‹ Mémoires de Mathieu Molé, procureur général, premier président au Parlement de Paris et garde des sceaux de France (volume 2)Chapitre 16 sur 76 · AUX MÉMOIRES DE MATHIEU MOLE · texte numérisé non relu

AUX MÉMOIRES DE MATHIEU MOLE

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BICHXLIBU. — - DU EBTOUB DB MORSIEUB , FBÉ&B DU BOI , BN FBANCB (1634). DBS SliOBS DB COBBIB (4636);—- DB GOUODBB BT DB

ncsÂif(1642).

D'après le manotcrit antographe. (Voy. Mémoires de Mole, t. II, p. 179, 187, 288, 362y 367, et Notice sur Us manuscrits ^ p. uax.)

CAMPAGNB DB LOE&AXNE (^663).

Dn camp de Manière.

Nous loiumes campés à une heure des ennemis, qui se tiennent clos et couverts dans leur camp , auquel ils sont très-bien retranchés, avec quatre grands forts aux quatre principales avenues. Nos espions rapportent que la nécessité des vivres y est grande, le pot de vin y valant huit livres barrois et le pain six sols la livre; ils n'ont point de fourrage pour leurs chevaux , qui se montent à douze mille chevaux de bagage. Deux régiments, Tun d'Italiens et l'autre d'Allemands, se battirent pour du fourrage et en demeura cinquante hommes sur la place. On ne croit pas qu'ils puissent subsister longtemps dans leur camp.

Le château de Moyen- Vie est assiégé depuis cinq joors. Nouvelles viennent de venir qu'il capitule. Nous y avons perdu le major de Normandie et un capitaine de

YaubecourL II arriva, hier, dans notre camp, un convoi de vivres pour seize jours, conduit par le sieur de Fontenay-Mareuil, maréchal de camp.

Du camp de Saint-Dizier *•

Le Roi arriva ici en très-bonne santé ; il fit en venant de Yitry la revue de la noblesse d'Anjou, du Maine ^ Cotentin, Auxerrois, Vexin, Montargis, Gien et Châteaimeuf en Timerais, laquelle se monte à mille chevaux, fort bons; nous attendons demain celle de Touraine^ Orléans, Chartres et Bas-Poitou, laquelle toute ensemble se monte à neuf cents chevaux, qui se joindront diman* che au Roi. Il y a avec M. deVaubecourt celle du Haut- Poitou, d'Auvergne et Bourgogne, qui se monte à dixhuit cents chevaux ; outre ce que dessus, nous avons trois mille chevaux de compagnies réglées, lesquels sont très* bons , et quatorze mille hommes de pied ; outre encore ce que dessus, on attend, dans quatre jours, la noblesse de Limousin, Berry et la Marche. Il vient d'arriver nouvelles que les douze mille Suisses seront à Langres, le 26 de ce mois, et qu'ils sont proche de Dijon.

Du camp deyant Nancy.

Le Roi ne se contente pas d'avoir reconnu les postes avantageux à son armée autour de Nancy ; il a voulu tracer lui-même tous les forts et les lignes de la circonvallation de son camp, et, pour cet effet, il y a deux joui*s qu'il sort dès les cinq heures du matin de son quartier et n'y rentre qu'à la nuit fermante. Ceux de la ville commencent à tirer quelques mousquetades à ceux

i . Le Roi était parti de Château-Thierry, avait pajsé par QiAlons, et arriva à Saint-Dizier le 23 août. (Mémoires de RichelUu^ t. VII, p. 4t5.) Le Roi était arrivé le 28 août à Pont-à-Moussoo.

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^ni s'appixidieiit de trop près de leurs mundires, et même oaft Uessé quelques soldats du Roi.

La nuit passée, 6 septembre , il y eut grande alarme dmns la yille, d'où les assiégés tirèrent quantité de mous* «pielades. Ce qui obligea tous nos quartiers à se tenir en «rmes une bonne partie de la nuit.

Le cardinal de Lorraine (qui étoit parti d*ici, dimancAie dernier, pour retourner trouver son frère ) , est re- ^wenn œ matin 7. Cet après-dîner, il a été deux heures enfermé avec Sa Majesté et M. le Cardinal. Sur quoi Ton sie peut encore rien assurer de la paix ou de la guerre, ^eim, étant encore incertain.

Le Roi sépara ici les quartiers. Le quartier du Roi ,

cm commande, sous Sa Majesté, le maréchal de la Force,

c|iii fiût les lignes et forts depuis la Malegrange jusques

& lliopital; M. de Saint-Chaumont , depuis la Maie-

{grange jusques à la rivière, vers Doubline ; M. de Vau-

beoDort, depuis l'hôpital jusques à un village appelé

Lachon, où est son quartier; H. d'Arpajon, depuis

La<:faan , sur le haut des montagnes , jusques au-dessus

de Maxeville ; M. de Nesle, depuis au-dessus de Maxe-

ville, son quartier, jusques proche Champigneule , ou

commence le quartier de M. de Châtelier-Bariot, qui va

jusqœs au bord de la rivière, au-dessous de Nancy, où

de Tauitre côté commence le travail de M. le marquis

d'Alhiy, qui va sur la montagne au-dessus de Saint-BIax,

où est cdui de M. do Haiier, qui adiève la montagne ;

pois, M. le marquis de la Force, depuis te pied de la

montagne jusques au bord^ la rivière, prodie Dou-

biiDe, oii se &tt le pont de bateaux. Toute cette ârcon*

vaOalion peut avoir cjuatre lieues de tour, et espère-^-on

que, dans trois semaines, pour le plus tard, tout sera

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