que vous m avez envoyés, dont je vous remercie. Lorsque je les aurai lus, je .vous n^anderaî ce qu'il m'en semble. Je ne vousf dis rien maintenant de l'afTaire qui vous eoncerne : dans quatre ou cinq jours vous aurez de me$ nouvelles sur ce sujet. Cependant assurez- vous de la continuation de mon afiection et que je suis votre, etc. Royaumont, ce 23 mars 1634. d

Le Roi a accordé une fayeur à Mole;

« Monsieur, ces trois mots sont pour vous dire qiie le Roi vous a accordé la remise de la pension dont vous étiez chargé sur l'abbaye (je Verdun : ce qt|i vous donnera moyen de sortir de toute aiïaire en donnant pension à celui qui vous plaide sur If titre. M. Boulhilier vous donnera le l)revet de ladite remise, lorsqu'il sera a Paris. Âssurez-vovis df mon afTeclion et que je suis', etc. Royaumont, ce ÎO mars 1634. .»

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