LETTRE DU EOI A MOLE
Ordre de veiller à la tranquillité générale de Paris.
« Monsieur Mole , comme j'étois sur le point d'exécuter la résolution que j'avois prise de retourner en
au Parlement , aux antres compagnies souveraines et aux Prévôt des marchands et échevins, pour leur donner avis du départ de Leurs Majestés.
«t Ms'" le prince de Conti prendra, demain, sa place dans le Conseil d'en haut. Je vous demande la conservation de celle que vous m'avez promise en vos bonnes grâces, vous assurant que je suis, etc. A Saint-Germain en Laye, ce 28 avril 1649. »
Le Roi quitta en effet Chantilly le 3 mai, et se rendit le même jour à Compiègne. Le maréchal de Turenne y envoya un gentilhomme pour assurer de sa fidélité et demander la permission de venir saluer le Roi. — Le 30 avril, le Chancelier et le Conseil des finances se réinstallèrent à Paris. La Gazette dit à cette occasion : a La vue du Conseil a merveilleusement réjoui tous les habitants de Paris et a donné l'espérance de recevoir le comble de leur joie par le retour de Leurs Majestés , aussitôt que les affaires de l'État le pourront permettre. »
i. Voy. à VJppendice une lettre de cachet du Roi relative aux. désordres des gens de guerre en Anjou , etc. — Cette lettre contient quelques détails curieux sur l'état des garnisons dans les provinces de France. Une lettre de Le Tellier complète ces renseignements.
DE BIATHIEU MOLE. (1649.) 39
ma bonne ville de Paris , les Espagnols ayant entrepris le siège de deux places très-importantes en Flandre , et faisant en outre de grands préparatifs pour quelqu'autre dessein , j'ai estimé qu'il étoit nécessaire de me porter , en personne , vers notre frontière de ce côté-là * , avec toutes mes forces , afin d'empêcher les progrès des ennemis et faire contre eux un effort capable de les obliger à entendre à la paix générale. Ce que faisant sçavoir à ma cour de Parlement , j'ai bien voulu vous faire celle-ci en particulier, de l'avis de la Reine, Madame ma mère, pour vous exhorter à continuer vos soins à vous employer en tout ce qui dépendra de l'autorité de votre charge , à ce qu'il n'arrive aucune chose , tant en ma bonne ville de Paris qu'aux lieux du ressort de ma Cour , préjudiciable à mon service et qui puisse altérer le repos de mes sujets^, ainsi que je me le promets de votre prudence et affection accoutumée. Priant Dieu , etc. Écrit à St-Germain en Laye , le 28 avril 1 649. w
1. Au sujet du voyage du Roi en Picardie, voy. à V Appendice les lettres du chancelier Séguier, du secrétaire d'Etat Le Tellier et du cardinal Mazarin. — Une lettre du Roi au Parlement, sur ce même voyage , fut aussi lue pendant la séance du 29 avril , et ensuite portée à la chambre des Enquêtes.
2. D'après les Mémoires du Cardinal de Retz, « à celte époque la licence était d'autant plus grande , à Paris , qu'on ne pouvoit donner ordre à celle même qui ne convenait pas aux Frondeurs. C'est le plus irrémédiable de tous les inconvénients attachés à la faction. {Mém, , p. 164.) »
MOLE AU SECRÉTAIRE d'ÉTAT LE TELLIER .
Désordres causés par les gens de guerre dans le Maine. — Les chanoines de la Sainte-Chapelle. — Condoléance à M. Le Tellier. — Bruit répandu de l'empoisonnement du duc de Beaufort. — M™' de Che- Treuse. — M. de la Sauvetat. — L'évêque de Chartres et l'ahhaye d'Ingres. — M. delaMothe. — M. de Turenne. — L'envoyé du gou- Ternement anglais en Hollande est assassiné.
« Monsieur, vous avez cru, écrivant à M. deLavardin, que ce seroit le remède nécessaire pour retenir les troupes qui sont en la ville du Mans en leur devoir; mais j'apprends maintenant, que, pour quelque cause particulière, de laquelle il n'a pas été content, il est sorti de la ville , et ainsi tous les gens de guerre demeurent avec plus de liberté, dont vous en jugez assez la conséquence. Je ne doute point qu'il ne reçoive ordre pour retourner en la ville au plus tôt, afin de satisfaire à ce qu'il doit en ce rencontre , qui importe à notre repos public.
« Je vous envoie un mémoire des chanoines de la Sainte-Chapelle, qui contient les raisons du refus. Je sçais leur résolution de ne le contenter pas% et ainsi, s'il se résout à l'entrée de l'église, elle lui sera refusée jusques à faire cesser le service. Il a été, ce jourd'hui, toute l'après-dînée en la maison du trésorier, en la cour du Palais, et a dit que demain il y feroit porter ses meubles. Il a fait commandement à quelques-uns de paver les louages dus au trésorier : ce sont les effets des longueurs de celte affaire, qui pouvoit finir par le brevet de l'abbaye pour récompense en donnant sa
1. Il s'agit de M. de Mesmac concurrent de révéque deBayeux, fils de Mathieu Mole , à la trésorerie de la Sainte-Chapelle de Paris (voy. ci-dessus, p. 33.)
démission. Si on attend de lui persuader ce qu'il n'a pas en esprit, ce n'est pas ouvrage achevé.
« Je vous peux assurer que le retour de Messieurs du Conseil en cette ville est désiré, et se console-t-on de l'absence du Roi par ce moyen. Vous jugez assez l'effet de la lettre de Roland, qui ne sera pas avouée par M. le Prévôt des marchands. Je serai toujours, etc. Ce 29 avril, m
(( Monsieur, j'apprends avec regret que celle que je vous ai écrite ce matin ^ par l'un des échevins du Mans, ne vous a pas été rendue , puisque cette négligence me constitue en demeure d'un jour de ne vous avoir pas témoigné mes ressentiments du juste déplaisir que vous avez reçu. Je m'acquitte de ce devoir par icelle , ayant perdu l'occasion d'y satisfaire moimême; quelqu'accident qui vous arrive, j'y prendrai toujours la part que je dois.
w J'attendrai, s'il vous plait, l'expédition de la trésorerie, avant le partement, pour en aller rendre les actions de grâces dues, et croyez que je serai le reste de la vie votre, etc. Ce mercredi au soir. »
« Monsieur, vous aurez sur les bruits que l'on a fait courir d'empoisonnement de M. de Beaufort*, et
i. Au sujet de ce bruit d'empoisonnement du duc de Beaufort, le chancelier Séguier écrivait à Le Tellier : « Je ne vous puis rien mander de l'état de Paris qui ne vous soit cognu ; tout est fort tranquille , et ma sortie a été aussi bien reçue que l'on pouvoit désirer. Je n'ai reçu que des témoignages de bonne volonté.
« M. le Coadjuteur m'est venu voir, qui me parla de diverses choses et conta en passant qu'il étoit près de saluer la Reine, et qu'ensuite il rendroit ses respects à M. le Cardinal , pourvu que l'on ne lui mît le dernier en condition. Je ne doute point qu'il ne vous ait entretenu de ce discours. Il seroit à souhaiter que ces
les femmes que l'on a fait aller pour apprendre de ses nouvelles. On voit assez la fin de ce dessein : l'empoisonnement n'est pas au corps, mais en l'esprit , et ainsi il se peut guérir lui-même, quand il changera, comme il y est obligé.
« M""^ de Chevreuse et le sieur de Laulne sont venus hier, auxquels j'ai fait entendre l'obéissance que M"^ de Chevreuse devoit aux volontés de la Reine, par sa retraite à Dampierre, pour un temps, et j'appris, sur le tard , qu'elle étoit résolue d'y satisfaire , et m'ayant fait demander pour quel temps : je ne l'en ai pu assurer. EWe veut que l'on croie son changement d'esprit et qu'elle a quitté, en vérité, tout commerce avec les étrangers et les François suspects.
affaires fussent terminées comme celles de M. de Beaufort , pourvu qu'ils se mettent dans leur devoir. Enfin le poison n'a pas été bien fort; la maladie est en bonne disposition. Il alla hier chez M™^ de Longueville. C'est bien étrange que de voir les artifices dont on s'est servi en cette occasion , qui ont été si grossiers qu'ils ont trompé peu de personnes. Je l'ai fait visiter dans sa maladie ; il m'a fait dire qu'il viendroit ce soir. Je suis, etc. A Paris, ce 10 mai 1649. »
« Je ne vous dirai rien de l'affaire de M. de Beaufort. J'ai mandé à M. le comte de Brienne l'avis de INI. le Premier Président et des gens du Roi ; à quoi je n'ai rien à ajouter, sinon que le bruit est répandu par Paris que j'avois ordre de faire informer contre lui , et les esprits sont un j)eu échauffés et travaillent à s'opposer à cette procédure. J'ai cru devoir la vérité au public , et de témoigner que le P«.oi avoit mauvaise satisfaction de M. de Beaufort, mais que je n'avois, jusques ici, ordre de faire informer. J'ai proposé un expédient en cette affaire , que je soumets au jugement de Son Éminence. J'attends ce que l'on m'ordonnera et jel'exécuteraiavec la fidélité que je dois. A Paris, ce 23 juin 1649. »
La visite que le Chancelier fit faire au duc de Beaufort fut blâmée par ses collègues les ministres d'État. Il existe à la Bibliothèque impériale une autre lettre dans laquelle Séguier se plaint des reproches qu'il reçut à cette occasion.
DE MATniEU MOLE. (4 640.) 43
« Pour vérité assurée par M. de Cbevreuse, le courrier qui est allé en Flandre n'a parlé à elle qu'en sa présence, étant a table. Le courrier a pu demeurer plus longtemps dans le logis, mais avec ses domestiques, desquels il est bien cognu, et a écrit à quelqu'un des siens qui est à Cambrai avec son bagage, afin qu'il revienne au plus tôt. Elle a fait dire à M. le marquis de Noirmoutier qu'elle le prioit de ne retourner plus chez elle, et elle est venue aussitôt me le dire, avec tant d'assurances de paroles de sa fidélité, que l'on recognoitroit par effet sa résolution d'observer tout ce qu'elle doit à la France et qu'il (Noirmoutier) s'en va à la Ferté- Milon où il n'aura plus pensée qu'à la chasse.
« Quant à la trésorerie, je m'assure seulement eu vos paroles que tous les effets, quoique contraires, ne m'en laissent point de doute. Il est temps, ce semble, si vous voulez que je vous le dise en liberté, d'y mettre fin, puisque les moments à l'avenir peuvent rendre l'affaire plus difficile. On me donne un bénéfice, et on en expédie les provisions à un autre ; on me le confirme à Chantilly, et on lui en expédie de nouvelles datées du même lieu. On lui en laisse prendre possession, dont je fus hier le témoin, et il demanda hier après dîner les clefs du trésor à Messieurs des comptes.
« De toutes ces apparences quel jugement en peuton faire? vous le pouvez sçavoir, et néanmoins je soumets mon esprit au milieu de ce procédé, et je suis, etc.
« J'ai vu M. le Chancelier qui m'assure n'avoir point de peur et être très-satisfait de ce retour ^ »
i. Le Tellier répondit à Mole : « Monsieur, M. de Champlà-
4i MÉMOIRES
« Monsieur, M"^^ de Chevreuse sort de céans, résolue à l'obéissance et de partir pour Dampierre, s'assurant en l'innocence de ses actions pour l'avenir , et que, tout le passé étant oublié, on recognoitra à l'avenir la vérité de ses paroles. Elle se persuade pourtant que cette absence ne sera pas changée en exil perpétuel, et m' ayant demandé dans quel temps elle pourroit en revenir, ou s'éloigner en quelques autres lieux, selon la liberté qui lui seroit acquise par sa conduite, je ne lui ai pu faire réponse \ Ce n'est pas que
treux s'en allant bien informé de ce qui concerne M™* de Chevreuse, jM. de Beaufort et les autres affaires publiques, je croirai lui faire tort de vous en rien dire et vous supplier de trouver bon que je me remette à l'entretien qu'il vous en fera, beaucoup mieux que je ne pourrais vous l'écrire. Vous cognoîtrez, Monsieur, par ce qu'il vous porte, que l'on a toujours intention de vous servir, et que les formalités que l'on a apportées envers M. de Mesmac n'ont été que pour mieux faire réussir la chose à votre satisfaction. Je suis bien aise que vous éprouviez que je ne donnai jamais parole à personne que je ne fusse assuré de la pouvoir effectuer, et le contraire m'arriveroit moins à votre égard que de qui que ce soit, pour le respect et l'estime que j'ai toute entière pour votre personne.
o En faisant cette lettre, j'en reçois une du gouverneur de Guise , qui m'apprend que le sieur de la Sauvetat , frère du sieur de Barrière, y a été arrêté avec deux hommes de sa suite. Il dévoit partir le soir à neuf heures pour entrer dans le pays ennemi , et celui qui l'a découvert est le même qu'il vouloit prendre pour guide. Vous jugerez par là , IMonsieur, si l'on a renoncé à toutes pratiques et intelligences avec les ennemis, et si pour aller prendre les eaux à Spa et de là se rendre à sa compagnie en Hollande, l'on devoil faire difficulté de prendre un passe-port du Roi. Je suis, etc. A Compiègne, ce 13 mai 1649. »
La lettre du gouverneur de Guise existe également dans la collection Colbert, à la Bibliothèque impériale.
1 . Mole reçut de Le Tellier la réponse suivante : a. Monsieur, la Reine ne considère pas comme exil le séjour de M*"* de Che-
l'on n'ait ci-devant parlé de quinze jours ou un mois; mais n'ayant pas reçu de terme certain, j'ai différé de lui en donner parole, et l'attendrai, s'il vous plaît, afin que cette affaire se termine.
« Il a été élargi, à Gonesse, un prisonnier accusé d'avoir violé le dépôt des bardes mises dans l'église durant les mouvements, en vertu d'une letlre de cachet. Si c'est un ordre commandé, il faudra essayer
vreuse à Dam pierre ; mais Sa ]Majesté ne désire pas stipuler de combien il devra être ; la conduite de ma dite dame le pouvant faire durer ou cesser, selon la satisfaction qu'en recevra Sa Majesté.
Œ C'est de IMjM. les directeurs qui sont à Paris de qui dépend la satisfaction qu'attend IM. de Bouillon, pour les dix mille livjes promises. S'ils étoient ici, ou que je fusse où ils sont, je leur en parlerois très-volontiers pour faciliter l'affaire. Un n)ot de votre part, Monsieur, y fera plus que quoi que ce soit.
« Pour ce qui est des prisonniers retenus à Sedan , j'ai écrit , par commandement de la Reine, à M. de Fabert, pour sçavoir ce que c'est, et je voulois faire donner ma lettre à celui des gens de M, de Bouillon, qui sollicitoit l'affaire. Il ne voulut s'en charger et elle fut mise à l'ordinaire. Je n'en ai toutefois eu réponse; ce qui m'oblige à vous en envoyer le duplicata avec un mot que je lui fais nouvellement pour le solliciter de répondre. Il vous plaira de faire bailler le tout à M. de Bouillon, afin qu'il cognoisse que nous agissons de bonne foi.
Œ Je n'ai point de cognoissance de l'affaire de Gonesse-, j'attends le retour de M. du Plessis-Guénégaud pour lui en parler, après quoi je pourrai vous en dire davantage. Je suis, etc. A Compiègne, ce 17 mai 1649. »
A cette même époque , il y eut un arrêt du Parlement défendant de s'attrouper, de composer, semer et publier aucuns libelles diffamatoires , à peine de la vie , et d'empêcher de laisser librement circuler les munitions de guerre destinées à l'armée du Roi, sur la frontière de Picardie. Le Procureur Général avait porté plainte contre l'impression et la mise en vente de quantité de méchants libelles tendant à sédition et remplis d'injures et calomnies atroces.
de faire cesser les plaintes de quelques habitants : ce seroit le mieux pourtant de laisser le cours ordinaire de la justice, surtout au criminel.
« J'ai vu une dame, ce jourd'hui, qui prend soin particulier d'une affaire que vous avez avec les administrateurs de THôtel-Dieu ; en faisant leur condition meilleure qu'elle n'est, ce sera le moyen d'obtenir ce que vous désirez. Vous croirez, s'il vous plaît, que j'y contribuerai tout ce qui sera en mon pouvoir, puisque je suis votre, etc. Ce samedi, sept heures du soir. »
« Monsieur, je viens d'apprendre l'extrémité de la maladie de M. l'évéque de Chartres, qui a disposé, il y a quatre ans , de la chanoinie et prévôté d'Ingré , au profit de M. Aubert ; mais comme elle est contenlieuse, on ne manquera pas de la demander en régale, comme vacante de droit et de fait, quoiqu'elle soit remplie, en sa personne, en l'un et en l'autre titre. Je prends donc la liberté de vous conjurer de la faire accorder en son nom , afin de joindre les droits ensemble. Le mérite de cette personne est assez cognu, et l'amitié que je lui dois m'oblige à vous donner cette peine*, que je recognoitrai en toute occasion, étant votre, etc. »
4 . Si Mathieu Mole recommandait les intérêts de ses amis aux secrétaires d'État, les princes du sang ne se faisaient pas faute de lui écrire en faveur de leurs serviteurs dévoués. Voici le texte d'une lettre du prince de Condé , au Premier Pj'ésident : « Monsieur, les intérêts de M. d'Aubeterre puîné m'étant en particulière considération , par T estime que je fais de sa personne et l'affection qu'il m'a toujours témoignée, je lui ai volontiers accordé ces lignes pour vous supplier de lui départir de votre protection au procès qu'il a au Parlement, contre le sieur d'Aubeterre , son
« Monsieur, je ferai demain sçavoir à M. le maréchal de la Mothe ce qu'il vous a plu de m'écrire , afin de l'obliger, sans plus de demeure, de satisfaire à son devoir.
ce M. le maréchal de Turenne a pris la peine de venir, ce jourd'hui, sur le refus fait par M. d'Erlac à Boduel, capitaine en son régiment de cavalerie, de le recevoir au service. Je lui ai dit qu'il y avoit raison de ne l'admettre pas jusques à ce qu'il y eût ordre du Roi , qu'il devoit demander devant que de s'y présenter. Je l'attendrai, s'il vous plait, s'il n'y a autre cause.
(f II arrive, de jour en jour, quelqu'un de cette armée et apprend-on les violences que l'on y exerce et qui croissent de jour en jour; on tente tout pour l'empêcher de marcher.
« On a seules nouvelles de l'envoyé d'Angleterre en Hollande, et qu'il y a été trouvé mort par la rue* : extrême hardiesse d'envoyer au lieu où le fils de leur Roi est [chez] son beau-frère, et de se promettre d'y voir traiter une ligue offensive et défensive. C'est l'intérêt de toutes les couronnes, pour maintenir la monarchie en son entier.
« Mon fils m'a dit ce que vous lui avez témoigné de vos sentiments pour moi, dont je vous en rends encore
Irère aîné, vous assurant que je vous serai beaucoup obligé de la faveur qu'il recevra de vous pour le bon succès de cette affaire , et qu'en toute occasion je vous ferai paroître que je suis véritablement voire bien humble serviteur. A Compiègne , ce 12 mai 1649. ).
1 . Une relation particulière de cet événement fut imprimée dans la Gazette, p. 327, en même temps que la déclaration du prince d'Orange sur ce fait.
actions de grâces. Se peut-il faire qu'une poursuite si juste puisse être refusée, et que ni la raison ni les exemples ne puissent vaincre Son Éminence pour obtenir la grâce que je demande avec tant d'instances? Croyez que je serai, etc.'. w