DE LA GEAHD^CHAMBRE ET DES EUQUÉTES
( Voj. les Mémoire* y t. III, p. 70.)
Le 4 juin^ MM. les présidents des Enquêtes Champront €t Barillon sont venus , de la part de tous MM. les Présidents des Enquêtes, me dire que les obsèques du feu Roi se devant faire bientôt , où la compagnie assisteroit en corps, qu'ils i^voient arrêté de s'y trouver pour rendre rhonneur qu'ils dévoient à la mémoire du feu Roi. Je leur témoignai que je recevois cet avis comme j'y étois obligé ; mais que si, par cette déclaration de leur intention, ils avoient quelque autre prétention, qu'il seroit nécessaire de s'expliquer , afin d'y donner les ordres nécessaires.
Ils me dirent lors qu'il y avoit souvent contention entre Messieurs de la Grand'Chambre qu'ils avoient vus aux Enquêtes, et eux qui prétendoient les précéder, suivant redit du roi François I*', de 1 543, qui avoit terminé l'aflaire et ordonné la préséance. Je leur promis d'en avertir Messieurs de la Grand'Cbambre, afin de chercher les remèdes convenables pour empêcher la division en la compagnie : ce que je fis le lendemain. Et, néanmoins , les ayant encore deux ou trois fois avertis , afin qu'ils conférassent entre eux pour sçavoir les raisons de la justice qu'ils croyoient avoir, afin de rendre réponse , sans attendre le moment qui seroit si pressant qu'il n'y auroit plus moyen d'y donner ordre, et que, s'il se pouvoit, il y falloit trouver le remède en la compagnie, sans faire poursuite au dehors, étant plus raison-
nable que tels difTérends fussent tranchés par le Parlement même. Le temps s'ëtant écoule jusques au jour de la semonce , qui fut samedi, et lors Tayant dit en public, on trouva à propos d'envoyer avertir MM. les présidents des Enquêtes , afin que , leurs raisons étant entendues par Messieurs qui étoient en la Grand'Ghambre, on y pût pourvoir.
Cette matinée se passa en plusieurs propositions fautes par les Présidents des Enquêtes, qui toutes leur donnoient avantage et gain de leur cause sans être jugée; enfin , eux retirés , Messieurs de la Grand*Chambre donnèrent pouvoir à six des anciens d'entre eux pour y pourvoir. Et Taprès-dînée, étant en conseil, MM. les présidents Nesmond, de Bellièvre, de Longueil et les autres de la Grand*Chambre^ qui travailloient en con* seil au deuxième bureau et à TÉdit, furent avertis de venir, et les présidents des Enquêtes aussi ; et enfin, après plusieurs autres propositions, on arrêta d'un commun consentement, que au plus tôt le différend se jugeroit, et en attendant, sans préjudice des droits, que M. le président Gayant, qui avoit vu M. Savare, doyen du Parlement, aux Enquêtes, n'y viendroit point, ni M. Savare aussi, lequel s'en étoit également excusé pour son incommo* dite, et qu'après MM. Chevalier, Crépin, Thelis, Hénequin, plus anciens que M. Champront, et qui n'en avoient vu pas un d'eux aux Enquêtes , marcheroient , et après quatre présidents des Enquêtes , et tous les autres de la Grand'Chambre pries de ne s'y trouver point pour cette fois, afin d'éviter toute contention : ce qui a été exécuté.
Les raisons de MM. les Présidents des Enquêtes sont : qu'ayant ci -devant prétendu marcher après
MM. les Présidents du Parlement, Messieurs de la Grand' Chambre, au contraire, soutenoient que ceux qui présidoient aux Enquêtes n'avoient qu'une commission qui ne donnoit aucun rang, et qu'étant conseillers de la Cour et obligés de garder cet office , ils ne pouvoient «voir rang que de leur réception. Ce différend étant porté devant le roi François I*', en 1 543 , il envoya la déclaration de sa volonté, par laquelle on voit qu'ils doivent marcher en rang de leur réception, et aussi qu'ils doivent précéder ceux qu'ils ont vus aux Enquêtes, quoiqu'ils soient entrés en la Grand'Chambre; qu'ayant perdu leur cause en un chef, on doit le leur maintenir en l'autre ; que si, par respect, ils ont cédé en quelques occasions publiques, que cela ne leur peut faire préjudice, et, qu'en particulier, es enterrements et offrandes et autres cérémonies, ils se sont conservés , et plusieurs leur ayant cédé, il n'y avoit point d'apparence de leur contester en public , et que l'ordre prescrit par le Roi a été autrefois trouvé si raisonnable et avantageux pour Messieurs de la Grand'Chambre, que, sans les appeler à la diligence des gens du Roi , il a été apporté en la compagnie, et en la Grand' Chambre délibéré et ordonné qai\ seroit registre; qu'il reste donc de Texécuter, et <{u'ils se promettent de l'obtenir, puisque c'est une loi publique, prononcée et exposée dans les registres de la Cour, pour être observée non en un moment, mais toujours.
Pour Messieurs de la Grand'Chambre , on peut dire qu'il faut voir le sujet de cette ordonnance , laquelle est si ancienne que l'on n'en a pas mémoire ; que, si elle eût été à leur avantage , ils n'auroient pas réclamé de temps en temps, non pas eux en particulier, mais toute la
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compagnie , n'y ayant point intérêt pour ce qui les regarde chacun, n'étant pas juste de les rendre comme partie pour les obliger de se défendre des prétentions des Présidents des Enquêtes; que c'est un intérêt public qui réside en la bouche du Procureur Général ; que c'est à lui à voir les règlements, de temps en temps, les apporter et pour y être après délibéré y comme il a toujours été fait ; et que, tant s'en faut que cet ordre soit prescrit tel qu'ils disent, pour être observé, qu'au moment même et toujours depuis on en a usé autrement en la compa* gnie , et que, recognoissant le peu de droits , ils te sont abstenus des ordres publics où la compagnie s'est trou* vée en corps , soit à la messe de la Saint-Martin , am enterrements, aux services publics et en tous autres. De sorte que le droit étant confirmé par une possession continue , contestée souvent par eux et toujours ayant été gardé, qu'il n'y a point d'apparence de leur nouvelle prétention, que pour avoir déclaré qu'ils entandoient venir aux obsèques qui se doivent faire ; que œt avis M peut servir de loi ; qu'il ne seroit pas juste qu'ils te la donnassent à eux-mêmes, et qu'au contraire, Messienn de la Grand'Chambre déclarant aussi qu^ils iroient, et seroit s'exposer à une voie de fait de part et d'autre^ qui seroit très-honteuse et très-indigne. Que ce procédé étoit si désavantageux qu'il ne devoit être soulffert ; qu'il attendroit nettement ce qu'il plairoit à la compagnie d'en ordonner.
Que de prétendre la préséance sur le doyen du Parlement, qu'il n'y a point d'apparence, non plus que sur les autres qui ont été vus aux Enquêtes ; que, tant qu'ils ont été aux Enquêtes , ils ont cédé à ceux qui les présidoient, mais qu'étant sortis, montés en la Grand*-
Oiambre, présides par MM. les Présidents du Parlement , ils ne pouvoient conserver cette préséance sur eox ; que ce seroit établir un droit de suite, sans apparence quelconque ; que c'est assez de les honorer quand on est présidé par eux , quoiquHls soient plus anciens de réception ; que cet ordre ne se peut entendre qu'en ce cas : qu'ayant ordonné que chacun iroit selon son ordre de réception, que les plus anciens qu'eux Présidents les dévoient précéder , mais ayant jugé qu'encore qu'ils fussent plus anciens en réception, qu'étant, néanmoins, présidés par les Présidents des Enquêtes, qu'il étoit juste que l'on ne considérât pas, en ce rencontre, le temps de la réception, et, qu'étant par chacun jour prési* dés, ils dévoient céder à ceux qui les présidoient ; mais, qu'étant sortis des Enquêtes, entrés en la Grand'Chambre et présidés par MM. les Présidents du Parlement, et allant avec tous les autres selon leur rang , qu'il étoit bien plus juste de conserver ce rang de réception avec tous, que non pas de prendre garde si on avoit été présidé lorsque l'on étoit aux Enquêtes , et conserver cette préséance imaginaire.
Les Maîtres des Requêtes, après dix ans de réception, les précèdent partout , quoiqu'ils aient été présidés es Enquêtes ; ils sont du corps comme les autres, et, néanmoins, on voudroit prétendre non après dix ans de réception , mais après vingt et trente ans , encore une supériorité imaginaire qui ne peut qu'apporter de la confusion dans la compagnie. Prétendent-ils pas précéder ceux mêmes qu'ils n'ont point vus aux Enquêtes, sous ombre que l'un de ceux qu'ils ont vus précédait les autres , comme l'un des conseillers d'Église peut monter plus tôt qu'un conseiller clerc , et aussi qu'il demeure
plus longtemps aux Enquêtes et l'autre monte plus tôt en la Grand'Chambre , néanmoins, sous ombre que le laïque précède le clerc quand il est en la Grand'Chambrei sous prétexte qu'ils ont tu le laïque aux Enquêtes ^ ils prétendent la préséance sur le clerc qui n*a jamais été présidé par eux aux Enquêtes.
Il y a tant d'autres inconvénients qui apportent la confusion , que cette loi dont ils se vantent ne pourroit être exécutée. Ce qu'ayant été recognu, il a été juge par la compagnie qne l'ancien ordre seroit gardé à l'égard de Messieurs de la Grand'Chambre , avec lesquels les Présidents des Enquêtes n'iroient que selon leur réoepp tion j ne tenant lieu dans le corps que de conseillers , n'étant écrit dans le tableau qu'en ce rang, ne leur demandant leur voix qu'en cet ordre , et chacune assemblée de Chambres conBrmant ce règlement , M. le Premier Président demandant leur voix à tous Messieurs de la Grand 'Chambre, et après aux Présidents des Enquêtes, et après à Messieurs des Enquêtes, qui esl k dire qu'ils doivent céder à tous Messieurs de la Grand'* Chambre, sans se souvenir s'ils les ont vus aux Enquêtes, et se contenter de précéder tous ceux des Enquêtes, quoique même plus anciens de réception : c^est le véritable sens de cette ordonnance , et non pas se couaerver un empire après qu'on est sorti des Enquêtes, et par ce droit de suite apporter le désordre partout.
Que s'ils sont si jaloux de Thonneur du Séna^^ il faut qu'ils abandonnent leurs prétentions, l'ordre ne te pouvant garder assurément que par l'ordre du tableaOi c'est-à-dire par le temps de la réception, tout autre moment dépendroit en effet de l'opinion de Tun ou de l'autre, n'y ayant rien de certain, chacun pouvant aasu-
rer et l^autre nier le teosps de présidence lorsque Ton ëtoit aux Enquêtes.
Vaut-il pas mieux que chacun prenne son rang dç réception, ou bien, sMls sont si jaloux d*être recognus présidents, qu'ils se mettent après Messieurs de la Grand' Chambre, qu*tls marchent devant tous ceux qu'ils président chaque jour , et que , les voyant les premiers, quoique ceux qui les suivent es Enquêtes puissent être plus anciens de réception , ils les honorent toujours comme leurs présidents, et conservent, soit en public, soit en particulier, l'autorité qui leur est acquise par la commission qu'ils exercent en leur présidence , et qu'ils ne croient pas que ce soit un titre d'office, puisqu'il ne se peut faire, en France, qu'une même personne possède et exerce deux offices, sans ordre du Roi particulier, qui puisse être recognu de tous. (Collect. Colbert, t. CCXIII, !*• partie.)
EKLATION DBS BTÉNKMBICTS ET pSS BABRICADKS DB PABIS Blf L'iNfCÉM 1 648. BXTBllT DES MANUSCBITS DE LANCBLOT.
(Voy. Mémoires, t. IIL p. â50.)
€x>mme la guerre épuise les finances , il est difficile qu'elle ne donne lieu à de nouveaux et extraordinaires moyens d'argent, pour la continuer et maintenir les troupes ; et encore que Ton s'en soit servi de toutes sortes, depuis le règne de Louis XIII, durant le gouvernement du cardinal de Richelieu, qui, par ses conseils, porta Sa Majesté à la déclaration de la guerre, et que l'on ait été obligé de la continuer du depuis, durant cette régence sous Louis XIV, l'on p%qsa néanmoins aux moyens
qui pouvoient le plus promptement apporter un secours IV 20
aux affaires de Sa Majesté. £t bien que les peuples, depuis un si long temps lassés de fournir et épuiser leon bourses à tant de taxes , de subsistances^ et retranche* ments en ce qu'ils pouvoient posséder de biens , néanmoins y dans une nécessité et pour le bien etafiiermissement de l'État, les sentiments populaires sont d'ordinaire renversés. Quoique chacun se doit saigner jusques à la dernière goutte , je ne veux pas pourtant me persuader que cette maxime soit toujours bien imprimée dans le cœur des sujets , et que y quelque nécessité qa^ils puissent cognoître j ou quelque bien qu'ils prévoient par un secours qu'ils donneroient à l'État , voyant qu*iU le tirent de leurs bourses, cela ne laisse pas de leur donner beaucoup de crainte, et ils ne se servent de toutes voies pour éviter les desseins que Ton pourroit en avoir aujourd'hui. Il s'en rencontre un exemple, puisque le seul bruit que l'on vouloit faire des édits, obligea beaucoup de personnes à crier et créer bruit avant le coup; témoin le corps des Maîtres des' Requêtes, qui firent as» semblée et délibération entre eux, pour aviser aux moyens d'empêcher qu'il ne leur fût donné une augmentation de confrères, auxquels l'on n'avoit pas pensé, ce qui en fit naître la pensée aux Ministres de l'État et i tous les autres qui avoient la charge du gouvernement, n'étant de plus prompts et de plus solides secours à avoir d'argent qu'en la création d'officiers de cette natnra, dont la vénalité est grande, de prix haut et peu à chaige aux finances du Roi et nullement au peuple.
Le 1 1 janvier, les femmes furent en assez grand nombre h ISotrc-Dame pour se plaindre à la Reine , qui y alloit h la messe; mais le lieuten^t civil, qui en avoit dosné Tavis à Sa Majesté, reçut ordre d'y aller et le diefalier
du guet avec lui , qui y fit trouver quelques soldats de sa compaguie, au nombre de quarante ou cinquante, en différentes bandes et sans armes qui parussent, pour empêcher que lesdites femmes ne parlassent à Sa Majesté, quelques instances qu'elles leur firent. La Reine sortant de la messe , elles crièrent très*haut , mais on les empêcha d'avancer, ce qui fut cause qu'elles pensèrent assommer ledit lieutenant civil, et furent chez lui, où elles lui dirent mille injures.
Cette après-dinée même, sur le décret donné au Parlement contre les bourgeois susnommés (voy* Mémoires, t. m, p. 194, note), fut tenu conseil extraordinaire d'en haut, auquel, fut mandé le Procureur Général du Parlement, pour être oui sur ce qui s'étoit passé et aux moyens que Ton devoit suivre , qui fut que l'ordre seroiè donné à deux huissiers du Parlement, qui seroient escortés du chevalier du guet avec sa compagnie, du sieur Legrain, lieutenant criminel de robe courte avec sa compagnie, et de celle du prévôt de l'Ue, qui le lendemain iroicnt en la maison des bourgeois, contre lesquels il y avoit décret, les prendre et mener es prisons de la Conciergerie. Et comme, du depuis deux jours, l'on avoit sçu que les bourgeois de Paris de ce quartier, de la rue Saint*Denis et de la rue Saint-Martin, avoient acheté pour cinquante mille livres d'armes à feu et de poudre, et que les nuits précédentes ils avoient continuellement tiré, l'on crut qu'ils pourroient possible apporter quelque soulèvement , particulièrement lors de l'exécution du décret dudit Parlement. Gela fît que la Reine commanda au maréchal de Schomberg de faire battre Testrade et faire patrouille par les chevau-légers et gens d'armes , et qu'il y eut six compagnies du régiment des gardes françois sous les
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armes sur le Pout-Neuf , qui y arrivent à quatre heures (lu matin, le dimanche 13, et six compagnies de Suisses, vers la porte Saint-Denis et du Pouceau, ou ils seroient en leurs quartiers, sous les armes, auxquelles troupes il commanderoit comme gênerai, ^ our les faire servir en cas de besoin.
Le lendemain 12 , les huissiers dudit Parlement, es* cortês comme il est dit ci-devant, furent au logis de Croiset pour le prendre, qu'ils ne trouvèrent • pas, et de là à celui de Cadeau, marchand , qui pareillement ne s*y trouva pas. Cadeau 6t rompre ses portes , du* rant lequel temps il sortit par la porte de derrière au travers de cent archers qui ne le recognurent pas; de sorte que tout se passa en procès-verbal seulement , et le Bourgeois ne branla pas , ou ne 6t aucune mine d'apporter empêchement à Texëcution de TarrCt du Parlement, en sorte que, sur les dix heures, -le maréchal de Schomberg , d'après les ordres de la Reine , renvoya tous les gardes, tant de la porte Saint-Denis que ceux qui étoient au Pont-Neuf, dans leurs quartiers.
Et ce jour-là même, la Reine , après avoir au Palais-Cardinal, en la chapelle d'icelui, mena le Roi en Tëglise Notre-Dame rendre actions de grâces k Dieu et à la Vierge ( à qui elle avoit voue le Roi dans sa ladie), de son heureuse convalescence. Elle y ëtoit compagnëe de toute la cour et avec un très-grand cortëge des gardes. Le marëchal de Schomberg étoit h cheval à la tête de. la compagnie de chevau-lëgers. Léon Majestés furent rerues et complimentëes h la porte de Tcglise par le Coadjuteur, en habit de chanoine, ëtole et croix, accompagne de tout le clergë de Tëglise, et Leiin (lites Majestés ouïrent la messe devant l'autel ilc la
Vierge , durant laquelle furent chantés force motets par la musique de la chapelle du Roi , à Tissue de laquelle les prières pour le Roi furent dites et Leurs dites Majestés s'en retournèrent au Palais-Cardinal, avec la même cérémonie et au même ordre qu'elles étoient venues : et la Reine eut à dîner Mademoiselle, fille du duc d'Orléans et la princesse de Condé douairière.
Durant ce temps, Son Ëminence donna superbement à dîner aux duc d'Orléans, prince de Condé, chancelier S^[uier, au sieur d'Émery, surintendant , aux sieurs de Bailleul et Chavigny, ministres d'État, lesquels tous avoient travaillé, depuis les huit heures du matin, .pour entendre les moyens qui leur étoient proposés par le sieur d'Émery, surintendant des Bnances, pour avoir et faire de l'argent, le plus promptement et le plus au soulagement du peuple.
Le lendemain 1 3 janvier, fut envoyé l'un d'iceux édits au Procureur Général du Roi du Parlement pour être par lui porté à la compagnie \ afin qu'elle délibérât à la vérification d*icelui et des autres en après. Tout ce qui put se faire, en ce jour, ce fut la présentation , et la Cour en remit au lendemain mardi 14 la lecture et pour en délibérer; mais on ne fit que la lecture, et avant qu'on délibérât, l'heure se passa et la Cour se leva. L'on recognut* divers sentiments par les discours particuliei^s des uns et des autres de la compagnie , bien que Ton ne fût encore venu jusques à la délibération ; et comme