Voyez V appendice pour les exemples étrangen
3. La question de droit , relative au mariage du doc d'Orléans, fut traitée par plusieurs jurisconsultes de l 'époque (voj. t. LXXXin deColbert, p. 1 3), et Mole demanda aussi à Pierre Dupa j de rédiger des considérations sur cette question (même volume, p. 148). Ce fut ce garde du Trésor des Chartes qui fit pour le Procureur Général une partie des recherches historiques dont il avait besoin
Premièrement, il est contracté sans le consentement u Roi, qui sert de père à Monsieur, qui est un défaut ssentiel. Et pour preuve , on emploiera seulement le ugement public prononcé par saint Basile ^ en Tune e ses épitres, que les mariages qui se contractent par » enfants, sans Tavis de leur père' qui ont puissince sur eux, sont autant d'actions criminelles, et, tt i^ivant de leur père , peuvent être justement accuésy et tels mariages ne peuvent être valables que s'ils nt le consentement exprès de leur père.
En second lieu, sans le consentement de Monsieur, ar, si la volonté est la maltresse de cette action , o'elle seule sert de loi , qu'elle a tel avantage en ce meontre qu'elle produise l'effet d'un mystère spirilel et sacré, que les deux volontés unies, les mutuels oosentements prêtés avec liberté l'un à l'autre, suffirat pour se conférer l'un à Tautre un sacrement et u'ès deux contractants consiste la perfection de Tœure, qu'ils soient ensemble la forme, la matière et le linistre d'un tel sacrement : comment* pourroit-on , n celui-ci , feindre une liberté de volonté de la part le Monsieur ?
our rédiger le Mémoire, qu'il adressa à Richelieu. Du reste, il y ^ait échange de communications savantes entre Mathieu Mole •t Pierre Dupuy, ainsi que le constate le volume DCXXXIK de la ollection de ce dernier personnage , qui nous a conservé divers extraits de la main de Mole , dont se servit Dupuy dans son Traité les libertés de TÉglise gallicane.